• Synthèse Rooms

    Par PIAGET-ROSSEL Arthur, RYTZELL Shayan, 22/03/19

    Le belvédère, situé juste en-dessus de la densité urbaine d’Evian, offre à ses visiteurs un contraste saisissant entre les étroites ruelles parcourues au préalable et la vaste étendue de notre site d’intérêt. Les toits sont désormais le seul lien entre le belvédère et la ville. Le bruit des moteurs semble bien loin et le silence du belvédère est berçant, à tel point que nous nous sentons flotter, prêts à nous envoler vers les montagnes situées de l’autre côté du lac.

                L’intention de ce projet est de mettre l’accent sur l’atmosphère dans laquelle nous plonge le site. Pour ce faire, il s’articule autour d’une toiture dont l’élancement et la courbe font écho à la sensation d’envol vécue lors de la découverte du lieu. Cette courbe offre au visiteur trois moments clés, trois hauteurs différentes dessinant une ligne sur l’horizon qui dialogue avec le relief de ce dernier, soulignant ainsi les différents niveaux créés par le lac, la ville et le belvédère. Comme le projet se veut en harmonie avec son contexte, l’élancement du toit reprend l’horizontalité de notre zone d’intérêt.

    Le système constructif instaure un jeu d’ombre et de lumière au sein du projet qui oriente le regard vers la forêt de toits et, plus loin, vers le tableau offert par le lac Léman et le Jura.

    L’association entre cet aspect-là et les deux autres évoqués précédemment témoigne de la recherche de profondeur du projet. Son but est de transmettre « l’appel vers le large » ressenti lors de la visite du site, qui se matérialise par une toiture élancée, courbe, massive en plan et légère en coupe.      

  • Synthèses PLANES - Studio Labro

    Par STEPCZYNSKI Arthur, 24/02/19


    Louis Caloz


    La volonté principale de ce projet est de s’extirper de la végétation et découvrir un espace plus ouvert malgré la proximité de l’autre rive.

    Un espace interstitiel est créé entre la rive et le projet.  Cet espace que l’on peut enjamber sur toute la longueur pour pouvoir accéder à l’espace construit donne une autre dimension à la rive en rendant chaque tronçon important et utilisable. 

    Il n’y a plus de seuil, le joint creux seul connecte les deux sols.

    Le projet lui-même peut-il être considéré comme un seuil ? Entre la rive et l’eau ?  Qu’est qui définit un seuil ? Le seuil, s’il est entre deux, pourrait aussi être l’espace définit par la canopée des arbres au-dessus du plan horizontal.

    Passé ce seuil, au-delà de la canopée, à ciel ouvert, une vue panoramique dégagée sur toute la Venoge.





    Anli Guo

    Mon intention est de créer un espace qui arrête les promeneurs sur un flux de circulation. Pour réaliser cela, la plateforme de mon projet coupe au plein milieu du sentier, dans le but d’inviter les promeneurs de venir se poser dessus.
    Le noeud initial me donne la situation précise de mon projet, dans la zone de terre. Un deuxième noeud assemblé de manière linéaire au premier.  Ensembles, ces verticales cadrent mon projet. 
    Observateur du paysage autour de lui, le passant enfile un autre rôle dès lors qu’il monte sur le sol qu’il rencontre et entre dans ce nouvel espace. Une scène de théâtre - plan horizontal comme scène et plan vertical comme fond. Le personnage devient acteur et spectateur de ses actions.
    Quand est-ce qu’on est spectateur ou acteur dans la vie?  Un espace dessiné et construit permet-il à lui seul de passer d’un rôle à l’autre?





    Noel Misky

    Lors d’une promenade le long de la Venoge, on passe facilement à côté de mon site. Situé sur une pente couverte de végétation et entourée de chemins de circulations, personne ne pense à s’y arrêter. Entre les nombreux arbres et buissons, un espace inoccupé. La végétation dense crée une séparation avec les passants. En essayant d’y pénétrer, je me suis senti happé, comme si les plantes me tenaient par les pieds. Mon intention avec ce projet de PLANES est de construire un espace dans lequel on est retenu.  Un espace qui en retrait de la route et en amont de la Venoge, est pris en tension entre les deux et permet une respiration entre l’un et l’autre.

