• LA PERSPECTIVE DU VENT [ WEEK 9 ]

    Par Chen Bertha, 19/11/18

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    ANAMORPHOSE



    Une anamorphose est tout d’abord une étude sur la perspective grâce à un système optique qui peut être appliquée à l’architecture sous la forme d’un “trompe l'oeil”.


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                                                                                                                                                  Felice Varini, "Danse d'arc et de cercle" ,Osnabrück, 2017

                                    

    L'artiste Suisse Varini,  se sert des éléments architecturaux comme support pour ses oeuvres et procède de manière élaboré afin de concevoir un espace unique où l'on puisse voir la forme réelle construite. Son plan se situe toujours à la hauteur de ses yeux et à un endroit de passage obligée; l’intersection entre des bâtiments, un pallier,...

    C'est en organisant et en jouant avec les plans ou les horizontales que Varini réussi à organiser ses "traits de constructions" et de concevoir un nouvel espace.

    On peut ainsi dire qu'une anamorphose  peut donner une nouvelle réalité spatiale. 



    DE ÉLÉMENTS À PLANES



    Éléments visait à étudier les reliefs du milieu terrestre et celui du marin. Pour Planes j'ajoute une troisième fraction du tout : le vent. 

    Cette étude fluctue de celle de la phase précédente et prend la directive d’étude de l’espace. En s’aidant de la protostructure commune et les vecteurs du vent en tête, j’ai crée une nouvelle étendue qui s’intègre dans celle du Laviau et qui fait obstacle aux mouvements de l’utilisateur.



    PLANES


    Dans le but de jouer avec des plans différents ainsi que de créer un espace dans un espace ( l'espace de la structure dans celui du Laviau) accessible à la nage j'ai choisi de définir mes plans grâce à la nature, soit trois vents se trouvant sur le Lac Léman : le vent blanc, la bise et le bornant, représentés par trois plaques triangulaires. Ces plaques protectrices capturent l'espace et y instaure des limites, qui se définissent autant par la délimitation du milieu que par le maximum de protection contre le vent de la structure. 



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  • "HORIZON CANOPY"

    Par Guibentif Oscar, 18/11/18

    "Horizontal like a desert, colorless, endless, with its only reference the horizon, indefinitely far away" (Dieter Dietz, POSTFACE, codex PLANES). Cette idée de plan comme horizon se retrouve sur la protofigure, définissant quatre horizons : "BOTTOM", "WATER", "NODES", et "CANOPY". Ce dernier, élevé à 20 mètres du sol, se trouve hors du champ de vision d'une personne qui regarde devant elle, il est démesurément éloigné des trois autres. Se trouvant hors de notre vue, il est rare de voir cet horizon, et son existence est si banale que peu de personnes auront le réflexe de lever les yeux vers lui. Et pourtant, pourtant il est intéressant, beau. Cet horizon est en mouvement constant. Le haut de tous ces arbres, ayant pourtant une image inspirant force et robustesse, lui, bouge au gré du vent, changeant cette idée de solidité en celle de souplesse et de fragilité au fur et à mesure que l'arbre s'élève. Des milliers de feuilles, telles un océan, créant des vagues, forment un horizon non plus fixe et lisse, mais en mouvement. Cet horizon a attiré mon attention, car il était lié au thème de travail que nous avions choisi pour MEASURES, à savoir le cycle de vie de l'arbre. Mais alors, comment orienter le regard vers celui-ci ? Qu'est-ce qui fait que nous levons les yeux ? Lorsque l'on pénètre dans une cathédrale, n'orientons-nous pas notre regard vers le haut pour en observer le plafond ? Mais alors pourquoi ne fait-on pas cela pour le plafond de notre cuisine ? Le plafond de la cuisines est bas, et se trouve dans notre angle de vue lorsque l'on regarde devant nous. Celui de la cathédrale, au contraire, est haut. Si l'on se limite à regarder face à nous, il semble pouvoir s'étendre à l'infini au dessus de nous, alors nous levons les yeux pour en voir la fin. N'est-ce pas le même phénomène qui se produit lorsque, au milieu de la ville de New-York, des gratte-ciels s'élèvent tout autour de nous, et que nous avons pour réflexe quasi-primaire de lever les yeux pour en apercevoir le bout ? Et quand, au beau milieu du désert Qatari, on se retrouve face à une immense plaque métallique, installée par Richard Serra, et s'élevant verticalement, n'avons-nous pas le réflexe de lever les yeux pour découvrir le bout de ce plan vertical semblant interminable ? La hauteur serait donc initiateur du réflexe spontané de regarder vers le haut ? En effet, cette notion de hauteur est commune à la cathédrale, des gratte-ciels, ainsi que l'oeuvre de Richard Serra. C'est cette frustration de ne pas connaître la fin de ce que l'on voit, causée par cette hauteur, qui nous pousse à lever les yeux.



