• PLANES : TEXTE

    Par CHALARON Anouk, 19/11/18

    « C’est un trou de verdure où chante une rivière » Arthur Rimbaud, Le dormeur du val



    Derrière le pont étroit, seul liant des rives jumelles,

    Tombe un vieil escalier sur les racines fuyantes

    D’arbres se hissant péniblement comme sur une tonnelle.

    Il fait froid et sombre sous cette voûte écrasante.



    Longeant la berge calme des eaux vagabondes,

    Ayant pour unique chemin cette percée,

    Entre la rivière et sa lisière qui se répondent,

    Soudain je veux tout inverser.



    Je vois la ravine se vider de son fluide

    S’élevant en un mur cette fois perceptible

    Le long du sentier dès lors moins visible.

    Ce n’est plus l’horizon mais ce plan qui me guide.



    Je vois les bois faiblir et se confondre au sol.

    Il ne reste d’eux qu’un semblant d’échiquier,

    Confus et irrégulier, que des yeux à peine on survole.

    Il ne reste d’eux que le plan aérien de leur densité.


    Plus sérieusement maintenant...


    Comment l'Homme perçoit-il l'espace sur le site? Telle est la première question que je me suis posée pour cette nouvelle phase qu'est PLANES. Etant donné l'ampleur du questionnement ainsi que ses caractéristiques très individuelles et personnelles, je ne développe ci-dessous que mon point de vue, mon ressenti et n'essaie en aucun cas de généraliser ou banaliser le sujet. Voici donc ma façon de répondre à cette question.

    J'ai perçu le fait que l'Homme, dans ce contexte, subit deux contraintes menant au même résultat : Il ne peut que changer de sens sur le chemin lors de son déplacement. S'il souhaite tout de fois changer d'orientation, il devra subir un "changement d'état". Aussi, j'entends par ces termes une modification de la relation qu'il entretient avec l'espace.

    La Venoge forme certes un plan horizontal mais elle crée une frontière au niveau de la rive qui empêche toutes personnes de faire route en direction de la rive voisine sans plonger dans l'eau où prendre le bateau. On a ici une première contrainte qui incite donc le promeneur à longer la berge. 

    Ensuite, les arbres, étant donné leur hauteur, forment comme une multitude de plans verticaux. Celui qui souhaite traverser la forêt devra subir les branches, les racines, les ronces et autres végétaux rédhibitoires à une marche sans encombres. C'est là qu'on comprend la seconde contrainte qui encourage donc le passant s'astreindre au sentier tracé.

    Afin d'exagérer le phénomène, j'ai donc effectué une "inversion" des plans, ce qui permet de mettre en évidence la singularité de chacun des éléments étudiés (la rivière et la forêt) et d'appréhender de façon plus flagrante leur impact sur l'Homme et sa façon d'être (être au sens de vivre, d'expérimenter physiquement) sur le site.


  • PLANES: maquette finale

    Par CHALARON Anouk, 19/11/18

    · Maquette finale de planes : 1:33


    - Le plan strié représente un redressement de la Venoge à l'état de plan vertical.

    - Le plan quadrillé représente un écrasement de la forêt à l'état de plan horizontal.

    - Le noeud est utilisé comme point exemple d'une position que le promeneur pourrait adopter sur le site comme le montre ma perspective. 

    - Les axes horizontaux et verticaux sont dirigés Nord-Sud, et Est-Ouest.



    Image Mon Nov 19 2018 14:11:17 GMT+0100 (CET)

    Image Mon Nov 19 2018 14:11:17 GMT+0100 (CET)Image Mon Nov 19 2018 14:11:17 GMT+0100 (CET)

     

  • PLANES : plan horizontal

    Par CHALARON Anouk, 19/11/18

    · plan horizontal du planes: 1:33 

    Toutes les mesures concernant le dimensionnement du bois ont été faites à partir l'élévation du planes. 


    Image Mon Nov 19 2018 14:05:02 GMT+0100 (CET)




  • Planes

    Par DEVAUD Angélique, 19/11/18


                      Image Mon Nov 19 2018 11:54:07 GMT+0100 (Central European Standard Time)


    Le noeud xyz est implanté sur les rives de la Venoge.

    Le long de cette promenade en milieu sauvage, non urbanisée et éloignée des constructions humaines, la personne qui se promène va être confronté a deux surfaces planes, premièrement visuellement, puis physiquement. 

    Ces surfaces se dressent devant le promeneur; il ne peut ni y échapper et ni le contourner. Pour poursuivre la promenade, il faut alors interagir directement avec ce plan. 

    Le plan horizontal se trouve à hauteur d’oeil. Relié au plan vertical, il crée un espace tant sur la surface plan qu’en dessous. Le dessous, lieu souvent négligé par l’oeil, laisse apparaitre un espace entre le plateau et la surface principale. Cet espace est plus exigu et sombre que celui sur la surface et interagit avec le plateau. Une presque limite vient indiquer au marcheur la dualité. 

    Face à cet indicateur, le promeneur choisit alors quel espace il préfère emprunter afin de continuer son parcours. 

    Les deux espaces se confrontent : la surface supérieure est agréable et lumineuse mais difficile d’accès par son élévation; le dessous est une zone peu exposée et basse, ce qui crée un espace confiné pouvant déranger.

    Entre ces deux mondes, ces deux espaces, le promeneur choisit celui qu’il préfère emprunter. Les zones peuvent être perçues comme une continuité du passage, lieux où l’on passe à travers pour continuer son chemin et où les espaces deviennent des obstacles, ou alors peuvent devenir des lieux d’abstraction où le promeneur s’arrêtera un certain temps pour y vivre une expérience.





    Image Mon Nov 19 2018 11:54:07 GMT+0100 (Central European Standard Time)                         Vue depuis la forêt, échelle 1:33.



    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Moule du plan vertical, réutilisé deux fois, 1:33. 




    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Premier test en plâtre du plan vertical, 1:33.




    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Premier test plâtre du plan horizontal, noeud moulé à l'aide de savon dur, 1:33.




    Image Mon Nov 19 2018 12:10:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


  • PLANES: PERSPECTIVE

    Par CHALARON Anouk, 19/11/18

    · Perspective du Planes: 1:33



    Image Mon Nov 19 2018 11:59:58 GMT+0100 (CET)