• La Courbe: Coopération entre l’Homme et la Nature

    Par Guillaume-Gentil Juliette, Vouillamoz Akim, 18/10/18

    Première partie de Measures


    Voici bientôt un mois que nous travaillons sur le projet Measures, qui a été riche en recherches et questionnements.

    La Venoge, se trouvant à Saint-Sulpice, était donc notre point centrale. Cette plage a été sectionnée en diverses parties pour que chaque groupe puisse s’exprimer sur leur portion qui leur a été attribuée. Pour notre part, nous nous sommes concentrés sur la berge se trouvant à côté de l’enrochement séparant la réserve naturel pour les oiseaux jusqu’au deuxième enrochement se trouvant à 53 mètres du premier, constituant la délimitation de notre berge. Cette plage est délimitée, de tout son long, par une végétation luxuriante proéminente et nécessaire pour la bonne préservation de cette berge d’aspect   « Terra Incognita ».



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    Les 53 mètres de plage autour de laquelle nous avons portée notre intérêt et notre projet, localisé à Saint-Sulpice et qui accueille l’écoulement de la Venoge.


    Nous avons commencé par diviser la berge en 6 parties, nous permettant de constituer diverses courbes de niveau et comparer la profondeur de l’eau à différents endroits. Nous avons relevé des mesures tout les 50 cm nous permettant de constituer ces courbes de niveau.

    Néanmoins, au fil de l’avancement de nos prélevés, nous avons pris plus grand intérêt à comprendre la formation de cette courbe plus ou moins accentuée du côté gauche de la berge (observable sur la photo ci-dessus), sur une distance de 10 mètres. Nonobstant cette partie arrondie vers le côté gauche de la plage, le sable et l’eau viennent s’épouser de façon plus homogène et linéaire sur le reste de la berge. 



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    Rencontre de l’eau avec la berge; rencontre variable et irrégulière.


    Notre problématique s’est donc articulée autour de cette courbure, nous poussant à un questionnement plus aiguisé que celui adopté initialement, tel que: la profondeur de l’eau varie-t-elle entre le côté où la courbure se forme et le côté linéaire de la plage? L’enrochement y serait-il pour quelque chose? La courbure risque-t-elle de se faire plus importante et laisser une place insignifiante pour la plage?


    Pour que nos recherches se fassent plus précises et concentrées sur cette courbure, nous avons décidé de diviser la plage et nous occuper principalement de la courbure en s'intéressant à une distance totale de 10 mètre  en commençant à 1 mètre de l'enrochement. Nous l’avons sélectionnée en 6 parties également pour avoir des courbes de niveau comparables à celle prélevées initialement. Pour voir la différence de profondeur avec la partie courbée de la plage et celle plutôt droite, nous avons pris trois courbes de niveaux d’un côté et trois de l’autre également; nous permettant d’avoir des données plus riches, complètes et justifiables.



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    Les 3 premières courbes de niveaux représentent le côté droite de la berge et sa profondeur d’eau, tandis que les 3 dernières représentent le côté gauche.




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    Nos 6 courbes de niveaux emboîtées dans un carton représentant la niveau zéro de l’eau, côtes-à-côtes avec celles des autres groupes.


    De fil en aiguille, nous avons pu tirer des conclusions et faire émerger des hypothèses. La profondeur de l’eau au niveau de la courbure ne variait pas de façon considérable et n’avait pas une profondeur aussi accentuée que la portion de plage plus ou moins linéaire sur le côté droit. Pourtant, nos courbes de niveau nous on permis d'observer que la courbe d'eau visible sur notre berge était également visible sous l'eau, prouvant ainsi qui le relief marin a une importance sur le relief terrestre. Nous nous sommes mis à observer les vagues qui s’écrasaient contre l’enrochement puis la berge. Nous avons pu constater que les rochers, mis en place par l’Homme, disloquaient les vagues qui venaient à leur rencontre, pour finalement venir s’écraser d’une force augmentant graduellement sur la longueur de cette portion de plage; l’intensité des vagues se voyait donc perturbée par ces rochers.


