• Perte des sens

    Par MICALE Ilaria, 13/11/18







    PLANES

    noun

    1. a flat surface on which a straight line joining any two points on it would wholly lie. "the horizontal plane"  synonymes : flat surface, level surface 

    Il ne semble pas y avoir de prérequis quant à la création d'un plan, pour autant que cela reste une surface. On se demande donc ou se trouve sa limite, un plan reste-t-il un plan s'il a la possibilité de bouger? 

    Nous marchons le long de la rive, quand d'un coup, à notre coté se dresse un plan vertical longeant le long de la Venoge. Créant une séparation entre terre et eau, on se sent enfermé dans le chemin et on a envie de voir au delà, se ressourcer.

    Nous avançons, cherchant une ouverture, mais il ne semble pas y en avoir une, on n'entend plus les bruits de l'eau, la lumière du soleil diminue. Autours de nous tout devient terne et sombre. Alors en essayant de s'enfuir de ce tunnel, bordé d'un coté de la forêt et de l'autre un mur, nous tâtons ce dernier.. et comme par magie il bascule sur l'eau et la vue est à nouveau dégagée. On peu enfin respirer.
    Ce plan horizontal semble avoir disparu, mais en fait si nous avançons en direction de l'eau de quelques pas, on le retrouve sous nos pieds. 

    Finalement, ce plan qui était vertical est devenu horizontal, un plan reste donc un plan même s'il a la possibilité de bouger. 



       Image Sun Dec 02 2018 16:31:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)                  Image Sat Dec 01 2018 22:51:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Image Sun Dec 02 2018 16:31:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Angoisse, le promeneur est coincé dans le sentier (en blanc), devant lui se dresse un mur. Comment se libérer? 


    Image Sun Dec 02 2018 16:53:41 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Ouverture, il remarque qu'en poussant le mur celui-ci tombe sur la Venoge créant une ouverture et un sentiment de liberté. Le promeneur peut à nouveau respirer. 



    Image Wed Nov 28 2018 11:29:40 GMT+0100 (CET)






  • Tension spatiale

    Par LERJEN Mike, 12/11/18

    La Venoge. Nous nous promenons au bord de ses méandres un après-midi d’automne ou d’été, quand soudainement surgissent au loin, deux silhouettes planes, l’une verticale placée entre rive et rivière et l’autre horizontale se dressant au-dessus de l’eau. Nous nous en approchons bien malgré nous, en continuant notre balade et, petit à petit, l’une d’elle disparait pour ne laisser place qu’à l’autre, haute, imposante, blanche et froide. Nous ne sommes plus qu’à quelques mètres et nous remarquons une ouverture dans ce plan verticale si grand et étonnant. Ce n’est pas tout, la partie découpée dans ce plan pour créer cette ouverture n’a pas simplement disparue, elle semble avoir été déplacée d’un mètre à peine sur la rive, créant une sorte de couloir prêt à nous aspirer. Nous nous approchons et au travers de l’ouverture nous apercevons la seconde silhouette que nous avions perdu de vue plus tôt. Nous nous accroupissons afin de pouvoir nous faufiler au travers.

    Soudainement, l’espace change, il semble se refermer, nous étouffons. Cette tension nous engloutis et semble nous submerger. Au loin, la lumière nous guide et nous pousse à continuer notre chemin. Nous avançons, petit à petit dans cette position demie accroupie désagréable pressant un peu plus chaque pas pour sortir de cet espace si contigu. Le répit est proche, il ne nous reste plus qu’à pousser sur nos jambes pour nous redresser et enfin, nous avons traversé, nous relevons le buste, nous respirons à pleine poumons et nous observons. L’espace s’est réouvert, son rythme nous pousse à avancer, à l’explorer. Nous faisons quelques pas sur cette surface, nous nous approchons du bord de ce plans et nous nous sentons comme voler sur cette venoge que nous ne faisions que contourner jusqu’à présent



    Image Sun Nov 18 2018 17:06:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sun Nov 18 2018 17:06:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)      Image Sun Nov 18 2018 17:06:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sun Nov 18 2018 17:06:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sun Nov 18 2018 17:06:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)






  • SEMAINE 9: LE RAPPORT AU LIEU

    Par DUCHASTELDEMONTROUGE Victor, 12/11/18

                        UNE APPROCHE

    Tout constructeur est, à un moment donné de son processus de création, confronté au dilemme suivant : comment lier cette nouvelle architecture au lieu d’implantation? En effet, il faut déjà admettre que construire sur un site implique forcément la destruction–ou du moins la transformation—d’un antécédent. Dès lors, plusieurs itérations possibles s’offrent à nous. Il y a, entre autres, la voie radicale, celle qui fait table rase afin de remplacer ce qui était par quelque chose que l’on juge considérablement supérieur, adopté par exemple par Le Corbusier dans son plan voisin pour Paris dans les années 1920. Ou bien, on peut chercher à s'intégrer, s'inscrire au lieu et donc tirer profit de ses qualités pour le rehausser davantage. C’est notamment ce qu’a fait Frank Lloyd Wright avec une architecture organique dans la grande majorité de ses réalisations et plus particulièrement dans le Fallingwater.

    Observons un détail d’escalier de cette maison, suspendu à la dalle principale et surplombant un plan d'eau.

     

                   Image Mon Nov 26 2018 23:39:25 GMT+0100 (Central European Standard Time)

                    Frank Lloyd Wright, Fallingwater, 1935, Mill Run, Pennsylvania, USA. Coupe significative (1)                                                                                Il y a une grande impression de légèreté qui produit une sensation de concordance entre le                                                                                          créé et l'existant.                                     

