Planes_Week 2

Par Rossier Valérie, 29/11/18

Texte d'intention


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Emergent du sol, planté au milieu de la végétation s’élève le carrefour des vents.

Placé sur l’axe des trois vents de la Venoge : Le vent blanc, le Bornan et la Bise. Ce sont trois murs courbés dont les ouvertures, le temps d’un moment, accompagnent les vents dans leurs chemins.

Vue du ciel, la forme de ces murs rappelle une spirale, un trou noir, ou encore les pétales d’une fleur.

Ce carrefour, le visiteur l’aperçoit au loin, s’approche, et finit devant ces trois murs s’élevant vers le ciel.

Leur hauteur empêche justement le visiteur de voir l’intérieur. 


Ils sont tous différents, leur hauteurs et leur épaisseur varient. Comme si ces murs droits et fixes étaient doucement entrain de pousser parmi la flore. 

Leurs courbures invitent à l’exploration.

Pourtant, on y rentre difficilement. Les murs épais contraignent le visiteur à entrer dans l’espace Le passage est étroit. On peut même tomber sur une impasse.


Une fois à l’intérieur, le corps est à nouveau maître de ses mouvements, comme libéré. Pourtant, ce dernier se trouve au milieu du carrefour et de ses hautes paroles, il n’est pas si libre pour finir… On y ressort comme on est venu et on emporte avec soit un souvenir visuel mais aussi corporel. 


Le visiteur et le vent ont parcouru un chemin commun. Sinueux et libérateur.


Cette expérience amène à réfléchir à l’impact d’un élément sur le corps ainsi que le jeu de cette relation. 


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