Chrysalide métaphysique

Par Perrin Leo, Rey Mikael, 04/10/19



Image Fri Oct 04 2019 17:55:57 GMT+0200 (CEST)


« Vanité des vanités, tout est vanité » L’Ecclésiaste


« C’est par la méditation du travail que la conscience vient à soi-même » La Phénoménologie de l'Esprit, Friedrich Hegel


La matière étant soumise à un dessein funeste, L’Ecclésiaste expose le caractère vain du moindre acte. Le nihilisme de cette première sentence ne peut pourtant prétendre au statut d’aphorisme.

La forme s’efface petit à petit sous le poids du fatum temporel. Cependant, le processus du travail, le geste laborieux qui mène à sa genèse, lui, demeure.

Le travail est un dialogue entre soma et psyché permettant à la subjectivité brute de devenir objectivité réelle, formant alors une médiation expressive pour l’être. Le travail devient vecteur fondamental d’élévation pour l’individu.

Le geste au sens phénoménologique s’inscrit dans une temporalité close, rigide, froide mais l’apprentissage qui en émane perdure, lui, au contraire ad vitam aeternam.

La matérialité du geste incarne ainsi une chrysalide métaphysique, laissant mûrir en son sein une essence éternelle, la connaissance du geste.