• GARDENS

    Par Cortes Zélie, Jouanjan Alice, 30/11/18

    Un lien étroit unit nos projets. Au-delà du passage qui les relie physiquement, ils se rejoignent au travers de la lumière. Si l’un joue avec les ombres et l’autre avec la réflexion, tous deux ont besoin de la lumière naturelle présente sur le site. Certaines de leurs dimensions sont semblables. Sans jamais s’être concertées avant de travailler ensemble, nous avons trouvé des solutions similaires pour mettre en œuvre des principes communs. C’est cela qui nous a fortement intéressées et qui nous a poussées à développer notre rapport au site et au sol selon un même fil conducteur. Nous avons développé plus étroitement nos thématiques pour établir un lien fort entre nos projets.


    Image Mon Dec 03 2018 23:10:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.1 : Ensemble des projets entre nos projets respectifs


    Marqués par le jeu de lumière dans lequel on vient de passer, on continue notre chemin dans la forêt, plus sombre, plus inquiétante, pendant une centaine de mètres encore. On croit apercevoir au loin une clairière, une ouverture dans cette masse dense que sont ces arbres. En s'avançant encore un peu, on arrive dans une véritable bulle de lumière qui nous rappelle le début de notre parcours.


    Image Fri Nov 30 2018 19:02:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.2 : Plan et coupes de l'ensemble des projets 





    Image Fri Nov 30 2018 19:02:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.3 : Perspective de travail des deux projets à l'échelle de la protostructure


    Image Mon Dec 03 2018 15:35:43 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.4 : Vue d'un projet à un autre



    Pour Gardens, nous nous sommes donc intéressées à notre rapport au sol dans le contexte, nous avons donc établi un  niveau de sol qui est le même pour nos deux projets ainsi qu'un système commun, qui consiste en une série de lattes en bois régulièrement espacées, qui s’intègrent dans le sol, sur lesquelles, on a posé, chacune, notre sol respectif qui sont tous deux des sols construits et sur lesquelles viennent s'appuyer nos écrans.

    Image Mon Dec 03 2018 23:10:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Dec 03 2018 23:10:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.5 & 6 : Système commun de lattes 1:33



    Image Fri Nov 30 2018 19:02:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.7 : Détails de construction des rapports au sol et axonométrie du détail construit 1:10



    Image Mon Dec 03 2018 23:10:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Dec 03 2018 23:10:01 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.8 & 9 : Détail du système commun de rapport au sol 1:3



  • GARDENS

    Par Brosteaux Océane, Major Rachel, 25/11/18

        Nous avons décidé de travailler ensemble car nos deux structures sont aussi bien en contradiction, l’une est massive et l’autre joue avec la légèreté, que semblables sur certains points. En effet, chacune d’entre-elles interagissent avec les éléments naturels du site que ce soit l’eau ou le vent par exemple. 

    Pour notre Garden, l’idée principale était de renforcer le lien discret qui était déjà présent entre nous lors de la phase précédente (PLANES). Suite à plusieurs recherches, nous avons abouti sur une idée liant directement mais de façon plus cohérente et visible les deux structures entre-elles. Nous souhaitions que le passage de la structure massive à la structure plus légère se fasse de manière fluide et stable. C’est pourquoi, nous avons décidé d’ancrer une des parois en bois à la structure en béton et que les marches de cette dernière deviennent les plateformes de la seconde structure.


