• Scaffolding - Protofigure

    Par Adrien Bressan, Alice Dareys, Amélie Respinguet, Sandy Zuliani, Tim Stettler, 19/12/18


    P R O T O F I G U R E


    Image Thu Dec 20 2018 09:24:27 GMT+0100 (Mitteleuropäische Normalzeit)




    Cette nouvelle phase intitulée "Scaffolding" aborde le thème de la protofigure. Nous avons envisagé la protofiguration comme une structuration d’un site, la production d’une ou de plusieurs figures qui donnent alors des directions, des règles pour l’implantation d’une protostructure sur ce site.


      Image Tue Dec 18 2018 18:17:03 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)Carte du site du Laviau




                                                 Image Tue Dec 18 2018 18:17:03 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)Carte du site d'Evian




    C O N S T E L L A T I O N S


    Nous nous sommes concentrés sur la liaison entre les deux côtés du lac Léman pour réaliser notre intervention. Chaque site est défini par son point de repère : un phare situé de chaque côté de la rive qui marque l'analogie entre le Laviau et Evian. 



            Image Tue Dec 18 2018 18:17:03 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)    Image Tue Dec 18 2018 18:17:03 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)

                             Phare du Laviau                                  Phare d'Evian                                                          


    La protofigure prend la forme de constellations qui correspondent chacune à un thème : les chemins pédestres, le rivage et les points d'intérêts. D'une part, les points d'intérêts du Laviau représentent l'emplacement des projets de "Measures" et "Elements". D'autre part, nous avons choisi les points d'eau ainsi que le parc de la buvette de Jean Prouvé pour le site d'Evian.


    Par ailleurs, une nouvelle constellation à l'échelle du Léman qui unit le site d'Evian à celui du Laviau. La relation entre les deux sites s'établit grâce aux deux phares situés de chaque côté des deux rives, auxquels les points d'intersection des constellations d'Evian et du Laviau sont reliés et définissent des axes. Nous avons donné une spatialité à ces axes sous la forme de couloirs. En fonction des milieux traversés (terre, lac, ou les deux) leur dimensions et leur ancrage au sol change. La protostructure prend donc cette forme, dans laquelle les projets viendront se développer.


    C A T A L O G U E



    Image Wed Dec 19 2018 14:48:03 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)


    Image Wed Dec 19 2018 13:28:35 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)


                     





















  • Gardens : tracés par fondation

    Par Alice Dareys, Florian Faucheur, 03/12/18

    Réapparition d’une condition de sol : d’un découpage abstrait en plan en zones de végétation, terre, sable, eau à des coupes de terrain et à la matérialisation d’un relief cohérent

    Un sol dans lequel la protofigure/structure vient s’ancrer. Protofigure qui maintient nos planes au dessus de ce sol (ou n’y parvient pas : monolithe trop lourd, transperce le plan des nœuds.) Un sol marqué par ces constructions qui viennent y planter leurs fondations. Un sol donc dont on doit interroger les potentialités porteuses et plus largement sa relation avec nos projets. 

    Si l’on peut creuser ce sol pour y assurer un encastrement solide de notre dispositif, on peut aussi imaginer qu’il puisse s’extruder pour venir soutenir nos projets, devenant localement assise pour que nos planes puissent s’y poser. Ce geste est d’autant plus tentant que plus on s’éloigne du lac et qu’on monte sur la berge, plus l’espace entre le plan des nœuds, sur lequel beaucoup de nos plans reposent, se rétrécit (moins d’un mètre d’écartement sur la berge contre 3 mètre au bout de la protofigure). 

    Finalement la topographie que nous avons choisi de constituer n’apporte pas vraiment une solution porteuse satisfaisante, qui viendrait rigidifier et consolider efficacement la protofigure et en faire une protostructure capable de porter nos projets. Elle est plutôt une exploration des caractéristiques qu’une telle solution pourrait avoir mais aussi (et peut-être surtout) du tracé tridimensionnel que nos projets pourraient créer sur ce relief du bord du lac. Un tracé qui serait aussi exploitable, que l'on pourrait parcourir hors protofigure.




    Image Mon Dec 03 2018 00:36:13 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:36:13 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:36:13 GMT+0100 (CET)


     Premier moule, 

    Dans un premier temps les planes venaient tomber sur le sol et le marquer de leur masse.





    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)


    Dessin du premier projet (Monge 1:33) 





    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:40:11 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 03 2018 00:47:32 GMT+0100 (CET)


     Deuxième moule, 

    Ici des extrusions ou intrusions aident à soutenir les planes.



    Image Sat Dec 08 2018 14:15:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Dessin du deuxième projet (Monge 1:33)





  • Planes : Synthèse

    Par Alice Dareys, 02/12/18


    Une séquence de deux plans, un contexte issu d’un site existant, pratiqué ; celui de measures et elements.

    Sortis de cette réalité ces deux plans peuvent être envisagés comme de purs plans géométriques, sans épaisseur, sans fin. Seul subsiste dans leur caractérisation leur interaction l’un avec l’autre, leurs inclinaisons l’un par rapport à l’autre, leur intersection.

    Si l’on explore maintenant un nouveau site avec ce profil, quelle en est la nouvelle matérialité, les nouvelles dimensions, les positions légitimes ? Quel ancrage, quelle définition ? Pour l’avancée du plan au dessus de l’eau, il s’agit de préserver un moment d’arrêt, une rupture, la dalle est épaisse et s’arrête net. Pour le plan incliné qui se déploie au dessus du sol, il pourrait a priori demeurer infini. Cependant cet infini n’étant pas matérialisable, il ne serait que représentation. Finalement étirer ce plan incliné jusqu’à sa rencontre avec le relief, ce plan devenant le plan tangent au relief en ce point, paraît plus légitime, le plan se fond dans le relief en quelque sorte. Enfin dans la direction parallèle au rivage, la séquence des deux plans n’a pas nécessairement de limite d’expansion, le système constructif retenu permet de recréer des portions de dalle sur une distance quelconque.