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    Richard Serra, “East-West/West-East”, 2014



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    Plafond de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, 1818-1858


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    Vue depuis le sol de certains gratte-ciels de New-York


    "HORIZON CANOPY"

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    C'est sur ce phénomène que se base le développement de mon projet pour PLANES. En effet, voulant faire lever les yeux vers cet horizon que j'ai décrit précédemment, j'ai dû créer une structure rappelant la hauteur qui le cause. J'ai alors décidé d'un vecteur, liant la base du noeud qui m'avait été attribué au point le plus haut du point que j'ai dû créer, placé à la limite entre la terre et la végétation, soit le début de la forêt dense, et donc de la canopée comme horizon. C'est dans la direction de ce vecteur que je veux orienter le regard, pour révéler à un passant, un promeneur, cet horizon. C'est donc à l'aide de deux planches de bois parallèles, s'élevant à plus de 15 mètres du niveau du sol créant une fente ouverte sur la canopée, et soutenues par une dalle de fondation horizontale que j'ai pu orienter le regard comme je le voulais.



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    Plans déterminés à l'aide de fil rouge  




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    PLANE construit        



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    Intégration du PLANE dans la protofigure          


    [INSERT DRAWING HERE]

  • Vers l'Horizon

    Par Grossenbacher Lena, 18/11/18

    Le passage prend forme dans la proto-structure et l’ensemble s’apparente alors à un petit parcours.

    Au début du passage, il faut se faufiler à travers une zone très dense en baguettes puis, plus on s’approche de l’eau, plus la vue se dégage.

    Le haut des baguettes forme une légère pente inclinée vers le bas en direction de l’eau. Le regard de l’observateur se porte alors naturellement vers l’horizon.    


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  • Au Commencement

    Par Grossenbacher Lena, 18/11/18

    La phase « Planes » a introduit la notion d’espace ; espace à définir à l’aide de plans. Mais qu’est-ce que l’espace et peut-il même être défini ? J’avoue ne pas vraiment savoir, car même la langue française n’est pas très claire à ce sujet : le mot espace étant utilisé à la fois pour parler d’un volume défini par des objets, des murs, … et d’une étendue indéfinie qui entoure et contient toute chose.


    Dans « Planes », j’ai choisi d’exploiter cette confusion en développant un espace lié à quelque chose de plus vaste : l’horizon.

    Celui-ci avait déjà été le point central de l’élément que mon binôme et moi avions créé dans la phase précédente. Cette fois, je veux jouer avec l’horizon en créant un passage reliant la forêt à l’eau, à l’aide de deux plans obliques qui se croisent pour former un grand X. Au-dessus de l’intersection de la croix se trouvera un plancher rendant accessible le passage aux personnes qui souhaiteraient l’emprunter. Grâce à ce long passage, le regard portera vers l’horizon.


    Mais comment réaliser ces plans ? Au moyen de deux surfaces continues ou de plusieurs petites surfaces laissant juste deviner les plans ? En bois ou en plâtre ?

    Mon choix s’est porté sur plusieurs éléments en bois. Le bois, pour sa légèreté et pour créer un ensemble harmonieux avec la proto-structure réalisée dans le même matériau.


    Ainsi a commencé la construction de 17 éléments en forme de X.

    Chaque branche du X passe dans une des fentes préexistantes de la proto-structure pour s’emboîter grâce à un système d’encoches.


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  • EQUILIBRE

    Par Biselx Guillaume, 18/11/18

    Afin d'aborder la nouvelle phase "PLANES" en accord avec le travail réalisé lors des phases précédentes "MEASURES" et "ELEMENTS", j'ai voulu entamer un questionnement sur la notion d'équilibre: Que représente réellement cet état des choses que l'on rencontre tout les jours autour de nous et comment peut-on travailler avec dans le cadre de la phase "PLANES" ?