    La concrétisation de ce projet s’est fait grâce au dessin que nous avons enrichi au fur et à mesure de nouvelles données prélevées au cours de nos excursions diverses à Saint-Sulpice. Notre dessin au 1:30 est constitué des 6 courbes de niveau prélevées tout le long de la berge, des 3 autres courbes de niveau mesurées le long des 10 mètres depuis la gauche de la berge et du plan de la plage sur 53 mètres.



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    Dessin au 1:30 de notre plan et de nos 9 courbes de niveaux.



    Deuxième partie de Measures


    Notre problématique s’articulant donc autour de la courbure de l’eau, nous avons donc décidé pour cette deuxième partie de projet de sélectionner une portion se trouvant sur la ligne de la courbe à niveau la plus à gauche de la plage. Nous avons relevé des mesures tous les centimètres sur un rectangle mesurant 4x7cm à partir d’une ligne définie. Nous sommes descendus à partir de cette ligne jusqu’à l’eau et ensuite avons pris les mesures au-dessus et en-dessous du zéro représentant la ligne de l’eau. Ces mesures là nous on permis d’approfondir nos recherches concernant la profondeur de l’eau par rapport au sable.






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    Dessin au 3:1 de notre  plans des courbes, d’une partie du relief de la plage.




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    Négatif de nos courbes reliées les unes entre les autres dans l’optique de créer un moule.




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    Négatif de nos courbes reliées les unes entre les autres dans l’optique de créer un moule.




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    Détail 3:1 de face.




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    Détail 3:1 de profil.




































  • Measuring St-Sulpice

    Par Balmer Victoria, Meier Louis, 08/10/18


            A Saint-Sulpice se trouve un lieu particulier, réunissant plusieurs plages de différentes envergures. Chacune d’entre elles sont cloisonnées par des roches partant de la berge et se jetant perpendiculairement dans le lac. Cet enrochement est reproduit à chaque plage et crée une enceinte à l’allure naturelle. Derrière les plages se trouve une forêt rendant l’accès à la côte plus difficile, ce qui amplifie l’intimité du lieu. Notre projet s’est donc naturellement orienté vers ces pierres qui, d’un premier œil, paraissaient naturelles.


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            La première étape était de prendre le plus possible de mesures, afin de se familiariser au maximum avec notre terrain. Pour se faire, nous avons utilisé un bâton de 1 mètre, ainsi que de la ficelle et nous avons mesuré la taille des cailloux, la profondeur de l’eau, etc. pour pouvoir, par la suite, le reproduire le plus fidèlement possible sur papier. Nous avons rapidement observé l’agitation des lieux, provoquée par le vent, le courant, ou encore la pluie. C’est alors que nous avons compris que la position des roches avait pour principal but de diminuer cette agitation et d’empêcher l’érosion. Ce procédé est très courant et est appelé l’épi maritime.


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            La première difficulté que nous avons rencontrée était de déterminer la forme de chaque pierre, sachant qu’une grande partie était sous l’eau. Nous avons réussi à résoudre ce problème par le biais de photos ainsi qu’à l’aide d’un drone. La reproduction la plus conforme des contours ainsi que des espacements entre chaque roche était essentiel car cela nous a aidé à effectuer un Monge le plus fidèle à la réalité.


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    Monge - 1:30




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    Moulage de la coupe C-C - 1:30



            La dernière étape était de choisir un élément du site, pour le reproduire trois fois plus grand en plâtre. Nous avons décidé de travailler avec nos mesures pour reproduire, de manière très géométrique, la forme d'un cailloux.

