• SYNTHÈSE

    Par ROBERT-NICOUD Joanne, 19/12/18


    Dans la phase PLANES, nous expérimentons le vaste concept d’espace. Etant caractérisé comme un milieu indéfini selon certaines définitions, comment concevoir un espace et par quel moyen établir sa limite? Comment est-il perçu et par qui? Quel est son rapport avec le corps? 

    En restant dans le même contexte que MEASURES et ELEMENT, soit le site de la Venoge à St-Sulpice, nous avons ajouté un nouvelle condition particulière à ce lieu qui est une proto-figure fictive imposante, « le noeud » avec d’importantes proportions qui fait maintenant parti intégrante de notre site et nous laisse réfléchir sur la notion d’échelle de notre projet.

    Le noeud qui m’a été attribué est situé précisément sur la zone étudié auparavant, dans une allée de végétation, entre le sentier et la rive, au milieu de l’escalier en béton, lui bloquant partiellement l’accès.

    Mon intention a été de réinterpréter un accès à la rive dû à l’entrave du noeud sur l’escalier en travaillant la circulation et le déplacement des personnes au sein du passage entre le sentier et la rive.

    En m’inspirant de la verticalité, l’élancement et la grandeur démesurée du noeud, j’ai créé un plan vertical débutant à la fin du sentier jusqu’au bord de la rive, affleurant l’escalier et séparant le couloir libre menant à la rive en deux. Sa hauteur atteint la cime des arbres nous donnant une sensation vertigineuse lorsqu’on l’observe depuis le sol.

    Lorsqu’un promeneur se balade le long du sentier et arrive à la hauteur de cette zone dégagée, il est tout d’abord interpellé par ce grand et haut mur en bois puis, il remarque une succession de dalles en porte-à-faux incrustées dans le mur et suspendues au dessus du sol. Curieux de découvrir ce qu’il y a plus loin, il monte sur la marche puis continue de marcher à petit pas le long du mur sur ses étroites dalles juxtaposées, arrivé au niveau de l’escalier en béton il se rend compte qu’il ne peut plus continuer son chemin, car un immense noeud en bois transperce l’escalier et s’élève dans le ciel. Il est donc invité à traverser le plan vertical par une ouverture à sa gauche qui fait office de transition entre les deux espaces. De là, il découvre de nouveaux escaliers similaires aux dalles sur lesquelles il a marché tout à l’heure, il descend finalement ces escaliers pour accéder à la rive et/ou à son bateau.

    Les dalles suspendues créent un plan horizontal sur lequel monter et marcher, elles limitent l’espace, donnent une direction et un rythme au passage, et offre une expérience particulière à l’utilisateur, comme une sensation disproportionnée ou de déséquilibre lorsqu’on est debout le long du plan vertical. 

    Deux ambiances se distinguent dû à la construction et la matérialité du mur. D’un coté la façade est lisse, polie et brillante, de l’autre l’ossature en bois est apparente, moins traitée, rugueuse, poussiéreuse. Les ressentis ainsi que perceptions visuelles et tactiles sont différentes et propre à chaque espace. Les effets ne sont donc pas les mêmes selon les points de vues, c’est pourquoi l’ensemble de mon projet invite la personne à interagir avec, à tourner autour ou monter dessus. 



  • THICKNESS

    Par PALOMINOS BAALI Barbara, 04/12/18


    Image Tue Dec 04 2018 16:28:19 GMT+0100 (Central European Standard Time)




  • l ISOLEMENT l

    Par PALOMINOS BAALI Barbara, 03/12/18


    Mon travail s'est porté sur le chemin qui permet l'accès à la Venoge et au lac. 

    Une limite, peu remarquable, existe avec cette route - sur laquelle nous avons travaillé pendant la phase ELEMENTS. 

    Des voitures y passent et nuisent à la tranquillité du lieu, la route reste en contraste avec le paysage. Mon intention est de l’isoler partiellement, lui donner une identité et une spatialité. Malgré qu’elle soit en contraste avec le côté laissé “naturel” elle fait partie intégrante du lieu.


