• Entre Monts et Lac, les merveilles du Léman.

    Par Brenne Thomas, Sarda Lise, 06/03/19

        Par une après-midi pluvieuse, cherchant à remédier à mon ennui, je me décidais à rejoindre un ami sur l'autre rive du lac Léman ; cette grande étendue d'eau logée aux limites des Alpes et du Jura que certains s’aventurent à appeler "la mer".

    J'embarque donc sur le bateau effectuant la traversée. A son bord, un équipage chaleureux et des passagers de divers horizons. Certains partent travailler, d'autres comme moi souhaitent échapper aux nuages menaçants au-dessus de Lausanne. J'aperçois même un enfant et son grand-père en cirés jaunes, prêts à affronter les vagues au port d'Evian.

    La rive s'approche, le ciel se dégage et j'aperçois les imposantes silhouettes des montagnes surplombant Evian. Nous accostons. Mon ami, déjà là depuis quelques minutes me fait signe sur le débarcadère. Il décide alors de m’emmener visiter un endroit très spécial qu'il apprécie particulièrement à Evian et dont il m'a de nombreuses fois parlé : La grange au lac.

    Pour y accéder, nous déambulons d'abord dans les ruelles de la ville, passons devant sa source, puis vient un ancien funiculaire qui n'est plus en service.

    Pendant le trajet, mon ami me raconte la Grange au Lac : c'est un bâtiment inspiré des granges montagnardes et imaginé par Patrick Bouchain. A l'intérieur, une unique salle. Tout est en bois : la scène entourée de bouleaux secs, les gradins, les loges. Seul le plafond est recouvert d'un autre matériau, de grandes feuilles d'aluminium s'assemblant comme les plumes d’une aile d'oiseau au-dessus de la pièce. Ce sont ces panneaux qui permettent l'acoustique exceptionnelle de la salle de concert. On y retrouve aussi six grands lustres en cristal de Murano qui diffusent dans la salle une lumière douce et chaleureuse.

                       Image Mon Mar 18 2019 15:34:00 GMT+0100 (CET)   

    Fig. 1 : Intérieur de la Grange au Lac.

        Après une longue montée droit vers les montagnes, sur un chemin bordant les rails du funiculaire, nous débouchons enfin dans le parc où se trouve l'imposante grange. L'odeur de la mousse et du bois humide nous embaume. Un pic martèle au loin les immenses mélèzes qui peuplent le parc et qui offrent en cette saison de belles ombres. En nous avançant entre ces géants nous nous retrouvons nez à nez avec une énorme structure de bois s’élançant verticalement à la façon des grands arbres qui l’entoure. Intrigués, nous nous approchons pour découvrir cette construction qui m’est tout autant inconnue qu’à mon ami. De grands poteaux verticaux nous font face, s’alignant les uns derrière les autres, entrecoupés de larges plateformes semblant flotter parmi cette forêt de baguettes. Envahis par la curiosité, nous nous aventurons dans la structure. Le lattage de bois sur lequel nous marchons laisse transparaitre le sol présent en dessous. Mon ami et moi entamons le chemin sinueux ascendant dessiné par cette succession de plateformes survolant le sol. Ayant quelque peu le vertige je ne ressentais ici aucune peur ou angoisse : les plateformes semblaient jouer avec la pente naturelle du sol sans jamais trop s’en éloigner. Ces espaces successifs nous mènent finalement au point culminant de la promenade, sur une large plateforme. Une brise légère fait bouger nos cheveux et les branches des arbres alentour, qui surplombent nos têtes.

    Devant nous s'élève les haut murs de pins et cèdres rouges de la salle de concert, et derrière elle, les montagnes.  

      

                        Image Sun Mar 17 2019 22:16:34 GMT+0100 (CET)

    Fig.2 : Site du Parc des Mélèzes. 


                        Image Sun Mar 17 2019 11:02:14 GMT+0100 (CET)

    Fig.3 : Plan et coupe transversale 1:20.


