• L'Individuel et l'Universel

    Par Asticher Maena, Bernheim Alexandre, Chassot Laurianne, Daehler Nicolas, Enkhbaatar Battsooj, Gregoire Penelope, Grunig Pablo, Ils Anja, Isely Colin, Li Wenyan, Lutzelschwab Arthur, Maaroufi Daniel, Maillard Valérie, Mici Arblinda, Pittet Gwendoline, Sacher Cindy, Shooner Lucas, Thevenaz Philippine, Verduron Audrey, Viola Anthony, 21/10/18

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                               Plan de studio, échelle 1:100

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    Assemblage des coulages en plâtre de chaque binôme, échelle 1:100


    Photos : Laurianne Chassot

  • La transparence

    Par Pittet Gwendoline, Verduron Audrey, 21/10/18








    L'ascension 


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    La structure en bois respecte le contact avec la nature de l'espace aménagé. Les deux bâtons sont formés tel un escalier.


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    Les fines plaque de plâtre Edelweiss n'alourdissent pas la structure qui se veut légère et transparente. Elles laissent la lumière du soleil les traverser.





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    Maquette, échelle 1:10, plâtre Edelweiss et bois


    Projet : Phase accomplie Mesures & Eléments

    On arrive, enlacé, pris au piège dans une mesure ; la communauté, on apprend à lire, à compter pour se mesurer aux autres ou plutôt communiquer. C’est comme ça qu’on nous l’a exposé.

    Après la mesure vient la spécificité, celle que chacun considère comme sa pure expression, son individualité et pourtant qui se calque sur des choses auxquelles on est habitué. Le soleil et son levé qui marque la naissance et le rythme d’une vie pourrait un jour décider de couper court à sa tradition et cela est pour nous est invraisemblable, inadmissible et pourtant cela n’exclut pas la possibilité que cela se produise. 

    N’est-ce pas Hume ? A partir de cela comment savoir ? Qui croire ? Puisque la chose en soi n’existe pas, n’est-ce pas Kant ? Ces lunettes roses sont donc immuables, immobiles, à jamais fixées. Cette subjectivité humaine, voilà peut-être l’unique et la vraie mesure, celle qui est incorporée dans notre chair sans qu’on puisse s’en défaire, celle qui planera à jamais au-dessus de nos têtes et que l’on fixe dès qu’on a besoin d’un rappel sur la fonctionnalité de notre communauté. On peut revenir à la racine même de l’arbre et voir que ce petit nombre de propositions initiales à partir desquelles on étoffe toutes nos vérités est ridiculement vide de sens, voilà pourquoi Euclide propose d’en sélectionner le moins possible, ce qui peut nous paraitre logique après ce vide énoncé. Mais trouvez-vous cela normal de construire une pyramide sur sa pointe et non sur sa base ? Voilà pourquoi le paradoxe est à notre société le vecteur force qu’utilise Hannah Arendt pour illustrer le nazisme. Cette analogie coupe les formes à priori de l’espace et du temps de Kant, celles qu’on utilise pour quantifier notre vie. Mais c’est bien pour cela qu’on doit, sur la base du paradoxe lui-même, admettre ces formes pour prendre conscience par la suite de leur abstraction. 

    Si le noir et le blanc n’avaient pas exister alors on n’aurait jamais vu naître le gris. Il faut accepter cette contradiction et la prendre pour l’essence même du développement quel qu’il soit. Voici comment j’ai appréhendé la phase ``measures’’.

    La topographie d’une parcelle de terrain à soulever bien plus de questionnements que je ne l’aurais imaginé. Puis l’élément ce mot si vaste après avoir réfléchi sur toute la phase ‘’measures``. J’ai repensé aux différentes images que l’étude de la parcelle de terrain m’ont laissées dans la tête puis à la manière dont l’horizon m’absorbait. Cet espace dénué de construction et pourtant si plein comme si l’air qui avait encore un arrière-goût d’été était lui-même une construction.

    Les choses dîtes immatérielles me semblaient bien plus concrètes que le reste, ce que je voyais se différenciait totalement de ce que je ressentais. Puis en allant me baigner, j’ai vu le terrain d’un angle totalement différent, ce n’était plus moi qui dominais la terre en lui marchant dessus mais bien elle qui fixait mon humanité, si insignifiante et si mortelle soit-elle. J’ai alors remarqué l’importance de la vision, celle qui se fait à travers des lunettes spécifiques pour Kant, puis j’ai remonté le temps, chose peut-être bien innée pour nous. J’ai compris que l’homme ne pouvait porter sur ses épaules le poids du regard des choses inexplicables pour lui et dû s’élever pour voir l’éternité, s’unir pour se rassurer. La construction d’un bâtiment présente, à mon sens, une analogie à l’allégorie de la caverne de Platon, une construction est ou était un moyen entre autres de concrétiser le passage du monde sensoriel au monde des idées, le monde où tout prendrait enfin ``Forme’’. Voila pourquoi j’ai décidé de faire deux colonnes ``transparentes’’ pour cadrer la vision, imposer l’élévation de la topographie du terrain par deux escaliers pour reprendre l’idée d’un passage entre deux mondes. On ne peut aller dans une autre pièce s’il n’y a pas de porte ou d’ouverture. Mon élément : créer un cadre qui attire notre regard sur l’écoulement du temps, les changements d’atmosphère, qui se produiront après chaque seconde passée à regarder au travers.

    Le bois constituant les colonnes était un choix spécifique qui pour moi mélange l’apparence rocheuse des montagnes et celle granuleuse du sable.

    Ce n’est donc pas l’espace qui définit mon élément mais bien mon élément qui définit l’espace, voilà ici une réflexion qui remet en cause l’espace et le temps qui sont les formes « a priori » de Kant.

    Texte : Audrey Verduron