• L' E A U S U R T E R R E [ w e e k 4]

    Par Chen Bertha, Imadalou Baya, 21/10/18



    T R A N S I T I O N


    La phase "ELEMENTS" consiste à poursuivre l'étude du relief de l'eau et de la terre grâce à la modélisation en plâtre d’une construction architecturale. Dans un premier temps, nous avons comparé dans "measures" le relief de la terre et de l'eau, il s'agit à présent de réaliser un élément qui unit les deux reliefs.

    Pour commencer, la première intervention du carré réalisé dans "measures" constitue le point de départ de notre réflexion. En effet, ce dernier met en évidence les trois différentes limites dans la transition du milieu terrestre à celui marin, à savoir la limite de la terre, celle entre la terre et l'eau et enfin la limite de l'eau. Le concept du projet étant l'union entre la terre et l'eau, une limite ne représente pas la séparation entre deux territoires mais la définition d'un territoire.


                                                          ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_101

             Carré réalisé dans "measures"


    Pour illustrer la notion de transition de la terre à l'eau, le projet se présente sous la forme d'une graduation constituée de trois marches à niveaux progressifs placées horizontalement à chaque limite sur la plage de St-Sulpice. Les marches sont situées verticalement sur l'axe allant du point de repère de l'arbre placé derrière le carré et passant par le milieu de celui-ci. L'axe vertical est orienté en direction d'Évian.


    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_102

    Point de repère de l'arbre choisi dans "measures"


    Afin de combiner le relief de la terre et celui de l'eau, chaque marche d'escalier est constituée par l'empreinte du sable représentant le relief de la terre. Ainsi, une fois que l'observateur atteint la dernière marche placée dans l'eau, il perçoit à la fois le relief de la terre inscrit sur la marche et celui de l'eau en mouvement entourant la marche.



    R E A L I S A T I O N


    Le rapport d'horizontalité de l'eau et du terrain qui définissent les limites nous a intéressés et déterminés à représenter les limites linéairement afin de simplifier la perception de l'observateur. Nous avons choisi la forme d'un rectangle pour chaque marche afin de mettre en avant cette relation d'horizontalité entre l'eau et la terre.

    Les marches sont réalisées à l'échelle 1: 3. Afin de présenter des mesures précises et conventionnelles, la mesure de chaque graduation est déterminée par celle d'une marche d'escalier du bâtiment SG mesurée en taille réelle.



    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_103      ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_104       ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_105

                    Hauteur de la marche                                              Longueur de la marche                                                 Largeur de la marche  



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                                                                                     Emplacement du moule de la première marche sur le sable


                       


         ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_107               ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_108

                                             Positionnement du moule dans le sable            Moulage en plâtre de la première marche

      


             ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_109            ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_110

              Emplacement de la deuxième et troisième graduation dans le sable




                       ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_111            ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_112

    Moulage de la deuxième et troisième marche



    E M P L A C E M E N T

    Le dessin ci-dessous illustre d'une part l'emplacement initial prévu pour le moulage de chaque marche sur l'axe vertical partant du point de repère de l'arbre. D'autre part, la disposition finale de chaque marche sur chaque limite de la plage de St-Sulpice est obtenue par symétrie par rapport à l'emplacement initial.



    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_201

    Dessin de l'emplacement initial et final des marches




    F I N A L I S A T I O N


    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_113       ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_114

    Les trois marches placées selon les trois limites; terre, limite terre et eau, eau.



    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_115

    Vue en plongée sur la graduation



    La réalisation d'une vidéo permet la visualisation de la relation de mouvement entre l'empreinte du sable et le flux de l'eau.


    Finalement, ce n'est pas l'utilisation des marches mais le concept de graduation qui vise à percevoir simultanément le relief de la terre et de l'eau qui est important. L'intervention permet de modifier la perception de l'espace par la redéfinition de celui-ci en trois parties qui symbolisent les trois limites qui constituent la transition de la terre à l'eau.