    Image Fri Nov 30 2018 18:51:34 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.1 Premier plan commun (échelle 1:33)


    Image Fri Nov 30 2018 18:51:34 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.2 Perspective commune


    Image Fri Nov 30 2018 18:51:34 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.3 Plan commun final (échelle 1:33)



    Image Mon Dec 03 2018 22:51:58 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.4 Élévations communes (échelle 1:33)



    Image Tue Dec 04 2018 09:55:19 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.5 Moule de la maquette finale 


    Image Mon Dec 03 2018 22:01:16 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.6 Immersion dans la maquette finale (échelle 1:33, premier point de vue)


    Image Mon Dec 03 2018 22:01:16 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.7 Immersion dans la maquette finale (échelle 1:33, deuxième point de vue)


    Image Mon Dec 03 2018 22:42:45 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Dec 03 2018 22:46:08 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.8-9 Insertion de la maquette dans la protostructure


    Image Tue Dec 04 2018 09:18:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Fig.10 Détail de la liaison des deux projets (échelle 1:3)


  • G A R D E N S

    Par Haghighat Shoar Keivan, Meier Louis, 25/11/18


    Nos deux PLANES sont basés sur un système en bois très similaire, mais de sens opposés : l’un dans la direction du Vent Blanc, l’autre du Bornan. 

    Pour GARDENS, nous devions chercher une façon de renforcer le lien entre nos deux structures, qui pour l'instant n'avaient pas de grandes cohérences, ainsi que de clarifier notre rapport au sol en réintroduisant autour de nos deux planes le contexte de la plage de St-Sulpice.

    Dans ce processus, le lien entre les deux structures est devenu très fort: toutes les tiges parallèles et à la même hauteur que le noeud se sont vues prolongées sous la structure courbe afin de la soutenir. Ainsi, ce ne sont plus des baguettes supplémentaires prévues à cet effet qui sont porteuses, mais bien un prolongement de la structure à proprement parler. En plus de cela, un vrai niveau commun a été conçu pour rendre le passage d'une structure à l'autre plus fluide et logique.

    En ce qui concerne le rapport au sol, le gradin linéaire s'est vu considérablement modifié pour créer dans sa version la plus aboutie le niveau commun sus-mentionné, ainsi que deux marches tournées vers le nord, permettant un accès aux deux structures directement par la plage.



    Image Sun Nov 25 2018 14:11:11 GMT+0100 (CET) Image Sun Nov 25 2018 16:41:26 GMT+0100 (CET)

    Tentative de lien entre les deux systèmes, en maquette - 1:33




    Image Fri Dec 07 2018 17:27:11 GMT+0100 (CET)

    Perspective - point de vue immersif 



    Image Sun Dec 09 2018 22:33:44 GMT+0100 (CET)

    Axonométrie et détail du rapport au sol - 1:33 et 1:10



    Image Mon Dec 03 2018 11:38:54 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 03 2018 11:38:54 GMT+0100 (CET)


    Image Tue Dec 04 2018 14:22:48 GMT+0100 (CET) Image Mon Dec 03 2018 11:38:54 GMT+0100 (CET)

    Maquette finale sur la protostructure - 1:33


  • Un seuil ouvert sur le lac

    Par Sarda Lise, Guillaume-Gentil Juliette, 19/11/18


    Un seuil ouvert sur le lac 


     
                  Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)                 

    Fig. : Profil Maquette PLANES_ 1:33


                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.2 : Maquette, 1:33; PLANES_ "Parois Mouvantes".


                      Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)                 Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.3/4 : Détail accroche; Liaison GARDENS_ 1:3 et 1:33.


                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.4 : Liaison GARDENS_ Maquette 1:33.


    Je suis finalement parvenue sur cette plateforme, munie de ces hautes parois mouvantes, se trouvant au-dessus du lac. Le Vent du Bornan se fait fort et pousse les parois en bois à se mouvoir de façon faibles et contrôlées. Inéluctablement je recherche la vision du ciel, ce qui me pousse à lever la tête et glisser mon regard le long de ces hautes parois. Ayant été sur la structure voisine se trouvant dans les arbres, qui est un abri suspendu, avec lequel ces parois mouvantes sont reliées par un câble qui fait le tour des deux constructions, je constate que ce rapport au ciel est similaire: c’est une ouverture. D’une part avec la plateforme qui pousse le regard à se glisser le long des parois pour observer le ciel, et d’autre part pour l’abri suspendu qui est composé de poteaux inclinés permettant de s’y adosser et d’observer le ciel à travers la cime des arbres. 