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    Monge du cailloux - 3:1


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    Moulage du cailloux - 3:1


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    Cailloux en plâtre - 3:1









  • Measures – St-Sulpice – Dynamique, évolution et histoire

    Par Brenne Thomas, Rodriguez Lucas, 08/10/18

    Pour commencer le projet « Measures », nous avons durant une première réunion divisé une portion prédéfinie de la berge du lac Léman dans la partie Sud de la ville de St-Sulpice. Chaque groupe s’est vu attribué par la suite une partie de la plage. Lors de notre première visite sur le site et après un relevé rapide de la topographie du sol et de la végétation présente, nous avons pu constater que la partie de plage qui nous avait été attribué possédait une composition plutôt intéressante.

    En effet, à la suite de l’observation de ce site, un élément a attiré notre attention : du fait de la position de l’enrochement sur notre portion de berge, nous avons pu constater la présence marquée de deux plages distinctes.



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               Photographies de l'enrochement (angle de vue perpendiculaire et dans l'alignement de l'enrochement)                                      


    De là, nous nous sommes demandé : Quel est l’histoire de ce lieux ? Quel a pu être l’effet de cet enrochement sur la berge et le lien entre ces deux plages?

    Pour mieux comprendre ce lieu, nous somme retourné sur le site pour effectuer de nouvelles mesures plus précises et avons dessiné les courbes de niveau successives de la plage et des coupes du sol. Par la suite, nous avons moulé les coupes dessinées en plâtre pour visualiser en 3D le profil de la berge (tout à l’échelle 1 :30). Ainsi, nous avons remarqué qu’un monticule de sable surmonté de divers arbres se trouvait dans l’alignement de cet amas de roches. Nous en avons donc déduis que, possiblement, cet enrochement (construction humaine) avait été placé ici pour limiter les effets de l’érosion dus à la montée et la descente du niveau du lac mais aussi à l’effet du mouvement des vagues.




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    Plan et coupes à l'échelle 1:30 de la berge



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    Moules des coupes à l'échelle 1:30


    Nous avons donc effectué des recherches sur l’origine des différences de niveau du lac et sur la présence d’enrochements sur les berges de façon plus générale. Nous en avons donc conclu que  les enrochements étaient bel et bien des éléments construits limitant l’érosion sur les berges.

    C’est pourquoi, nous avons à la suite de ces recherches décidé de nous focaliser sur le monticule de sable près de notre enrochement ainsi que la végétation qui s’est installé dessus. En outre, nous avons décidé de montrer l’histoire et l’évolution de ce lieu en fonction des dynamiques du lac Léman.

    Pour cela, nous avons réalisé un détail à l’échelle 3 :1 d’une branche jeune et verte ayant poussé au carrefour entre trois autres branches plus anciennes d’un arbre situé sur le monticule de sable (arbre très exposé au vent et ainsi sensible à l’érosion).



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    Plan et coupes du moule du détail au 3:1 (échelle 1:1)



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     Photographies du détail moulé à l'échelle 3:1



    En réalisant ce moulage, nous souhaitions laisser suggérer l’espace entre les trois branches plus âgées et montrer que la Nature, tout comme l’Homme dans une ville vient combler les vides en y construisant de nouvelles branches/bâtiments.

    Cette recherche nous a fait ressentir que même dans les endroits les plus « naturels », tout élément a son importance, chaque roche, chaque branche, chaque tas de sable a un impact sur l’environnement qui l’entoure. Le fait de prendre le temps de mesurer chaque élément de ce site nous a ouvert les yeux sur tous ces éléments.




  • Relation entre la végétation et l'eau - Site de Saint-Sulpice

    Par Cortes Zélie, Revaz Alix, 07/10/18

    MEASURES

    Nous étudions la berge du lac Léman à Saint-Sulpice plus particulièrement la plage ci-dessous qui est entourée d'une forêt dense et très difficilement franchissable. Nous nous sommes concentrées sur une partie de cette berge, en particulier sur 15 mètres de plage.



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    Fig. 1: Vue du site


    Nous avons effectué des relevés et des mesures sur notre site, celles-ci se sont avérées compliquées. En effet, le site est en constante évolution, il varie en fonction de la météo, du vent, de la fréquentation... Ainsi, sur les dessins, nous avons représenté notre site à un moment donné, tout en prenant en compte ces variations dans notre étude. 




