• PLANES

    Par Glassey Margaux, 20/11/18

    Week 1:

    Pour ce début de projet Planes, l'idée était de ressortir de mes projets : Measures et Elements une condition horizontale et verticale. Je souhaitais continuer à explorer d'une façon différente "la traversée", ou plutôt l'illusion d'une traversée qui peut être créé par un effet d'optique ou par l'accès visuel à l'autre rive.

    Lors de mes recherches, je me suis souvenue d'un lieu visité lors de vacances en Norvège qui m'avait intéressé, le "STEGASTEIN". Une passerelle de 30m réalisée par deux architectes norvégiens (Todd Saunders & Tommie Wilhelmsen) donnant sur un fjord d'une profondeur de 650m. Lorsqu'on s'avance sur cette passerelle on croirait pouvoir traverser jusqu'à l'horizon qui se dessine face à nous. Mais après 30m on se retrouve face à une verticale (oblique) qui nous stoppe dans nos rêveries et mène notre regard dans les profondeurs de ce fjord. Un rapport au sol et au vide se crée. Sans trop dénaturer le paysage, de par les matériaux utilisés, ils ont réussi à nous faire vivre une expérience curieuse et époustouflante.



    Image Mon Nov 19 2018 23:37:14 GMT+0100 (CET)

    Stegastein, vue depuis la route sinueuse ( photo personnelle )



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    Stegastein, vue depuis la vitre donnant sur le vide ( photo personnelle )



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    Stegastein, vue depuis la passerelle ( photo personnelle )


    J'ai donc décidé de m'inspirer de cette référence et de faire une première maquette reprenant les mesures de mon pont et la longueur des 13 pas, qui lors de la phase elements permettaient l'accès visuel sur l'autre base du pont. L'idée était donc de donner l'impression d'une traversée réalisable avec l'aide d'une petite pente de 1 degré créant encore plus l'illusion, pour au final la rendre impossible avec la verticale qui nous faisait revenir sur terre en nous donnant un rapport direct au sol. La direction de cette structure était celle d'Evian, (153 degrés SE).



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    Week 2 :

    Lors de la deuxième semaine, il m'a fallu m'éloigner de cette référence qui était trop présente dans ma première idée de projet. Je me suis intéressée aux "HA HA" walls, ces murs qui séparent des jardins en deux afin de leur donner une utilité différente par un simple fossé les séparant. La terre des deux côtés est à la même hauteur, on a donc l'impression de voir une continuité du terrain. Ceci reprend bien l'idée première d'une illusion.


    J'ai exprimé mon idée seconde au travers d'un texte basé sur le ressenti d'un promeneur :

    "En se promenant sur les bords du Léman, un promeneur est soudain interpellé par une structure érigée dans l’axe de l’eau, dont la direction semble pointer quelque chose en particulier. Qu’est-ce que cela peut-il bien-être ? Qu’y a t-il de l’autre côté de cette étendue d’eau ?. Tout en s’interrogeant il se déplace afin d’étudier cette construction étrange, faite de bois et s’inscrivant naturellement dans le paysage, en raison de sa matérialité et son ancrage dans la Terre.

    Se déplaçant encore pour se positionner dans son axe, il réalise alors la perspective qui lui est offerte et son regard longeant la structure se pose sur l’autre rive… c’est là que son interrogation première trouve réponse… Evian. Hypnotisé par cet horizon lointain, il quitte le sol terreux et suit le chemin indiqué par les lattes de bois le poussant par une pente légèrement ascendante à braquer son regard sur d’Evian. A cet instant, il en oublie même que la structure ne fait en réalité que quelques mètres et se met à imaginer qu’il rejoint l’autre rive grâce à ce ponton.

    Tout en avançant, cette visualisation de la traversée est grandissante, jusqu’à ce qu’arrive son treizième pas.

    Il est alors face à un obstacle, un fossé formé par deux verticales qui rendent son évolution impossible et qui le replonge immédiatement dans la réalité du lieu. Il réalise alors qu’il a été dupé par l’inclinaison et la continuité de la structure, que cette traversée n’était qu’illusion. Cependant, intrigué par l’autre côté du fossé, et se demandant qu’elle peut être l’utilité de prolonger cette passerelle si elle ne mène à rien, il décide de poursuivre l’expérience. D’une enjambée, il brave le fossé et se retrouve sur un socle situé en surplomb des premières vaguelettes venant se casser sur la plage. Face à lui le Léman, un seuil millénaire qui le sépare d’Evian.