                        Image Sun Mar 17 2019 11:02:14 GMT+0100 (CET)

    Fig.4 : Coupe 1:10 et détail structurel en axonométrie 1:5, Réflexion sur une inversion du noeud en axonométrie 1:5.


                        Image Sun Mar 17 2019 22:16:34 GMT+0100 (CET)  

    Fig.5 : Maquette 1:10, accès depuis la Grange au Lac.


                        Image Sun Mar 17 2019 22:16:34 GMT+0100 (CET)

    Fig.6 : Maquette 1:10, accès depuis le Funiculaire.


                        Image Sun Mar 17 2019 22:16:34 GMT+0100 (CET)

    Fig.7 : Maquette 1:10, Vue d'ensemble.

  • GROUND - montage du moule sériel

    Par Brosteaux Océane, Cortes Zélie, Jouanjan Alice, Sarda Lise, 19/12/18


    Réalisée par l'équipe GROUND composée de

    Océane Brosteaux, Arthur Bürki, Zélie Cortès, Pénélope Croset, Dimitri

    Descloux, Alice Jouanjan, Vincent Kastl, Federico Reichel et Lise Sarda.

  • P R O T O S T R U C T U R E

    Par Balmer Victoria, Brenne Thomas, Brosteaux Océane, Camille Fauvel, Cortes Zélie, Ferreira Figueiredo Tiago, Frey Saida, Guillaume-Gentil Juliette, Haghighat Shoar Keivan, Jouanjan Alice, Major Rachel, Meier Louis, Pena Galiam Daniel, Revaz Alix, Rodriguez Lucas, Sarda Lise, Tami Kyan, Trivizas Alex, Vouillamoz Akim, Züllig Lorine, 03/12/18



    Image Mon Dec 03 2018 18:28:49 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 03 2018 17:09:07 GMT+0100 (CET)


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    Image Mon Dec 03 2018 17:09:07 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 03 2018 17:09:07 GMT+0100 (CET)

    Protostructure - 1:33





  • Un seuil ouvert sur le lac

    Par Sarda Lise, Guillaume-Gentil Juliette, 19/11/18


    Un seuil ouvert sur le lac 


     
                  Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)                 

    Fig. : Profil Maquette PLANES_ 1:33


                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.2 : Maquette, 1:33; PLANES_ "Parois Mouvantes".


                      Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)                 Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.3/4 : Détail accroche; Liaison GARDENS_ 1:3 et 1:33.


                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.4 : Liaison GARDENS_ Maquette 1:33.


    Je suis finalement parvenue sur cette plateforme, munie de ces hautes parois mouvantes, se trouvant au-dessus du lac. Le Vent du Bornan se fait fort et pousse les parois en bois à se mouvoir de façon faibles et contrôlées. Inéluctablement je recherche la vision du ciel, ce qui me pousse à lever la tête et glisser mon regard le long de ces hautes parois. Ayant été sur la structure voisine se trouvant dans les arbres, qui est un abri suspendu, avec lequel ces parois mouvantes sont reliées par un câble qui fait le tour des deux constructions, je constate que ce rapport au ciel est similaire: c’est une ouverture. D’une part avec la plateforme qui pousse le regard à se glisser le long des parois pour observer le ciel, et d’autre part pour l’abri suspendu qui est composé de poteaux inclinés permettant de s’y adosser et d’observer le ciel à travers la cime des arbres. 

    Le mouvement créé par le vent sur ces parois mouvantes font bouger le câble qui est relié à l’abri suspendu, ce qui le met également en mouvement mais d’une intensité différente. L’abri suspendu se meut principalement en fonction du mouvement des arbres qui l’entoure et du câble qui relie les deux espaces.

    Le fait que les deux structures se trouvent dans les airs, change d’une part le rapport au vent car il se fait plus intense avec l’altitude prise créant un mouvement plus perceptible et intéressant, et d’autre part le fait de se surélever change la perception de l’espace, donnant un point-de-vue inhabituel d’aborder le lac. Par conséquent l’angle de vue se trouve modifié et l’on porte un intérêt similaire au sol et au ciel. 