    Imaginons un plan horizontal entouré de vide, le déplacement est limité puisqu’on tomberait de celui-ci. Invité à ralentir, raccourcir ses mouvements, le corps humain peut prendre 3 positions : debout, assis ou couché. Mais comment traverser ce vide pour accéder à ce plan ?  Un plan oblique se détache et lie l’espace proposé au site dans lequel il est implanté. Le plan oblique est caché puisqu’il est en dessous, ainsi une fois sur le plan horizontal, la sensation de détachement prend possession du corps et peut-être aussi de l’esprit de celui ou celle qui s’y tient. 

     Un plan vertical sur le côté opposé de l’oblique, crée une séparation nette avec la route en amont du projet.  Il imite l’environnement existant des arbres et buissons, mais sépare plus abruptement au lieu de filtrer uniquement.





    Amélie Burgniard


    Habiter un espace
    L’espace se définit par une expérience sensible. Nos sens sont mis en exergue, ce sont eux qui nous guident lorsqu’on déambule dans un environnement.
    A travers PLANES, nous décidons d’intégrer cette notion d’espace dans un environnement donné qui est celui du site de la Venoge, précisément sur la rive gauche. 
    L’idée principale du projet est de permettre à l’utilisateur de ressentir le lieu d’une façon différente où les sensations sont accentuées. Il invite l’usager à ce balader sur un plan horizontal qui s’avance sur la Venoge de 8,94m. Dès lors, il a une nouvelle perception de l’espace puisqu’il marche littéralement au dessus de l’eau, un milieu qui d’habitude, ne permet pas que quelqu’un s’y tienne. 
    Une fine verticale de 7,06m sépare le plan horizontal. Sur cette verticale, une fente de 3cm qui s’évase dans la longueur.
    Antoine a 58 ans et est passionné de bateau. Il a une place de bateau sur la Venoge et il ne manque jamais sa sortie sur le Lac Léman le jeudi matin. L’après-midi il a pris l’habitude de se promener sur cette grande plate-forme horizontale située à côté de sa place de bateau, dans la continuité de l’allée. Ce qu’il aime particulièrement, c’est la fente qui laisse passer un léger vent sur sa hanche lorsqu’il longe la verticale. Il se sent naviguer sur le lac, la Bise lui rappelle le Bornan. Il ferme les yeux, et écoute le bruit de l’eau ; il est comme sur son bateau. Le Soleil illumine la paroi verticale, il ressent cette chaleur au travers. Tous ses sens sont en action.
    Mais est-il possible d’accentuer les sensations de l’usager ? Par exemple, utiliser un autre matériau permettrait-il d’augmenter la dimension sonore du lieu ? 





    Alice Sorg


    Mon intention est de faire abstraction complète de la Venoge et de se concentrer sur la présence des multiples arbres. Mon projet consiste à créer un plan horizontal face à la rivière, de 5,5 m sur 3 m et enveloppé par deux allées d’arbres latérales.
    Cet espace se construit autour d’une fenêtre large de 4,2 m, qui s’élève verticalement, en contact avec la végétation sur ses extrémités. Cette embrasure cadre la vue sur les arbres de la rive d’en face, et masque totalement la vue de la rivière au visiteur, c’est pourquoi la hauteur nécessaire du début de l’ouverture se situe à 1,65 m au-dessus du sol. La distance entre la fenêtre et les arbres de la rive droite opposée est de 21,5 m et le commencement du feuillage cadré se trouve à 1,85 m du niveau de la terre.  
    Après avoir concentré son attention sur la végétation l’entourant, le visiteur peut ensuite découvrir la Venoge par lui-même en accédant à un nouvel espace ouvert sur la rivière, à travers un passage sur la gauche de mon projet, dérobé sous les arbres.
    En outre, peut-on considérer que cette fenêtre introduit un espace intérieur donnant la vue sur un extérieur ?




    Arthur Stepczynski


    Je me suis interrogé sur comment offrir une expérience spatiale à des piétons en balade dans ce parc, ce lieu naturel… Quand est-ce qu'on se trouve dans un espace intérieur ou extérieur ? Qu'est ce qui délimite ces deux types d'espaces? Et comment peut-on jouer sur cette relation ? 

    Au bord de la Venoge se trouve deux sentiers qui la longent parallèlement. Mon projet se situe entre les deux, sur deux niveaux. Lorsqu'un passant se promène sur le sentier le plus proche de la Venoge, l’espace construit, depuis l'extérieur, est une masse. Lorsqu'on y pénètre, on découvre un cube évidé. Grâce au système de lattage du plan horizontal et à l'ouverture sur la Venoge, on peut se demander si cet espace constitue vraiment en un espace intérieur, ou en un espace transitionnel entre deux espaces extérieurs.


