• PENCHÉ_Expérience de la pente

    Par Ciak Laura, Panarese Remo, Robbins Jean-Luc, 17/12/19

    Imaginons l'expérience qui serait celle d'une personne empruntant les différents plans (conditions horizontales) conçus. Qu'est-ce que cela procure de marcher sur un plan penché, et haut perché ?


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    Appartement de Claude Parent, Neuilly-sur-Seine


    Cette notion de plan incliné a été mobilisée par Claude Parent, notamment pour son propre appartement à Neuilly-sur-Seine.

    « Le corps intervient par une sensibilisation plus intense à la notion de gravité. Le poids de l’homme est ressenti, est exprimé sur une pente même en station immobile, car il faut mécaniquement réaliser un effort musculaire pour conserver dans ce cas son équilibre. Cette prise de conscience du corps, même dans l’immobilité, prend une acuité bien plus grande dans le déplacement sur les rampes ».

    Claude Parent, Vivre à l’oblique


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    Claude Parent explique avec précision la sensibilisation d’un être humain marchant sur un sol penché. Il parle de la force de gravité qui agit de manière différente et par conséquent de l’effort musculaire qui se produit dans notre corps qui cherche l’équilibre.

    Un exemple nous nous avons pu faire l'expérience est donné  par l’arrête du métro Lausanne-Gare, en centre-ville de Lausanne. Nous faisons face à un sol d'une pente de 11.5%, obligeant à un repositionnement du centre de gravité du corps.


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    Arrêt de métro, Lausanne-Gare


    Nous pouvons également nous imaginer qu'une personne marchant sur le plateau supérieur ressentira non seulement la force gravitationnelle changer à cause de la pente du sol, mais aura aussi un sentiment de vertige dû à la hauteur du plan et à sa pente. Cette expérience peut être rapprochée de celle vécue en haut d'un plongeoir.


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    Plongeoir de Thonon les Bains

    De plus, le fait d’être sur une petite surface délimitée, sans rien autour, nous mènera à une expérience spatiale particulière : celle privilégiée d'avoir atteint une vue dégagée, mais aussi le sentiment d’être à la limite d'un monde et entouré de vide.




  • PENCHÉ_Ancrer

    Par Ciak Laura, Panarese Remo, Robbins Jean-Luc, 17/12/19
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    Ancrages au sol et à la protostructure : stratégies linéaires et ponctuelles



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    élévation, perspective, axonometrie



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    plan


  • FANTÔME - Choix des Triangles

    Par Forster Mathilde, Makas Ilayda, Tajana Marvin, 16/12/19


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  • ENTRELACÉ_Ancrage

    Par Desaules Alice, Petrachenko Julia, 16/12/19

    Notion primordiale, conséquence inévitable de la gravité et condition nécessaire à la stabilité, l'ancrage constitue l’étude de l’équilibre d’une structure, sollicitant certaines parties de son ossature, voire son entièreté.

    Comme étape préalable à la tenue du Workshop, la totalité de nos modèles en plâtre réalisés dans les phases précédentes a été rassemblée et disposée pour former un seul socle d’expérimentation pour cette phase SCAFFOLDING. Un sol commun a ainsi été constitué en coulant une couche de plâtre sur une hauteur de deux centimètres. Ce plâtre frais s'est faufilé au travers des vides laissés par les moules pré-existants distribués de façon hasardeuse. L’ancrage et la cohérence d'ensemble ont ainsi été obtenus dans le temps, à mesure de la prise du plâtre, de manière plastique.

    Dans un deuxième temps, c’est au tour de la protostructure de faire l’expérience de l'ancrage. La stratégie de création d'un gabarit a été concluante et a permis de faire des empreintes rapides des zones d’ancrage et d'en tirer des mesures relativement précises le long des 36 mètres du moulage en plâtre. Toutefois, le véritable défi a été celui de l’ancrage physique de la protostructure. Certains reliefs présentés par la topographie fictionnelle dépassaient par exemple en hauteur les premières jonctions de la protostructure. Fallait-il dès lors raser ? Tailler ? Scier ? Coller ? Chaque studio expérimentait au cas par cas ces possibilités d'ancrage.

    Face à la fragilité de la protostructure (à laquelle répondait la solidité du sol), les projets développés devaient inclure une réflexion particulière quant à l'ancrage des éléments nouveaux. Nous avons choisi d'utiliser notre surface d'étude comme zone d'ancrage, car elle présentait des avantages solides :

    1) Elle se trouvait excentrée dans le champ plâtré, permettant une cohabitation douce avec les autres travaux,

    2) elle ne traversait pas la protostructure au niveau des modules,

    3) la surface exposée permettait l'accueil de tiges de bois de façon à générer une nouvelle surface par la juxtaposition d'éléments linéaires disposés parallèlement les uns aux autres.


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  • PENCHÉ_Colonisation

    Par Ciak Laura, Panarese Remo, Robbins Jean-Luc, 15/12/19

    La surface d’un sol irrégulier fait de plâtres disparates sert d'assise à notre projet. Sur un endroit précis du sol, nous avons identifié et mesuré une série de données (proximité, caractéristiques dimensionnelles et géométriques) permettant de mettre en relation trois pièces en plâtre constitutives de la topographie fictionnelle.

    Les deux premiers plâtres ont des surfaces et des dimensions (longueur*largeur) équivalentes. Ces deux premières pièces, si on les associe, pourraient donner la troisième. Le troisième plâtre est en effet un parallélépipède de surface carrée présentant une surface égale à la somme des deux premiers plâtres.

    La proximité spatiale des deux premières pièces en plâtre est régie par quatre déplacements permettant de passer d’une pièce à l’autre : une translation et trois rotations dans trois directions différentes (avec comme centre de rotation le centre de gravité de la pièce elle-même).

    De cette étude réalisée sur la topographie existante, nous souhaitons développer une colonisation verticale la parcelle de protostructure en prenant appui sur la pièce en plâtre de surface carrée et en reprenant les quatre déplacements mesurés. Au-delà d'une série d'opérations géométriques, il s'agit de créer une expérience spatiale d'intérêt.


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    La première rotation possède un angle de 114 dégrées et fait bouger la pièce dans le sens positif sur le plan fictif horizontal (x, y).

    La deuxième rotation, de 20 degrés, se joue sur le plan fictif vertical (y, z) et la troisième, de 10 degrés, sur le troisième plan (x, z).


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