• Coupure solaire

    Par GIL Liran, 03/12/18




                      PLANES_FN_liangil_104

    PLÂTRE, BOIS ET PEINTURE; 1:33


    Entre la rive et la forêt, un ensemble bétonné entièrement dans l’ombre barre le chemin longeant la Venoge du Nord-est au Sud-est. Pour quelle raison une telle masse monolithique a été placée ici ? Quel lien peut-elle bien entretenir avec le lieu initial, où passait alors un chemin ?
    Il ne semble pas que ces surfaces orthogonales soient disposées de la sorte par hasard: les rayons solaires entrent en relation avec l’assemblage d’éléments verticaux et horizontaux en retraçant parfaitement leurs contours. Au centre du plus massif plan vertical, une longue mais fine ouverture créé un autre lien : son emplacement et ses dimensions interceptent certains rayons lumineux pour en laisser passer d’autres. Ainsi, le second élément vertical, si fin qu’il tend entre le matériel et l’immatériel, reçoit une lumière bien précise faisant de ce dernier un élément de la composition spatiale, un outil de mesure et, de par sa composition, un écran lumineux au milieu de la zone ombragée.


     PLANES_FN_lirangil_202         PLANES_FN_lirangil_201


                        PLAN 1:33                                        AXONOMÉTRIE 1:33




                      Image Mon Dec 03 2018 01:07:42 GMT+0100 (W. Europe Standard Time)

    ÉCRAN LUMINEUX, PLÂTRE ET BOIS; 1:33



  • Planes: le seuil

    Par BAUMANN Stan, 03/12/18


    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

                                                                                                            plan horizontale en plâtre

    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

                                                                                                                plan verticale en plâtre

                                                                                                                 

    Dessin planes:


    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

                                                                                                             plan, coupes planes 1/33

    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

                                                                                                                         axo planes 1/33

    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

                                                                                                                     perspective planes


    MAQUETTE PLANES:


    Image Thu Nov 29 2018 14:38:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Dec 03 2018 00:23:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    "la lumière solaire ne savait pas se qu'elle était avant de venir frapper un mur" Louis Kahn

    Ce matin après un long voyage, je me suis retrouvé précipité sur terre. Au-dessus de moi, un plan horizontal à +ou- 2.5 mètres, devant une forêt, derrière un plan vertical qui sort du sol et qui soutient le plan horizontal juste sur un coin. Ce dispositif donne une ouverture de plus en plus grande. C'était donc par-là que moi et mes congénères sommes arrivés. Sur les côtés, se trouvent deux ouvertures. Celle de gauche est très ouverte. Sur ce côté, le plan horizontal est en porte à faux. Beaucoup de mes camarades y étaient agglutinés. En revanche à ma droite, il y avait également une ouverture mais entre moi et mon collègue le plus proche il devait bien y avoir 2 mètres. Un grand espace sombre nous séparait. Il était créé par les 2 plans qui à cet endroit se rejoignent. Mais cette jonction ne laissait aucun de mes habituels voisins s'infiltrer.

    J’étais au seuil. Je faisais partie de ces quelques privilégiés qui, alignés face à cette masse noire formaient une toute dernière ligne, une limite. Même si nous dessinions une belle ligne bien nette, il me semblait que l'obscurité n'était pas directement face à moi. Je sentais qu’il y avait quelque chose entre nous. Je ne sais pas exactement quoi. Je ne pourrais dire précisément non plus où était le point de rupture entre le noir total et nous.

    Les passants qui longeaient la Venoge, traversaient tous par ce tunnel et passaient soit de l'obscurité à la lumière, soit le contraire. Ils avaient donc le pouvoir de passer de ces 2 univers totalement opposés et différents. Je trouvais étrange que personne ne le faisait de la même manière. Certains semblaient préférer l'ombre et y restaient un moment comme pour s'accorder un instant de fraîcheur avant de subir à nouveau notre chaleur. D'autre s'y précipitaient pour se retourner parmi nous le plus vite possible. D'autres encore ne semblaient même pas avoir remarqué qu’ils venaient de passer d'un univers à l'autre. Incroyable n'est-ce pas ? Peut-être que l'obscurité et la lumière ne sont pas si différentes ? Qui sait?...

    Nous avons poursuivi notre journée en nous déplaçant sans relâche. Parfois, nous occupions majoritairement l’espace créé par ces 2 plans parfois minoritairement. J'en profitais pour continuer à observer les gens. Durant toute une journée, pas une personne n'a franchi ce seuil de la même manière. Puis petit à petit, nous nous sommes retirés de ce tunnel. Je ne saurais comment le décrire. Nous sommes partis. A ce moment-là, je me suis à nouveau retrouvé au milieu d’une masse homogène que mes semblables et moi nous avons l’habitude de former.


    texte narratif d'un rayon de soleil face à mon planes

  • Plan comme lien

    Par HOSENEDER Phil, 02/12/18

    En essayant de lier les deux côtés de la rivière, je me suis rendu compte que j'exigeais des choses par mon projet : je ne voulais pas qu'il soit seulement un lien entre deux côtés d'une rivière, mais je voulais aussi qu'il soit lié à l'emplacement. J'ai donc choisi de condenser la surface de mon plan et la structure qui le porte là où le temps avait condensé la terre, et de cette façon laisser transiter au milieu des bateaux. Ce que je veux obtenir en ajoutant mon plan au dessus de la Venoge, c'est une opportunité de parcourir ce lieu d'une manière alternative. Mon plan n'est donc pas une séparation, mais plutôt un lien entre deux espaces. Je n'ai donc pas utilisé de plans verticaux et horizontaux, mais un unique plan oblique et symétrique.



    Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)      Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)  



    Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)



    Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)      Image Sun Dec 02 2018 15:33:59 GMT+0100 (ora solare Europa occidentale)    










  • une topographie habitée

    Par ABDELHADY Malak, 02/12/18


    La Venoge à ma gauche,                                                                            

       une forêt sombre, inaccessible, à ma droite.


    J’avance, tout droit, dans cet espace restreint qui s’offre a moi. 

    Une forme de chemin qui s’est tracé naturellement par les multiples fréquentations des personnes.  

    Instinctivement, je longe la rivière, suit le chemin rectiligne, sans nécessairement me préoccuper de ce qui m’entoure. Rien ne change: le paysage me paraît monotone, constant, les mêmes arbres la même rivière se prolongent à l’infini.    

      Néanmoins, en relevant la tête, mon regard est attiré par un mince chemin qui s’infiltre vers la forêt. J’avance dans cette direction, me faufile entre les arbres, et plonge dans cet espace sombre, privé de la lumière solaire par l’épaisse canopée. En effet, je pensais trouver là un espace relativement étroit mais, à ma grande surprise, je deviens spectateur de cet immense espace dense et verdoyant. 

    La rivière disparue, l’espace a radicalement changé. A ma droite, une rangée de piliers de bois se tenant debout, filtrent la lumière. Ainsi, l’espace semble être clôturé. Néanmoins, il respire, communique avec l’environnement qui l’entoure.  Chaque pas vers l’avant me donne quand même une lueur, un aperçu de l’espace duquel je me suis déconnecté.

     De plus, mon rapport avec le sol change. Le plan horizontal sur lequel je me trouve semble être froissé, subissant les contraintes de la nature, suivant la topographie irrégulière du sol. Les mouvements ascendants et descendants qui se forment sur le béton impliquent des perceptions contrastées: de la vitesse à la descente et de l’effort physique en remontant. Je devient soudainement plus conscient du poids de mon corps sur ce plan incliné en faisait l’effort de maitriser cette instabilité tout au long de la promenade.

    Image Mon Dec 03 2018 08:33:23 GMT+0100 (CET)


              plan_ coupe_elevation 1:33


    Image Mon Dec 03 2018 08:33:23 GMT+0100 (CET)


    Perspective 1:33





    Image Mon Dec 03 2018 08:33:23 GMT+0100 (CET)


    Axonometrie 1:33


    Image Sat Dec 01 2018 23:49:53 GMT+0100 (CET)




    Image Sat Dec 01 2018 23:49:53 GMT+0100 (CET)


    Image Sat Dec 01 2018 23:49:53 GMT+0100 (CET)                  Image Sat Dec 01 2018 23:49:53 GMT+0100 (CET)




















  • Planes: Dualité

    Par DEVAUD Angélique, 19/11/18


    Image Sun Dec 02 2018 22:51:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1:33, maquette de planes, plane horizontal (22x15), plan vertical (17.7x15) sur l'axe xyz.



    Le noeud xyz est implanté sur les rives de la Venoge.


    Le long de cette promenade en milieu sauvage, non urbanisée et éloignée des constructions humaines, le promeneur est confronté à deux planes qui se dressent face à lui: un plan horizontal, qui se trouve à hauteur d’oeil, et qui est relié à un plan vertical. Ils décomposent l’espace en deux, déterminant une limite physique et visuelle, ce qui crée une dualité entre ces deux superficies. 

    Sur le dessus, un plan libre s’ouvre sur l’environnement sans cadre liminal vertical. Seul la superficie horizontal délimite l’espace pour créer une zone lumineuse et ouverte, mais difficile d’accès de par sa hauteur. En dessous, les planes verticales et horizontales créent un interstice plus exigu et sombre, où la hauteurs est réduite. 

    La rencontre entre le promeneur et les planes se fait d’abord visuellement, puis physiquement. Il ne peut y échapper, ni les contourner. Pour poursuivre la promenade, il lui faut inévitablement interagir avec. Le promeneur doit choisir quel espace il préfère emprunter afin de continuer son parcours.

    Entre ces deux mondes, le mouvement est mis à l’épreuve par l’architecture de ces espaces, tant physiquement que sensoriellement. Les zones peuvent être perçues comme une continuité du passage, une simple traverse ou alors, elles peuvent peuvent devenir des lieux d’abstraction où le promeneur s’arrêtera un certain temps pour y vivre une expérience.



    Image Sun Dec 02 2018 23:05:49 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1.33, premier plâtre du plane horizontal, noeud fait avec du savon.


    Image Sun Dec 02 2018 23:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sun Dec 02 2018 23:09:24 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1.33, moule et plâtre test du plane horizontal.



    Image Sun Dec 02 2018 23:22:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)                                                                                                                     1.33, plan en contexte et axonométrie des planes.



    Image Sun Dec 02 2018 23:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1.33, maquette sur l'axe xyz.