    En haut du talus se situe le second sentier qui est dans un grand espace ouvert. Comme dit dans MEASURES et ELEMENT, les arbres font office de parois difficilement pénétrable. Le plan horizontal, juxtaposé au sentier, donne l'impression de pénétrer dans cet espace plus clos pour surplomber la Venoge et offrir une vue dominante. La question du passage d'un espace extérieur à un espace intérieur est encore une fois posée ici.


    Selon moi, il est parfois difficile de distinguer un espace intérieur d'un espace extérieur. La distinction peut être abstraite et dépend donc de son propre ressenti. Les passants sont libres de penser ce qu'ils veulent; tant que les espaces offerts leurs suscitent une réaction qui permet de créer un moment spécifique dans leur promenade. 





    Joanne Rytzell


    Dans la phase PLANES, nous expérimentons le vaste concept d’espace. Etant caractérisé comme un milieu indéfini selon certaines définitions, comment concevoir un espace et par quel moyen établir sa limite? Comment est-il perçu et par qui? Quel est son rapport avec le corps?

    L’intérêt de mon projet consiste à réinterpréter un accès à la rive de la Venoge, en travaillant la circulation et le déplacement des personnes au sein du passage entre le sentier pédestre et la rive.

    En m'inspirant de l'élancement et la grandeur de la protostructure, j'ai créé un mur vertical qui s'adapte à la topographie du site, constitué d'un nouvel escalier et d'une ouverture faisant office de transition entre les deux espaces. 

  • SYNTHÈSE

    Par ROBERT-NICOUD Joanne, 19/12/18


    Dans la phase PLANES, nous expérimentons le vaste concept d’espace. Etant caractérisé comme un milieu indéfini selon certaines définitions, comment concevoir un espace et par quel moyen établir sa limite? Comment est-il perçu et par qui? Quel est son rapport avec le corps? 

    En restant dans le même contexte que MEASURES et ELEMENT, soit le site de la Venoge à St-Sulpice, nous avons ajouté un nouvelle condition particulière à ce lieu qui est une proto-figure fictive imposante, « le noeud » avec d’importantes proportions qui fait maintenant parti intégrante de notre site et nous laisse réfléchir sur la notion d’échelle de notre projet.

    Le noeud qui m’a été attribué est situé précisément sur la zone étudié auparavant, dans une allée de végétation, entre le sentier et la rive, au milieu de l’escalier en béton, lui bloquant partiellement l’accès.

    Mon intention a été de réinterpréter un accès à la rive dû à l’entrave du noeud sur l’escalier en travaillant la circulation et le déplacement des personnes au sein du passage entre le sentier et la rive.

    En m’inspirant de la verticalité, l’élancement et la grandeur démesurée du noeud, j’ai créé un plan vertical débutant à la fin du sentier jusqu’au bord de la rive, affleurant l’escalier et séparant le couloir libre menant à la rive en deux. Sa hauteur atteint la cime des arbres nous donnant une sensation vertigineuse lorsqu’on l’observe depuis le sol.

    Lorsqu’un promeneur se balade le long du sentier et arrive à la hauteur de cette zone dégagée, il est tout d’abord interpellé par ce grand et haut mur en bois puis, il remarque une succession de dalles en porte-à-faux incrustées dans le mur et suspendues au dessus du sol. Curieux de découvrir ce qu’il y a plus loin, il monte sur la marche puis continue de marcher à petit pas le long du mur sur ses étroites dalles juxtaposées, arrivé au niveau de l’escalier en béton il se rend compte qu’il ne peut plus continuer son chemin, car un immense noeud en bois transperce l’escalier et s’élève dans le ciel. Il est donc invité à traverser le plan vertical par une ouverture à sa gauche qui fait office de transition entre les deux espaces. De là, il découvre de nouveaux escaliers similaires aux dalles sur lesquelles il a marché tout à l’heure, il descend finalement ces escaliers pour accéder à la rive et/ou à son bateau.

    Les dalles suspendues créent un plan horizontal sur lequel monter et marcher, elles limitent l’espace, donnent une direction et un rythme au passage, et offre une expérience particulière à l’utilisateur, comme une sensation disproportionnée ou de déséquilibre lorsqu’on est debout le long du plan vertical. 

    Deux ambiances se distinguent dû à la construction et la matérialité du mur. D’un coté la façade est lisse, polie et brillante, de l’autre l’ossature en bois est apparente, moins traitée, rugueuse, poussiéreuse. Les ressentis ainsi que perceptions visuelles et tactiles sont différentes et propre à chaque espace. Les effets ne sont donc pas les mêmes selon les points de vues, c’est pourquoi l’ensemble de mon projet invite la personne à interagir avec, à tourner autour ou monter dessus. 