    Ces choix sont guidés par la volonté d’établir une condition de sol, le profil envisagé comme dalle, comme plateau que l’on peut parcourir. Mais c’est un plateau sous tension, plat puis légèrement incliné ou légèrement incliné puis plat selon mon mouvement. Et c’est un profil qui dialogue avec les éléments verticaux de ce nouveau site, ce sont eux qui participent du rythme de ma démarche, de mon regard. Aussi parce qu’ils marquent profondément le sol de par le système d’insertion dans la protofigure choisi. Dans leur interaction avec le sol mis en place, ils sont le décor qui vient s’y planter (assez littéralement) et définissent différents plans possibles dans ma progression.




    Image Sun Dec 02 2018 10:05:16 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Image Sun Dec 02 2018 10:05:16 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Image Sun Dec 02 2018 10:05:16 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Insertion dans la protofigure (maquette au 1:33) 




    Image Sat Dec 08 2018 13:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Monge (1:33) et perspective, "Expansion"



    Image Sat Dec 08 2018 13:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sat Dec 08 2018 13:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sat Dec 08 2018 13:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sat Dec 08 2018 13:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)






  • V16_Expansion

    Par Alice Dareys, 04/11/18


    Image Sun Nov 04 2018 21:01:14 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)     Image Sun Nov 04 2018 21:01:14 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Sur le plan incliné l’eau vient coucher son horizon. Elle créé une rupture dans la continuité du béton, qui se poursuit pourtant jusqu’au fond du lac, et semble s’imposer comme son prolongement. Imaginons maintenant que la séquence de ces deux plans s’émancipe de la canalisation stricte des rails, vienne s’étirer sur la berge et s’élever légèrement au dessus du lac. Sur la partie inclinée je me déplace relativement librement, ma progression seulement rythmée par quelques éléments verticaux épars. Au voisinage de la ligne d’inflexion cependant, au dessus du seuil entre terre et eau, l’espace disponible se contracte, me colle au corps. Plus contraignant, ce second environnement n’est pas pour autant dépourvus de perspectives, d’habitations possibles. L'expansion a pour foyer le rectangle dont les points V16 et V16b sont les extrémités d'une des diagonales.

    Points V16, V16b. Foyer de l'expansion. Distance au phare : 23.90 m ; Écartement (longueur de la diagonale): 6.83 m ; Angle du vecteur : 20° ; Plan des nœuds, + 0.80 m.

  • Measures, Elements : Synthèse

    Par Alice Dareys, Isabelle Nguyen , 27/10/18



    Image Fri Nov 02 2018 15:06:03 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Element 

    Maquette 1:3, création d'un rythme, d'une progression sur le seuil 



    Partant de l’embouchure de la Venoge à Saint-Sulpice, on peut s’enfoncer à l’est dans la forêt qui borde le lac et ses plages de sable fin, ou alors se diriger vers l’ouest, plus résidentiel. Là il n’y a pas vraiment de plage, plutôt des talus couverts d’herbes et de cailloux. On croise un petit bateau de plaisance monté sur ses rails. Ce sont deux longs rubans rouillés portés par une étroite rampe de béton qui plonge en pente douce dans le lac. Ces rails sont faits pour mener les bateaux de la terre à l’eau et de l’eau à la terre. Mais les rails ne guident pas que les bateaux. Les vagues remontent le long du monolithe, parfois très haut sur la rampe, à une hauteur qu’elles n’auraient jamais pu atteindre sans ce dispositif. La forme des vagues se modifie, se transforme en une épaisse nappe d’eau bordée par les deux tiges de métal. L’élément massif et brut de béton et de fer se fait canalisateur et catalyseur du mouvement de l’eau, il devient créateur de ce mouvement. La rampe invite aussi le promeneur à marcher jusqu’à l’eau, à y tremper ses pieds ou à s’asseoir en retrait, voire même à s’allonger entre ses rails. Ce comportement possible, ces positions plausibles, nous pouvons les encourager et les guider en rajoutant d’autres marques, d’autres limites, comme des degrés dans une progression, comme des seuils dans le seuil. Ces marques ce sont des fragments de rails mais qui s’en extraient, se grossissent, s’ancrent dans le sol et s’élèvent au dessus de la rampe à la rencontre du corps qui la parcourt. Le fragment devient élément de cette progression instaurée le long du seuil. Il ne se comprend plus seulement comme partie du rail mais aussi comme partie de ce système de marquage. Ce qui n’empêche pas d’approcher la progression instaurée sur le seuil comme une entité indécomposable, comme le lieu que le corps habite, son élément.




    Image Fri Nov 02 2018 16:12:55 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Rythme de la progression (coupe du Monge de situation (1:30))



    Image Wed Oct 31 2018 21:07:02 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Monge element (1:3)     





    Image Fri Nov 02 2018 15:06:03 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Positions possibles sur le seuil, entre les rails. Naissance d'un mouvement, d'une progression




    Image Fri Nov 02 2018 15:43:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)          Image Wed Oct 31 2018 21:07:02 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Empreinte, reprise de la courbe du rail (détail de coupe de l'empreinte (3:1))



    Image Wed Oct 31 2018 21:07:02 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Monge de situation (1:30) 



    Image Fri Nov 02 2018 15:51:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Seuil entre terre et eau 

    Découverte du lieu, premières mesures, carroyage