                            

                   

                        UNE RÉALITÉ

    Poursuivant les explorations des phases précédentes sur la notion d’équilibre et intégrant l'approche de Wright, il a été question de concevoir une revalorisation du site. Celui-ci constitue un terrain vague, recouvert de troncs morts et d’innombrables branches, au lieu précis où débute le corridor naturel se prolongeant jusque dans les profondeurs de la forêt.

    L’élément horizontal est constitué de plâtre; il s’agit d’un plane marquant le plan Oxz sur lequel l’humain, bipède, se déplace le plus aisément. Les éléments verticaux, d’une matérialité autre, sont des éléments ponctuels altérant la spatialité de ce premier. Ils créent un intérieur et un extérieur. Placés dans ce corridor naturel, ils le segmentent, et produisent un espace intermédiaire entre Venoge et forêt. De part et d’autre, la végétation marque le seuil complémentaire refermant entièrement l’espace.

    Le lieu est créé. Le passant, à la recherche d’un lieu de repos y entre. Il s’assied, s’adosse contre la paroi verticale et observe la forêt environnante. Il l’observe davantage et oublie la structure qui l’entoure. Se levant, il contourne la paroi opposée et s’aventure dans les profondeurs de la végétation.



    Image Wed Nov 28 2018 18:57:55 GMT+0100 (Central European Standard Time) 
                                             Axonométrie et plan - échelle 1:33



     

    Image Wed Nov 28 2018 18:38:42 GMT+0100 (Central European Standard Time) 
                                                        Coupes - échelle 1:33
                                                        




    Image Wed Nov 28 2018 18:38:42 GMT+0100 (Central European Standard Time)

                                             Perspective





    Image Wed Nov 28 2018 19:00:27 GMT+0100 (Central European Standard Time) 

                                             Vue en élévation - maquette échelle 1:33 

                                                     



    Image Wed Nov 28 2018 19:17:39 GMT+0100 (Central European Standard Time) 
                                                        Vue aérienne - maquette échelle 1:33





    Image Sun Dec 02 2018 14:19:56 GMT+0100 (Central European Standard Time) 
                                             Détail des noeuds supplémentaires - maquette échelle 1:33





                        BIBLIOGRAPHIE:

    • (1): Bruce Brooks Pfeiffer, Yukio Futagawa, Frank Lloyd Wright Preliminary Studies 1933-1959, A.D.A EDITA Tokyo, 1987        





  • Encadrement

    Par BLANC Pauline, 12/11/18


    C’est l'idée d'encadrement qui a lancé le projet. Trois arbres « encadrent » un espace. Ce terme, qui nous vient directement à l’esprit sur place, est très intéressant car il implique une notion de cadre. D’un point de vue cinématographique, on « cadre » un plan. Le plan fait donc son apparition de manière logique avec la disposition des éléments sur le lieu. Marcio Kogan, réalisateur et architecte, s’est intéressé à cette notion de plan cinématographique dans son architecture, créant des espaces qui cadrent le paysage avec des proportions très précises, rattachées à la vidéo. Si on se place sur la pointe de mon plan horizontal, celui-ci et les deux plans verticaux créent un nouveau plan, au sens cinématographique du terme, en reprenant cette liaison intime avec les proportions 16:9 du plan au cinéma. Cette partie du plan, extérieur aux arbres, flotte au-dessus de l'eau. Depuis ce point, l’espace tridimensionnel entre les trois plans s’aplatit en un seul plan en deux dimensions. Lorsque qu’on rentre entre les trois arbres, on redécouvre la troisième dimension de l’espace entre ces plans. On vit l’image et on la perçoit sous un nouveau jour, comme si on rentrait dans un écran. Une fois à l'intérieur, si on se tourne vers la rivière, elle est elle-même cadrée en 16:9. Peut-importe l'emplacement du visiteur dans ces plans, il sera toujours confronté à l'espace tridimensionnel dans lequel il se tient, et à un plan bidimensionnel défini par un cadrage cinématographique.

    La notion de volume et de dimension a dirigé mon étude. Ce volume est déterminé par la lumière. En effet, deux plans verticaux sont dressés côté est et ouest, avec des ouvertures de tailles différentes inscrites dans chacun des plans. Le volume de l’espace semble varier à travers la journée et inscrit la temporalité dans le plan.



    Image Mon Nov 19 2018 01:52:09 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Jeu de lumière - Matin



    Image Mon Nov 19 2018 01:52:09 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Jeu de lumière - Après-midi


    Le jeu de lumière et d’ombres créé par les barres de bois des plans verticaux projète l’idée de mes plans vers le plan de cinéma. Ces plans verticaux sont les éclairages de notre plan général (observable depuis la pointe du plan horizontal). La lumière est filtré par le feuillages des arbres et par les barres de bois avant d’atteindre l’espace encadré.

    Ce projet lie le cinéma à la réalité, immergeant l’homme dans un espace particulier, perceptible en dimensions différentes d’après sa position entre les plans.



    Image Mon Dec 03 2018 00:44:57 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Marcio Kogan of Studio MK-27, Canal House, Miami, 2017, Encadrement du paysage perçu depuis le séjour

  • Planeground

    Par HAUSEL Anna, 12/11/18

    STEP 1

    The Theoretical:


    Fixating on Space 1Fixating on Space 2 Fixating on Space 3Fixating on Space 4


    STEP 2

    The Visual:

    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)


    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)


    STEP 3

    The Physical:

    Part I

    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)


    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)                           Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)

    Part II 

    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)

    Image Wed Nov 28 2018 12:40:04 GMT+0100 (CET)