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    Fig. 2 : Plan du site 1:30



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    Fig. 3 : Coupes 1:30



    Après nos premiers relevés, nous avons choisi de concentrer notre étude sur le lien et la confrontation des deux masses que sont l'eau et la végétation. Celles-ci forment deux axes, un vertical (la forêt) et un horizontal (le lac). Chaque masse tend à suivre son axe, cependant, elles évoluent aussi sur la plage. En effet, l'eau remonte avec les vagues, la forêt y déverse feuilles et branches, jusqu'à parfois se rencontrer. Ainsi, la plage devient le lien variable et exprime le mouvement de la forêt et de l'eau l'un contre l'autre.



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    Fig. 4 : Moules des coupes 1:30



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    Fig.5 : Moulages en plâtre des coupes 1:30


    Pour mettre en avant notre problématique, nous avons réalisé un moulage au 3:1, notre choix s'est porté sur la jonction entre la végétation et la plage. Sur cette partie, se retrouvent les trois éléments centraux : la végétation avec les ronces, l'eau avec le bois flotté ainsi que les éléments ramenés par les vagues et la plage avec le sable. Nous avons délimité un carré de 10cm sur 10cm dans la réalité pour construire notre moule.


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    Fig. 6 : Détails plage et ronces

     

    Nous avons donc procédé à un premier moulage consistant à représenter au mieux les différentes matières, tout en géométrisant la zone pour rendre plus lisible les éléments.


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    Fig.7 : Moule détail 3:1



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    Fig. 8 : Moulage détail 3:1



    Nous avons décidé de faire un second moule, afin de reproduire au plus proche notre détail. Pour cela, nous avons gardé l'idée de géométriser la zone mais également de créer un code géométrique, nous avons attribuer une forme à chaque élément présent. Les rectangles correspondent aux bouts de bois, les hexagones correspondent aux cailloux et les autres polygones correspondent aux feuilles mortes. Ce système permet une meilleur lisibilité de la zone et des différents éléments. Il y a 3 étages différents sur le plâtre, la partie qui ressort le plus est une branche de ronce qui sort de la forêt et qui descend sur la plage, les éléments à l'étage intermédiaire sont la zone où s'entassent cailloux, branchages, végétation et feuilles mortes et sur le dernier étage, la surface est recouverte de sable, ce que nous avons modéliser grâce à du papier ponce à gros grain.


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    Fig.9 : Moule n°2 détail 3:1




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    Fig. 10 : Moulage n°2 détail 3:1



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    Fig. 11 : Monge détail 3:1







  • MEASURES

    Par Jouanjan Alice, Major Rachel, 06/10/18




    MEASURES


    L’endroit que nous étudions se situe sur les berges de St Sulpice. Il s’agit de l’enrochement séparant la plage de la réserve naturelle interdite. Nous nous sommes demandées comment cet enrochement faisait office de barrière, tout en protégeant la berge de l’érosion.


    En effet, il faut noter la présence abondante de ronces dans la continuité de l’enrochement. Celles-ci ont un rôle multiple : elles permettent le retour de la biodiversité et donnent à l’enrochement une allure plus naturelle. Elles le stabilisent grâce à leurs racines. L’association de ronces (que l’on a laissé se développer volontairement), du grillage et de l’enrochement constitue une barrière à la fois visuelle et physique (plus de 3 mètres de haut).


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     Fig.1 : Vue de l'enrochement depuis la plage

    Fig.2 : Vue de la plage depuis l'enrochement



    Nous avons pris les mesures en utilisant, pour une première approche du lieu, une échelle basée sur les dimensions de nos corps. Pour pouvoir ensuite créer le plan et les 6 coupes à l'échelle 1:30 nous avons effectué des relevés en utilisant les instruments à notre disposition (corde, double mètre, rapporteurs etc.). 



