• Ouverture circulaire

    Par Croset Pénélope, 18/11/18

    INTRODUCTION 

    Me voilà sur le site du Laviau en ce début de septembre. Je marche à travers différents endroits du site; le bord du lac, la forêt ou encore le chemin de terre dure. Je me retrouve soudain dans une clairière illuminée, derrière un dense rassemblement d'arbres, où l'herbe peut se développer en toute liberté. Intéressée par ce lieu, je décide de l'explorer. Quelques arbustes se dégagent de l'herbe montante, créant une verticalité fine du plan de la clairière. Me voilà enfin au milieu de l'espace vert, et c'est à cet instant que je prends pleinement conscience de la nature qui m'entoure. Ces herbes si touffues et les arbustes montants font office d'accroches à de nombreuses toiles d'araignées. Je regarde autour de moi et je commence à compter; un, deux, trois... Je suis complètement entourée de toiles qui brillent sous les rayons lumineux du soleil. Un sentiment d'enfermement m'envahit, m'amenant à vouloir quitter immédiatement la clairière. Cependant, je m'aperçois aussi que toutes ces toiles n'empêche pas mon regard de se projeter au loin, de par leur subtilité et leur transparence. La dichotomie entre le sentiment d'enfermement perçu et la vision éclairée et ouverte amène la confusion dans mon esprit. 



    Claude Parent, Paul VirilioClaude Parent, Paul Virilio

    La Fonction Oblique

    Dessin, Feutre sur papier

    27 x 21 cm



    LIEN AVEC PLANES

    Pourquoi ne pas partager cette expérience spatiale et permettre à d'autres de ressentir également la même chose que moi, sans recourir au site lui-même, mais justement de s'en détacher au maximum. La phase PLANES m'a permis la reproduction de ce sentiment à une échelle et un contexte spatial totalement différents.



    Image Sun Dec 02 2018 08:42:49 GMT+0100 (CET)       Image Sun Dec 02 2018 08:42:49 GMT+0100 (CET)

    - recherche par des croquis -

                                   



    REPRODUCTION DES DEUX SENTIMENTS PAR LA PHASE PLANES

    Dix blocs de matière brute positionnés en cercle me font face. Me voilà à l'entrée de mes PLANES. La grande hauteur de chaque bloc s'impose dès l'ouverture principale, où deux parois en bois d'un autre PLANE vient épouser la forme et l'orientation des deux premiers blocs sur mes côtés. L'oblique que je vois au sommet de la structure que je considère comme une, m'invite à entrer dans le cercle. Je me retrouve vite entourée des dix blocs qui s'élèvent vers le ciel majestueusement. Sur tous les côtés, la lumière extérieure filtre à travers des interstices, provoquant une ambiance agréable et tamisée. Outre la lumière, mon regard aussi se projète à travers les fines ouvertures pour apercevoir tout ce qu'il se passe en dehors de l'espace circulaire. Je touche les blocs, et je me rends compte qu'il sont très froids et durs. La froideur de la matérialité des dix blocs s'oppose à la chaleur des rayons lumineux. Je suis encore dans l'espace quasiment clos, et je ressens un sentiment d'enfermement similaire à celui éprouvé sur le site quelques temps auparavant. Je conserve également la notion de visibilité de ce qui m'entoure, comme par exemple d'autres Planes voisins au mien. Cependant, quelque chose ne s'aligne pas avec mon but initial. En effet, je suis encore au milieu de l'espace mi-clos, mais je ne ressens pas la nécessité d'en sortir rapidement pour me sentir moins enfermée, contrairement à ma réaction sur le site. Mon esprit s'étonne et se questionne. Comment la matérialisation par des Planes bruts et imposants crée non pas une sensation d'oppression, mais plutôt une expérience spatiale agréable.  






    Image Mon Nov 19 2018 20:32:14 GMT+0100 (CET)                 Image Mon Nov 19 2018 20:32:14 GMT+0100 (CET)       

    - vue d'ensemble depuis l'unique entrée -     

        





    Image Mon Nov 19 2018 20:32:14 GMT+0100 (CET)             Image Mon Nov 19 2018 20:32:14 GMT+0100 (CET)   


    - visions internes -


    Image Sun Dec 02 2018 22:30:03 GMT+0100 (CET)











    Image Mon Nov 26 2018 17:43:25 GMT+0100 (CET)

      - plan en construction - 




    Image Sat Dec 01 2018 10:32:08 GMT+0100 (CET)

    - monge et perspective échelle 1:33 -

  • Sensibilité aux vents

    Par Guisan Solène, 18/11/18

    Le Bornan

    Vent descendant par rafales des versants lémaniques des Alpes à plus de 120 km/h. Ses effets se font surtout sentir sur le Grand lac. Ce vent d'orage est très soudain dans les jours de grandes chaleurs.