    E T U D E    F I N A L E

    La dernière étape de notre étude du relief de l'eau et de la terre a consisté à unir les deux reliefs grâce au dessin en projection de Monge. Pour ce faire, la marche située dans l'eau a été déterminante. D'une part, le relief de la terre est déterminé par l'empreinte du sable à la surface de la marche. D'autre part, la technique utilisée pour obtenir le relief de l'eau est la suivante; dans un intervalle de dix secondes, nous avons marqué sur chaque verticale tracée préalablement, avec un espacement de 0.5 cm sur la face latérale de la marche, la hauteur à laquelle frappait la vague sur le moule. 



    ELEMENTS_LC_chenbertha-imadaloubaya_202            Dessin en projection de Monge de la marche située dans l'eau 


                




  • L'E A U S U R T E R R E [ w e e k 3 ]

    Par Chen Bertha, Imadalou Baya, 07/10/18



    P L Â T R E 2


    L’étude du relief terrestre et marin se poursuit par le moulage de l'empreinte de l’eau dessinée sur le sable. Il s’agit pour le deuxième moule de couler le plâtre directement sur le sable afin d’imprimer l’empreinte de l’eau.

    Les photos ci-après illustrent la réalisation de l'empreinte de l'eau en commençant par la réalisation du dessin en projection de Monge du moule en carton jusqu'à la mise en place de ce dernier sur le sable.


                                           MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_110

    Zone de l'empreinte de l'eau



    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_202

    Dessin en projection de Monge du moule en carton



       MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_111MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_112

    Mise en place du moule en carton dans le sable



                                             

           MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_113   MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_114


               MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_115

                  Moule en plâtre du sable vue en plan et en élévation



    Les courbes de niveaux de l'eau sont mises en évidence grâce aux couleurs figurant sur le moule ci-dessus qui représentent le fil conducteur du dessin de Monge ci-dessous.



    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_203

    Dessin en projection de Monge du moule du sable


    Finalement, le moule du sable représentant l'empreinte de l'eau ainsi que celui du tronc d'arbre lié à la terre (voir post précédent) permettent, via les dessins en projection de Monge, de mettre en oeuvre différentes techniques de mesures afin de reporter les tracés des reliefs de l'eau et de la terre.





  • L' E A U S U R T E R R E [ w e e k 1 & 2 ]

    Par Chen Bertha, Imadalou Baya, 07/10/18



    D É L I M I T A T I O N 


    Notre projet pour « measures » intitulé L'eau sur terre  traite de  la relation qui unit l'eau à la terre par l'étude des différents reliefs de ces derniers. L'eau sur terre a débuté par la délimitation d’un espace formé de quatre points sur la plage de Saint-Sulpice qui se situe proche de l'embouchure de la Venoge. 

    Les photos ci-dessous illustrent les quatre positions choisies, à savoir celle d'un débris de branches d'arbres suivi par celle d'un arbre qui constituent la liaison à la terre. Les deux autres éléments mettant en relation l'eau sont le sable ainsi que le Lac Léman.


     

                                       MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_101                      MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_102                                                 

                                                         Position 1: Débris de branches d'arbres                                  Position 2: Tronc d'arbre                                                                   


    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_103Position 3: Sable


    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_104Position 4: Lac Léman


    Un carré délimitant les limites entre la terre et l'eau s'inscrit dans l'espace formé par les quatre positions. D'une part, le carré est composé par des troncs d'arbres qui définissent la limite de l'eau. D'autre part, la limite entre la terre et l'eau est figurée par l'axe horizontal du milieu du carré. Enfin, les feuilles de papier mettent en évidence la limite de la terre.


                                            MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_105  

     Carré délimitant les limites entre la terre et l'eau




    P L Â T R E 1


     Deux positions parmi les quatre sont choisies afin de produire un moule en plâtre. Il s'agit lors de cette phase de réaliser d'un côté l'empreinte du tronc d'arbre et de l'autre celui du sable humide sur lequel l'eau a laissé son empreinte dans l'objectif de comparer les similitudes entre le relief de l'eau et celui de la terre.

    Le premier moule en plâtre ci-dessous présente l’empreinte de l’écorce du tronc d’arbre.


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    Empreinte choisie pour le premier moule en plâtre

       


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    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_108MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_109

    Moule en plâtre de l'écorce du tronc d'arbre 



    MEASURES_LC_chenbertha-imadaloubaya_201Dessin en projection de Monge du moule du tronc d'arbre