  • HISTOIRE PLANES

    Par DI NOCERA Emmanuel, 02/12/18

    Hervé, 40 ans, passionné de marche, habite Morges chemin de Rosemont, un quartier bruyant.  Chaque année au printemps, dès qu’il fait de nouveau beau, il sort faire une balade le long du lac.

    Il part le matin de chez lui en direction de Lausanne pour une marche de 13 km qu’il devrait parcourir en 3h.

    Il commence à avoir faim.

    Le marcheur continue 1h : il est bientôt midi quand il arrive vers une zone boisée où coule une rivière - la Venoge. 

    La bise modérée le pousse à continuer son chemin.

    À l’affut d’un lieu à l’abri de ce vent désagréable, l’homme tombe sur une structure avec 3 plans horizontaux en cascade, chacun comme scindés en deux par une brèche.

    Cette dépression longitudinale l’intrigue. 

    Il grimpe sur le premier plan grâce à la souche d’arbre qui fait office de seuil. 

    De là, il remarque que cette sorte de bisse, liée à un écoulement d’eau de pluie, est tapissé de sédiments, de mousse et de champignons. Cette brèche se répète sur les 3 niveaux ce qui lui donne une continuité. 

    Il escalade ensuite les 2 plans qui sont accessibles. 

    Au sommet du 3e, Hervé se retourne en direction de la Venoge. 

    L’homme veut manger, il enjambe la brèche puis s’appuie contre un plan vertical en bois. Là où il s’assoit le terrain est légèrement en pente comme pour amener l’eau en direction de la brèche. 

    Après avoir mangé tranquillement et rangé ses affaires, il redescend et continue sa balade en se demandant si la structure en bois allait peu à peu faire partie intégrante du paysage et disparaître, ne faire plus qu’une avec l’environnement naturel… Aujourd’hui cet espace existe, de part sa matérialité construite.  Est-ce la définition d’un espace éphémère?  A partir de quand de cet espace, il ne restera qu’une trace…?

  • MAQUETTE 1:33

    Par BENKLEY Emily, 02/12/18


    Image Sun Dec 02 2018 17:14:13 GMT+0100 (CET)

    MAQUETTE FINALE EN 1:33


    Luana a 28 ans.

    Elle habite dans un immeuble à Saint-Sulpice.

    Luana va courir, tous les matins, pour décompresser.

     

    Il est 6:30. Luana va courir au bord de la route qui longe la Venoge. Elle arrive à la fin de sa course. La femme cherche un endroit plat où il n’y a pas de voitures.

    Il y a un petit chemin discret, dans la forêt, qui descend vers la rive.

    Luana le prend, jusqu’au bord de la Venoge et voit un mur vertical de 3 mètres de hauteur, qui dévie le chemin vers l’eau. D’un côté du mur, il y a une bouche d’eau usée qui s’écoule dans la Venoge, formant un certain courant.

    De l’autre côté, il a un plan horizontal sur l’eau.

    Luana descend sur le plan horizontal formé d’un plancher en bois, qui vient épouser le sol et se prolonge au-dessus de l’eau jusqu’au mur. Elle avance jusqu’au bout de la plateforme, où elle a une vue sur la Venoge. Luana se repose et détend ses pieds dans l’eau, pour récupérer de sa course. Une fois finie, Elle reprend le chemin dans le sens inverse.

     

    Image Sun Dec 02 2018 17:14:13 GMT+0100 (CET)

    ZOOM DE LA MAQUETTE 1:33


    Le haut mur vertical, constitué de béton, permet de cacher toute visibilité de la bouche d’eau usée, tout en redirigeant le courant qui provient de sa sortie. Puis, le plan horizontal nous donne accès à une zone d’eau plus stagnante, où l’on peut venir y tremper les pieds.

     

    Le tout crée un espace séparé de cette bouche d’eau usée, cependant ouvert sur le reste de la Venoge.

     

    Viendrait-on rallonger ce plan sur l’eau de façon à ce que celui-ci devienne une promenade longeant la Venoge ? Serait-il possible de trouver un moyen pour rediriger l’eau sur une plus longue durée ?



    Image Sun Dec 02 2018 17:59:38 GMT+0100 (CET)

    DETAIL CONSTRUCTIF EN 1:33




    Image Sun Dec 02 2018 23:18:43 GMT+0100 (CET)


    CRASH TEST MUR 1:33