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    Fig.3 : Plan et coupes au 1:30



    Nous avons moulé les 3 coupes les plus intéressantes en plâtre, celles qui permettaient de comprendre la topographie du lieu instantanément, en utilisant des techniques différentes à chaque fois pour fabriquer les moules.




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    Fig. 4, 5, 6 : Moules des coupes situées à 75 cm du centre de l'enrochement, au milieu de l'enrochement et à 2 mètres du centre de l'enrochement à l'échelle 1:30



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    Fig. 7, 8, 9 : Coupes à l'échelle 1:30



    Notre intérêt pour la relation entre l'enrochement et la berge nous a porté à nous intéresser à la manière dont ceux-ci étaient liés. Lorsque nous sommes retournées sur le site prendre nos mesures le lendemain d'un jour de pluie, nous avons immédiatement remarqué que l'eau du lac avait creusé une marche naturelle, qui avait enseveli partiellement l'un des rochers se trouvant sur la plage. cette configuration inhabituelle, montrant explicitement la manière dont les éléments naturels viennent accentuer, voire modifier, l'ancrage dans le sol d'éléments rajoutés par l'homme, nous a intrigué. Le lien fort qui s'était créé grâce à l'érosion entre le sable et la pierre nous semblait essentiel à étudier, car il symbolise les éléments clés de notre site et la façon dont ils interagissent entre eux par le biais de l'action de la nature. 



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    Fig. 10 : Photo du détail au 3:1 (rocher recouvert par le sable)



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    Fig. 11 : Détail au 3:1




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    Fig. 12 : Moule du détail au 3:1 (vue de dessus)


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    Fig.13 : Plan et coupes du moule, échelle 1:2



    Le fait de reconstituer ce détail en le grossissant permet ainsi de se rendre compte précisément de l'alliance du sable et du rocher, mais également d'immortaliser cet élément très éphémère qui se reconstitue différemment chaque jour en fonction du vent, des vagues, de la pluie ou du passage des hommes.



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    Fig.14 : Moulage du détail en plâtre à l'échelle 3:1, vue frontale en plongée 



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    Fig.15 : Moulage du détail en plâtre à l'échelle 3:1 




    ELEMENTS


    Pour concevoir notre élément, nous avons réfléchi à comment inviter les gens à se rendre sur notre site et l'utiliser. C'est pour cela que nous avons construit une structure qui suscite la curiosité, accessible depuis l'enrochement et depuis l'eau, dont les proportions permettent de s'y asseoir confortablement. Mais nous avons également voulu changer la perception que les gens ont du lieu, notamment en permettant un regard élargi sur la réserve naturelle, jusqu'à présent masquée par la barrière et la végétation. De plus, des escaliers invitent à descendre jusqu'à l'eau, mais permettent également une vue surélevée unique sur l'ensemble du lac.



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    Fig. 16, 17, 18 : vues du moule 



    Nous n'avons pas souhaité reproduire ou imiter les rochers, ainsi nous avons joué la carte d'un contraste très simple et géométrique en opposition à la complexité et au désordre de l'enrochement. Pour accentuer cet effet nous avons créé notre structure tout en longueur, pour donner une impression d'étirement de cet enrochement, très massif.




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    Fig. 19, 20 : vues des coffrages intérieurs du moule



    Nous avons du prendre en compte les variations du sol sous l'eau que nous avions relevées lors de Measures, ainsi le fond de notre structure n'est pas droit, mais adapté à la pente. Ceci nous permet d'avoir un ancrage au sol qui ne dénature pas le site. 



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    Fig. 21, 22 : Plan et vues à l'échelle 1:6, détails à l'échelle 1:3 du moule de Elements 




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    Fig. 22 : Moulage en plâtre, vue de dessus



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    Fig. 23 : Moulage en plâtre, vue depuis la réserve naturelle




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    Fig. 24 : Moulage en plâtre, vue depuis la forêt