    Le mouvement créé par le vent sur ces parois mouvantes font bouger le câble qui est relié à l’abri suspendu, ce qui le met également en mouvement mais d’une intensité différente. L’abri suspendu se meut principalement en fonction du mouvement des arbres qui l’entoure et du câble qui relie les deux espaces.

    Le fait que les deux structures se trouvent dans les airs, change d’une part le rapport au vent car il se fait plus intense avec l’altitude prise créant un mouvement plus perceptible et intéressant, et d’autre part le fait de se surélever change la perception de l’espace, donnant un point-de-vue inhabituel d’aborder le lac. Par conséquent l’angle de vue se trouve modifié et l’on porte un intérêt similaire au sol et au ciel. 

    Ce câble lie les structures mais aussi le lac et la végétation car une structure se trouve au-dessus de l’eau tandis que l’autre se trouve dans la forêt. Cette liaison se trouvant presque à la limite des arbres et du lac créé un seuil avec le sol. Car comme dit précédemment, l’un des espaces est protégé par les arbres, tandis que l’autre est une ouverture vers le lac. Ces placements sont une limite entre deux éléments créant la liaison entre les deux structures et conséquemment, un seuil vers le lac. Cela donne un espace plus conséquent, ouvert et exposé, notamment à la force du vent.


                    Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)            

    Fig.5 : Plan et coupe GARDENS_ 1:33.


                    Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)            

    Fig.6 : Axonométrie Plan et Coupe Détail de Liaison Structurelle GARDENS_. 1:10 et 1:3.


    Le Vent Blanc

        Au dessus du lac, en lisière de foret et comme suspendue entre les arbres, on distingue une plateforme surmontée de parois secouées par les vents.

    On y monte par une tour en niveaux de bois. Une passerelle étendue dans les airs dessert la plateforme. C’est d’abord un étroit passage. D’un côté le vide au dessus du lac, et les montagnes au loin. De l'autre, une parois mouvante.

    Ce mouvement résulte de la force du vent et lorsque celui ci est fort on perçoit même un sifflement. Soit le Bornan qui arrive perpendiculairement à la berge, soit le Vent Blanc qui longe la rive. C'est un vent chaud et important sur le lac. Lorsque les parois viennent taper les bord de la plateforme, on peut entendre un léger bruit cristallin.

    Si l’on avance jusqu’au bout du passage, on pénètre dans un espace entouré de ces mêmes parois, formant un enclos partiel. L'ensemble se présente comme deux parois en L avec deux ouvertures dont l’une permet d'accéder à un espace suspendu au cœur de la forêt, c'est comme une porte vers les Terres.

    Chaque façade révèle ou cache tour à tour des parties du paysage grâce à sa constitution en lame fines de bois. Des raies de lumière sont projetés la surface blanche où l'on marche.


                      Image Sun Nov 25 2018 15:21:17 GMT+0100 (CET)       

    Fig.7 : Détail Parois et Lumière.

                                 

                     Image Mon Dec 03 2018 15:36:57 GMT+0100 (CET)

    Fig.8 : " On s'avance sur un étroit passage".


                Image Sat Nov 24 2018 19:26:34 GMT+0100 (CET)Image Sat Nov 24 2018 19:26:34 GMT+0100 (CET)

    Fig.9 : Perspectives PLANES_, plan 1:50.


                Image Wed Dec 19 2018 17:10:10 GMT+0100 (CET)         

    Fig.10 : Plan et Coupes PLANES_ 1:30


    Image Sun Nov 25 2018 13:25:48 GMT+0100 (CET)         Image Sun Nov 25 2018 13:25:48 GMT+0100 (CET)

    Fig.11/12 : Regent's Place Pavillon (2007-2009); Vue Extérieure, Vue Intérieure.