    La notion d'équilibre suppose donc une situation stable, qui tend à rester invariante si aucune contrainte extérieure ne vient modifier les conditions dans lesquelles cette situation s'applique.

    L'équilibre nécessite la présence d'un point particulier (le "point d'appui") autour duquel les forces se contrebalancent. Ce point est appelé centre de gravité en physique. C'est le point où s'exerce la force de pesanteur d'un corps donné.

    Ainsi, l'objet en question ne basculera pas et restera dans un état de stabilité qu'on appelle "équilibre". 

    Cependant, l'équilibre est un état qui peut être modifié par certains facteurs extérieurs comme par exemple des forces supplémentaires appliquées sur le système par le vent, la neige,... Ce n'est donc pas nécessairement un état durable sur le long terme. Il contient une certaine fragilité.

    J'ai donc voulu exprimer dans mon projet "PLANES" les notions d'équilibre et de fragilité qui sont intrinsèquement liées. Pour ce faire, j'ai imaginé deux plans distincts:

    -Un premier plan appelé "plan porteur" de forme triangulaire. Son rôle est de servir de support pour le deuxième plan.

    Il est ancré sur un sol dur (le fond du lac correspondant au socle sous la protostructure) capable de reprendre les charges de la structure. Il constitue donc en quelque sorte une fondation. J'ai construit à cet effet un socle carré en bois lourd et solide pour sa base. 



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    Ce plan constitue également une structure porteuse. Il se termine par une pointe tronquée qui permet un point d'appui pour le second plan. La partie principale du plan est faite en balsa de largeur 4mm pour assurer une certaine résistance à la compression et au flambage.



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    -Un deuxième plan appelé "plan en équilibre" qui vient se poser sur le premier plan porteur au niveau de son centre de gravité. Il est formé de deux couches de bois pour des raisons constructives. Son épaisseur est de 2mm (1mm par couche), car ce plateau doit rester léger pour ne pas exercer trop de pression sur le point d'appui du premier plan. Le choix d'un bois léger, le balsa, confirme cette volonté. Ces éléments constructifs donnent un caractère fragile à l'ensemble. Ce plan reste toujours horizontal, quelque soit l'inclinaison du premier plan porteur.



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    Le contact entre les deux plans se fait grâce à une petite encoche qui permet au deuxième plan de rester relativement libre dans son accrochage. Ce point de contact limité exprime une certain fragilité de la structure. Le plan en équilibre ne repose que sur ce point.

    Une interaction avec les baguettes verticales qui entourent ce plan est créée grâce à des ouvertures rectangles sur la partie arrière du plan qui laissent passer les baguettes. Ces ouvertures n'ont pas de rôle porteur dans la structure mais permettent d'éviter un mouvement de rotation du plan en équilibre.



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    Enfin, la forme de ce second plan est très large à l'endroit où la densité des baguettes verticales est élevée et s'affine pour se terminer en une pointe dans un lieu exempt de baguettes. Cet forme de "triangle allongé" tend encore une fois à exprimer une idée de fragilité.



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    Il est alors intéressant de se projeter en tant qu'être humain face à cette structure conçue à l'échelle 1:33.

    L'homme n'aurait bien sûr pas accès au plan en équilibre car il se trouve en réalité à 8 mètres du sol. Il ne pourrait pas non plus observer facilement les fondations qui sont au niveau du fond de l'eau.

    Il devrait donc se tenir sous la structure qui formerait une "plateforme protectrice" contre les intempéries par exemple.

    L'impression d'un homme dans l'espace créé par la structure est une sensation de grandeur car la plaque verticale s'élance haut vers la cime des arbres et la plaque horizontale est relativement étendue. Mais il en ressort également une sensation de légèreté et de fragilité causée par la fine articulation entre les plans, la faible épaisseur des matériaux et l'équilibre de la deuxième plaque. Des jeux de lumières intéressants peuvent être produits par les plans. 



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    Pour construire le projet de manière précise et raisonnée, j'ai utilisé divers types de dessins:

    -Un plan des plaques et des baguettes, ainsi qu'une élévation.

    -Deux axonométries représentant les points d'interaction entre les baguettes et le plan horizontal, et entre le plan porteur et le plan en équilibre.

    -Une projection qui représente la vision qu'a un observateur humain placé en-dessous des plans.



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