     

    Image Mon Dec 03 2018 18:21:31 GMT+0100 (CET)


    IMMERSION - MAQUETTE FRAGMENT

    1:33


    Le passant se laisse guider à l’intérieur par les tracés horizontaux formés par les panneaux. Il ressent cette sensation d’isolement et cherche des repères à l’extérieur de ces plans verticaux. Il contemple leurs hauteurs et aperçoit une partie de la canopée. Sur les côtés il peut entrevoir la végétation au travers des espacements, un peu plus loin la paroi s’arrête et l’espace s’ouvre, il peut enfin voir ce qui se cache derrière.

    Cette impression d'isolement peut varier, on peut s'y sentir en tranquillité et à l'abris, ou au contraire oppressé et confiné.

     


    Image Mon Dec 03 2018 18:21:31 GMT+0100 (CET)


    JEU D'OMBRE - MAQUETTE FRAGMENT ET NOEUD 

    1:33



    Image Mon Dec 03 2018 18:21:31 GMT+0100 (CET)


    FONDATIONS - sous terre

    1:33



    Image Mon Dec 03 2018 18:21:31 GMT+0100 (CET)


    FOCUS - DETAIL CONSTRUCTIF


    Une transparence se crée à l’intérieur de l’épaisseur construite, elle se retrouve aussi au travers de l’armature qui rend la limite apparente. La limite est désagrégée et définit désormais la transition entre l’intérieur et l’extérieur de cet espace confiné.



    Image Mon Dec 03 2018 18:21:31 GMT+0100 (CET)


    JEU DE LUMIERE - OSSATURE BOIS




    Image Sun Dec 09 2018 17:37:17 GMT+0100 (CET)


    DESSIN PLANES

    PLAN 1:300

    PLAN, COUPE, ELEVATION FRAGMENT 1:33

    - PERSPECTIVE FRAGMENT


    Rendre habitable une limite, est-ce ça la construction d’un espace?




  • PLANES

    Par ALLAOUA Nazim, 03/12/18

    "L'homme court vers les places élevées comme l'eau coule vers le bas."

    Proverbe chinois

    Ce proverbe résume bien l’idée derrière mon plane. Ce dernier a pour but de créer un espace au-dessus d’une brèche formée par un écoulement d’eau.


    Cet espace surplombe donc le ruissellement jusqu’à la rencontre entre l’eau en mouvement et la Venoge.


    Image Sun Dec 09 2018 19:07:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    dessin monge du plane sur le site, perspective (1:33)

    (plan, coupes, perspective et détail en axonométrie)


    Image Fri Dec 07 2018 11:38:58 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    maquette planes bois (2x5mm et 3x5mm) (1:33), vue de face


    Image Fri Dec 07 2018 11:38:58 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    maquette planes bois (2x5mm et 3x5mm) (1:33), vue de côté

    un plan horizontale et un plan oblique


    Image Fri Dec 07 2018 11:38:58 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    maquette planes bois (2x5mm et 3x5mm) (1:33), vue d'oiseau


    Mon plane est ainsi un lieu sur lequel on est en hauteur, sous un arbre. On s’y trouve donc en "sûreté", contrairement à la rive, qui perd de jour en jour en superficie à cause de cette eau qui s’écoule. Il est alors possible de réagir à sa guise avec cet écoulement. L’observer, l’écouter, ou plus largement le ressentir, se relaxer, réfléchir, méditer ou encore s’inspirer… Chacun peut alors avoir sa propre relation avec l’eau.


    Image Fri Dec 07 2018 11:38:58 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    immersion sur le plan (1:33)


    Que faire si le chemin se dégrade jusqu’à devenir impraticable? Faudra-t-il carrément le remplacer et ne plus juste se contenter de le surplomber?



  • TESTS / WORK IN PROGRESS

    Par ALLAOUA Nazim, 03/12/18

    Image Fri Dec 07 2018 11:44:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    tests maquette, plâtre et bois (2x5mm)



    Image Fri Dec 07 2018 11:44:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    dessin Monge intermédiaire, perspective (1:33)