    Un Abri Suspendu

        Le chant des vagues heurtant les rochers se fait de plus en plus violant. Voilà maintenant deux heures que  je suis assise sur la berge de Saint-Sulpice. Cette portion de plage est quelque peu exilée du sentier principal; il faut emprunter un chemin sauvage et éclipsé pour y parvenir. Je suis arrivée vers 16h à cet endroit qui m’est des plus spécial. Je peux y être en communion avec la nature, d’une façon qu’aucun autre lieu ne le permet. Jamais auparavant, n’ai-je eu l’occasion de voir quelqu’un sur cette berge en même temps que j’y étais, ce qui me permet de conserver ces moments singuliers, intimes. 

    Malheureusement, la bise finit par se lever aux alentours de 18h et je ne porte qu’une fine chemise qui ne me protège pas assez du froid. À contre-coeur j’observe le soleil qui se fait orange, tout en descendant gentiment et je me lève pour regagner la civilisation. Je pénètre la forêt et une vague de nostalgie me transperce: Princesse Mononoké, l’un des films animés du studio Ghibli, depicte la forêt comme un endroit magique, regorgeant de merveilles et avec une lumière proéminente la mettant en valeur. C’est de cette façon que mon sentiment à l’égard des forêts s’est forgé dès mon enfance.



                                          Image Tue Dec 04 2018 13:42:47 GMT+0100 (CET)

    Fig.13: "Princesse Mononoké" Studio Ghibli


        Malheureusement, l’importance portée sur le lac (à juste titre), en diminue l’intérêt pour la forêt et son chemin sauvage qui mène jusqu’à la plage. La forêt est un lieu fascinant, mystérieux et d’une beauté enchanteresse. Toutefois, l’échelle de ces bois est trop importante pour que je ne puisse m’y sentir totalement protégée ou en sécurité. Aussi vite que cette réflexion me traverse, j’aperçois différentes structures commençant au sol et allant jusqu’à la cime des arbres. C’est là que pénètre dans mon champs de vision une structure faite de bois se trouvant à environ 18m du sol. Je m’y aventure prudemment et finis par y accéder par le biais d’une passerelle reliée à une construction voisine. Elle est constituée d’un socle qui, a ses extrémités, est reliée par 16 poteaux inclinés d’à peu près 2m50,  depuis le socle. Ces poteaux sont finalement reliés entre eux par un câble métallique sur trois côtés et d’une poutre en bois celui qui reste. Ces 16 poteaux entourent trois côtés du socle, pour libérer l’un des côtés laissant place à une ouverture. Je constate que ces poteaux me permettent de m’appuyer de tout mon long. Cette position me permet de me reposer sans toutefois me sentir hypnotisée par un sommeil imminent. Se trouver à 16m50 du sol dans une position semi-couchée, on réalise que la gravité terrestre est tout aussi présente, malgré la sensation de se trouver hors du temps lorsque l’on se trouve dans cette structure. Toutefois, cette position entre couchée et debout pousse chaque visiteur à y rester qu’une fraction de temps définie. Les arbres se sont enroulés autour de cette structure, exacerbant cette sensation d’intemporalité et de protection lorsque l’on s’y trouve. En regardant au-dessus de moi, je constate que le ciel est observable au travers de la cime des arbres. La cime des arbres bouge de plus en plus du au vent et cette structure est soumise à un mouvement faible, dit contrôlé du à: la structure voisine à laquelle elle se rattache par un câble, d’un arbre faisant partie d’une structure se trouvant en-dessous et du repos de la structure même sur la protostructure. 

        Cette construction me fait indéniablement penser à l’œuvre de Louise Bourgeois intitulée « Spider ». Cette araignée géante en marbre représente sa maman, un symbole de protection ultime que sa mère a eu dans sa vie. Ce n’est pas uniquement une question de similarité entre les symbolisations, mais également une ressemblance esthétique: les poteaux rappellent les pattes de l’araignée et le socle rappelle son corps.


                                            Image Mon Dec 03 2018 17:13:16 GMT+0100 (CET)

    Fig.14: "Spider" par Louise Bourgeois.