    Ce câble lie les structures mais aussi le lac et la végétation car une structure se trouve au-dessus de l’eau tandis que l’autre se trouve dans la forêt. Cette liaison se trouvant presque à la limite des arbres et du lac créé un seuil avec le sol. Car comme dit précédemment, l’un des espaces est protégé par les arbres, tandis que l’autre est une ouverture vers le lac. Ces placements sont une limite entre deux éléments créant la liaison entre les deux structures et conséquemment, un seuil vers le lac. Cela donne un espace plus conséquent, ouvert et exposé, notamment à la force du vent.


                    Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)            

    Fig.5 : Plan et coupe GARDENS_ 1:33.


                    Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)            

    Fig.6 : Axonométrie Plan et Coupe Détail de Liaison Structurelle GARDENS_. 1:10 et 1:3.


    Le Vent Blanc

        Au dessus du lac, en lisière de foret et comme suspendue entre les arbres, on distingue une plateforme surmontée de parois secouées par les vents.

    On y monte par une tour en niveaux de bois. Une passerelle étendue dans les airs dessert la plateforme. C’est d’abord un étroit passage. D’un côté le vide au dessus du lac, et les montagnes au loin. De l'autre, une parois mouvante.

    Ce mouvement résulte de la force du vent et lorsque celui ci est fort on perçoit même un sifflement. Soit le Bornan qui arrive perpendiculairement à la berge, soit le Vent Blanc qui longe la rive. C'est un vent chaud et important sur le lac. Lorsque les parois viennent taper les bord de la plateforme, on peut entendre un léger bruit cristallin.

    Si l’on avance jusqu’au bout du passage, on pénètre dans un espace entouré de ces mêmes parois, formant un enclos partiel. L'ensemble se présente comme deux parois en L avec deux ouvertures dont l’une permet d'accéder à un espace suspendu au cœur de la forêt, c'est comme une porte vers les Terres.

    Chaque façade révèle ou cache tour à tour des parties du paysage grâce à sa constitution en lame fines de bois. Des raies de lumière sont projetés la surface blanche où l'on marche.


                      Image Sun Nov 25 2018 15:21:17 GMT+0100 (CET)       

    Fig.7 : Détail Parois et Lumière.

                                 

                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.8 : " On s'avance sur un étroit passage".


                Image Sat Nov 24 2018 19:26:34 GMT+0100 (CET)Image Sat Nov 24 2018 19:26:34 GMT+0100 (CET)

    Fig.9 : Perspectives PLANES_, plan 1:50.


                Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)         

    Fig.10 : Plan et Coupes PLANES_ 1:30


    Image Sun Nov 25 2018 13:25:48 GMT+0100 (CET)         Image Sun Nov 25 2018 13:25:48 GMT+0100 (CET)

    Fig.11/12 : Regent's Place Pavillon (2007-2009); Vue Extérieure, Vue Intérieure.


    Un Abri Suspendu

        Le chant des vagues heurtant les rochers se fait de plus en plus violant. Voilà maintenant deux heures que  je suis assise sur la berge de Saint-Sulpice. Cette portion de plage est quelque peu exilée du sentier principal; il faut emprunter un chemin sauvage et éclipsé pour y parvenir. Je suis arrivée vers 16h à cet endroit qui m’est des plus spécial. Je peux y être en communion avec la nature, d’une façon qu’aucun autre lieu ne le permet. Jamais auparavant, n’ai-je eu l’occasion de voir quelqu’un sur cette berge en même temps que j’y étais, ce qui me permet de conserver ces moments singuliers, intimes. 