    Debout sur ce point de vue, il prend conscience qu’il s’agissait d’une illusion ayant le rôle de guide vers ce point de vue majestueux. Il en oublie rapidement la tromperie et profite le temps d’un instant de cette vue et du rapport particulier que son corps a avec la nature environnante. Puis, tournant le dos au Lac, il repasse le fossé lestement pour regagner la terre ferme."

     


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    week 3 :

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  • ELEMENTS: La Traversée

    Par Dias Pinto Joana, Glassey Margaux, 21/10/18

     " L'Etude porte sur la relation du corps d'un passant avec le pont et l'environnement, ainsi que de sa façon de visualiser et vivre sa traversée. Ce n'est qu'au treizième pas que s'ouvre l'accès visuel à l'autre rive. Les trois marches conçues à une des extrémités du pont permettent l'élévation nécessaire afin d'avoir une vision complète de la traversée entre les deux rives. Cet élément agit donc comme un obstacle sur le pont qui interroge le passant sur son utilité et lui donne l'envie de le découvrir et vivre l'expérience qui relie les deux terres d'un simple regard."                

                    

                Image Sun Oct 21 2018 19:12:44 GMT+0200 (CEST)                                            

    Les treize pas donnant l'accès visuel à l'autre rive              


                                       


    Image Sun Oct 21 2018 19:12:44 GMT+0200 (CEST)

        La vision de la fin du pont après treize pas 




      Image Mon Oct 22 2018 20:37:28 GMT+0200 (CEST)

      Dessin de l'élément : 1:33 et 1:3




    Image Mon Oct 22 2018 20:37:28 GMT+0200 (CEST)


    Axonométrie de l'élément au 1:3


               


    Image Sun Oct 21 2018 19:12:44 GMT+0200 (CEST)

    Moule de l'élément au 1:3




    Image Sun Oct 21 2018 19:12:44 GMT+0200 (CEST)Image Sun Oct 21 2018 19:12:44 GMT+0200 (CEST)

       Moulage de l'élément au 1:3 sous divers angles 





    Image Wed Oct 24 2018 18:43:01 GMT+0200 (CEST)


    Elément sur le site, 1:3





    Image Wed Oct 24 2018 18:43:01 GMT+0200 (CEST)


    Elément sur le site, vue depuis l'extrémité "Préverenges" du pont, 1:3






      




                                               

























  • MEASURES: Contraste entre deux terres

    Par Dias Pinto Joana, Glassey Margaux, 12/10/18

    "Il existe un lien entre deux terres scindées par l’eau. Positionnés face à face, ces deux lieux tant différents de par leurs courbes et leur nature montrent un déséquilibre entre le pont et son environnement."


                                                Image Fri Oct 12 2018 19:23:05 GMT+0200 (CEST)

                                                (photo prise avec un drone )


    La Venoge est une rivière prenant sa source à l'Isle. Le long de sa route, elle va ponctuellement faire office de frontière entre deux communes, jusqu'à atteindre le lac Léman. Le pont passant au-dessus de celle-ci relie St-Sulpice à Préverenges.


    Le seuil choisi comme limite "terre-eau" est le pont. Celui-ci surmonte l'obstacle qu'est l'eau et relie une terre à l'autre. Il est au coeur de la démarcation entre ces deux éléments. Ses bases résident dans le sol tandis que sa voute est élevée au-dessus de la rivière. 



                     Image Fri Oct 12 2018 19:23:05 GMT+0200 (CEST)                 

              Dessin de notre seuil et du détail aux différentes échelles : 1:300, 1:33, 3:1

                     


    Le quadrillage est la méthode de mesure choisie pour la réalisation de notre planche de dessin. L'utilisation de photos a été nécessaire afin d'étudier la zone pré-définie avec précision.




             Image Fri Oct 12 2018 19:23:05 GMT+0200 (CEST)Image Fri Oct 12 2018 19:23:05 GMT+0200 (CEST)

             Moule et moulage au 1:300



    Le contraste entre le pont et son environnement est exprimé par la courbe de l'eau et celles de la terre qui diffèrent aux abords de celui-ci.  


                                                                    Image Fri Oct 12 2018 19:23:05 GMT+0200 (CEST)

                                                                    (Détail au 3:1)


    Cette pierre, côtoyant la rivière et le pont, crée une tension avec ce dernier à travers l'espace infime qui les sépare. Ceci illustre la relation du pont avec son sol.




                 Image Sat Oct 13 2018 12:08:41 GMT+0200 (CEST)           Image Sat Oct 13 2018 12:08:41 GMT+0200 (CEST)   

                 Moule et moulage du détail au 3:1