• Texte descriptif du lieu et du seuil

    Par Florian Faucheur, Robin Jouve, 08/10/18

    Measures

    Après cette petite balade urbaine, j’arrivais enfin dans ce lieu calme, sans toute les nuisances sonores de la ville. Seul le bruit régulier des vagues venant se briser sur la rive me berçait. une douce brise fraîche venant du lac me caressait le visage, les petits galets de la plage crépitaient au contact de mes pieds. Le soleil reflétait sur le lac, ses rayons réchauffaient doucement ma peau encore endormie par la fraîcheur du matin. Des familles se promenaient sur le sentier suivant le lac, normal pour un dimanche matin. La végétation me coupait du reste du monde, je n’entendais plus que le chant des oiseaux et les vagues du lac. En longeant la berge entre terre et eau sur quelques centaines de mètres, j'aperçus cette rampe sur laquelle reposaient de vieux rails rouillés qui s’enfoncaient progressivement dans l’eau du lac. Ces bouts de ferraille faisaient parfaitement la liaison entre la terre et l’eau. C’était le seuil idéal. Au fur à mesure que les rails se rapprochent de l’eau, plus ces derniers sont rongés par le temps et les vagues. Cette rampe à pente douce permettait clairement de comprendre que la frontière entre terre et eau n’est pas fixe, les vagues s'arrêtant plus ou moins haut sur la rampe.

    Florian Faucheur, Robin Jouve / Studio Chiavi