    Malheureusement, la bise finit par se lever aux alentours de 18h et je ne porte qu’une fine chemise qui ne me protège pas assez du froid. À contre-coeur j’observe le soleil qui se fait orange, tout en descendant gentiment et je me lève pour regagner la civilisation. Je pénètre la forêt et une vague de nostalgie me transperce: Princesse Mononoké, l’un des films animés du studio Ghibli, depicte la forêt comme un endroit magique, regorgeant de merveilles et avec une lumière proéminente la mettant en valeur. C’est de cette façon que mon sentiment à l’égard des forêts s’est forgé dès mon enfance.



                                          Image Tue Dec 04 2018 13:42:47 GMT+0100 (CET)

    Fig.13: "Princesse Mononoké" Studio Ghibli


        Malheureusement, l’importance portée sur le lac (à juste titre), en diminue l’intérêt pour la forêt et son chemin sauvage qui mène jusqu’à la plage. La forêt est un lieu fascinant, mystérieux et d’une beauté enchanteresse. Toutefois, l’échelle de ces bois est trop importante pour que je ne puisse m’y sentir totalement protégée ou en sécurité. Aussi vite que cette réflexion me traverse, j’aperçois différentes structures commençant au sol et allant jusqu’à la cime des arbres. C’est là que pénètre dans mon champs de vision une structure faite de bois se trouvant à environ 18m du sol. Je m’y aventure prudemment et finis par y accéder par le biais d’une passerelle reliée à une construction voisine. Elle est constituée d’un socle qui, a ses extrémités, est reliée par 16 poteaux inclinés d’à peu près 2m50,  depuis le socle. Ces poteaux sont finalement reliés entre eux par un câble métallique sur trois côtés et d’une poutre en bois celui qui reste. Ces 16 poteaux entourent trois côtés du socle, pour libérer l’un des côtés laissant place à une ouverture. Je constate que ces poteaux me permettent de m’appuyer de tout mon long. Cette position me permet de me reposer sans toutefois me sentir hypnotisée par un sommeil imminent. Se trouver à 16m50 du sol dans une position semi-couchée, on réalise que la gravité terrestre est tout aussi présente, malgré la sensation de se trouver hors du temps lorsque l’on se trouve dans cette structure. Toutefois, cette position entre couchée et debout pousse chaque visiteur à y rester qu’une fraction de temps définie. Les arbres se sont enroulés autour de cette structure, exacerbant cette sensation d’intemporalité et de protection lorsque l’on s’y trouve. En regardant au-dessus de moi, je constate que le ciel est observable au travers de la cime des arbres. La cime des arbres bouge de plus en plus du au vent et cette structure est soumise à un mouvement faible, dit contrôlé du à: la structure voisine à laquelle elle se rattache par un câble, d’un arbre faisant partie d’une structure se trouvant en-dessous et du repos de la structure même sur la protostructure. 

        Cette construction me fait indéniablement penser à l’œuvre de Louise Bourgeois intitulée « Spider ». Cette araignée géante en marbre représente sa maman, un symbole de protection ultime que sa mère a eu dans sa vie. Ce n’est pas uniquement une question de similarité entre les symbolisations, mais également une ressemblance esthétique: les poteaux rappellent les pattes de l’araignée et le socle rappelle son corps.


                                            Image Mon Dec 03 2018 17:13:16 GMT+0100 (CET)

    Fig.14: "Spider" par Louise Bourgeois.

  • Coupes

    Par Balmer Victoria, Brenne Thomas, Brosteaux Océane, Cortes Zélie, Ferreira Figueiredo Tiago, Frey Saida, Haghighat Shoar Keivan, Jouanjan Alice, Major Rachel, Meier Louis, Pena Galiam Daniel, Revaz Alix, Rodriguez Lucas, Sarda Lise, Tami Kyan, Trivizas Alex, Vouillamoz Akim, Guillaume-Gentil Juliette, 30/10/18

    travail commun

    Profil de la berge du lac Léman à Saint-Sulpice en coupes en plâtre.

    Image Tue Oct 30 2018 00:25:09 GMT+0100 (CET)





    Image Tue Oct 30 2018 00:25:09 GMT+0100 (CET)



    Image Tue Oct 30 2018 00:25:09 GMT+0100 (CET)