    Image Sat Nov 24 2018 16:18:43 GMT+0100 (CET) Image Sat Nov 24 2018 16:18:43 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Nov 18 2018 17:59:43 GMT+0100 (CET) 

    Image Sun Nov 18 2018 17:59:43 GMT+0100 (CET)

    Image Sun Nov 18 2018 17:59:43 GMT+0100 (CET)



    le-lac-leman.ch 

  • Forêt

    Par Rieux Camille, 12/11/18

    Dans la continuité de la phase elements, l’idée de frayer un passage et le thème planes m’ont dirigé vers le concept de labyrinthe, multitude de chemins répartis sur un plan dans lesquels on se perd. En premier, c’est le mythe du labyrinthe du minotaure qui a fait écho à ma pensée. Dédale s’en échappe en contemplant la vue en plan afin de comprendre l’ensemble des passages possibles. Ainsi j’ai commencé mon étude en proposant diverses configurations sur un dessin en plan.


    « Peut-être est-ce là l’enseignement du mythe de Dédale : en tant que concepteur, l’architecte n’est pas celui qui élève des murs, mais celui qui s’élève au dessus des murs pour les ramener à des lignes qu’il embrasse du regard. »

    Codex Planes, Investigation lexicale de Sébastien Grosset, 2018.


    Le labyrinthe de miroirs de Jeppe Hein est composé de miroirs verticaux et fins plantés selon une courbure dans un champ. De la même manière, j'ai choisi d'utiliser des poteaux et non des murs pour réaliser mon projet.

    Image Mon Nov 12 2018 22:31:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale) 
    Labyrinthe de miroirs, Jeppe Hein, fondation Carmignac, Porquerolles, 2018.



    Image Mon Dec 03 2018 00:56:45 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Première proposition de plan avec tests de positions relatives des tiges.


    Cependant, je retiens aussi des phases précédentes l’importance de la végétation et de la place qu’elle prend sur le site. Mon plane situé lui-même dans la partie « végétation » de la protofigure, le bois s’est imposé comme une évidence en tant que matériau constitutif des tiges verticales et obliques plantées sur mon plan. De plus, l’architecture japonaise contemporaine m’a suggéré d’intégrer la végétation à l’artificiel. Sou Fujimoto, par exemple, mélange la forêt et la ville, il fragmente et ré-assemble pour créer de nouveaux espaces.


    « I consider architecture, forest and city as akin to one another. [...] Each fragment, all loosely relating to one another, all conspire to form an embryonic condition in creating this place. »

    Sou Fujimoto, Architecture Works 1995-2015.


    Image Mon Nov 12 2018 22:31:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale) 
    Pavillon japonais, Junya Ishigami, Biennale de Venise de 2008
    Structure de poteaux fins intégrés à la forêt.


    Ainsi je délaisse le mot « labyrinthe » qui veut perdre le personnage pour l’appellation « forêt » qui me permet de proposer des passages tout en disposant des obstacles.


    Image Mon Dec 03 2018 00:56:45 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Monge avec perspective décrivant l'allure du plane sans intégration à la protostructure.


    Premier moule                                                                         Premier plâtre, maquette d’inspiration

    Image Mon Nov 12 2018 22:19:55 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)            Image Sat Dec 01 2018 11:30:46 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Une forêt de lignes de bois verticales et inclinées traverse une surface horizontale. Les tiges sont disposées de façon à ouvrir les chemins possibles au personnage qui évolue dans cet espace conçu au 1:33. Derrière chaque tige, le personnage trouve un lieu ouvert sur une multitude d’autres voies à choisir.


    Image Sat Dec 01 2018 11:19:02 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale) 
     

    Image Sat Dec 01 2018 11:19:02 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    A l'intérieur du plane intégré à la protostructure.

    Fragments d'autres planes à l'arrière plan qui constituent le paysage environnant.


    Image Fri Nov 30 2018 01:52:28 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    (dessin intégré à la protostructure : voir Gardens)

  • décor

    Par Reichel Federico, 12/11/18








    Image Mon Nov 12 2018 01:39:54 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)














    Image Mon Nov 12 2018 02:43:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)








    Image Mon Nov 12 2018 02:43:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)









    Image Mon Nov 12 2018 02:43:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


                                        Álvaro Siza, piscine de mer à Matosinhos, 

                                        1961 1966, Portugal