Première idée de projet, le passage

Par Bozon Ninon, Dujardin Solange, Kuenzi Elisa, Nguyen Huynh Maud, 17/11/19


L’ensemble de notre projet s’organise autour de l’idée de passage. En effet, l’endroit où nous devons réaliser nos constructions, c’est-à-dire entre les bâtiments de l'EPFL et le Rolex est un important lieu de passage, de circulation.



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Plan 1:100 avec positionnement de notre projet dessus 


  Passage d’humains : des étudiants et des professeurs, des visiteurs et des promeneurs, seuls ou en groupe, petits ou grands. Certains se déplacent rapidement, d’autres flânent et prennent leur temps. Chacun suit son chemin -ou parfois le cherche- circule, passe, parfois repasse.

    Passage du temps : les secondes, les minutes, les heures et finalement la journée s’écoulent. Ce passage s’accompagne de modifications du cadre dans lequel circule le flux humain : la luminosité évolue en même temps que le soleil se déplace dans le ciel, la météo change : la brume, le vent les précipitations vont et viennent. 

Nous avons donc pris en compte ce contexte, cette notion de mouvement, dans la conception de notre projet.  

C’est ainsi que nous est venu l’idée de réaliser un « passage », par lequel les individus pourraient passer, l’objectif étant de les accompagner dans leur déplacement. Cette construction n’a donc pas réellement une fonction utilitaire. Grâce à sa paroi centrale mobile elle rend compte de la multitude des possibilités des chemins et directions que peut choisir un individu avant d’arriver à destination. Nous avons décidé de choisir une direction en particulier : le Rolex.



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Monge de notre 1er idée 1:10

Nous avons d’autre part réfléchi à différentes façons d’intégrer le plus possible notre passage dans ce lieu d’affluence, l’idée étant qu’il «disparaisse » presque. Pour l'intégrer, nos deux axes de réflexions sont la transparence ainsi que le mouvement.

   Ainsi nous avons choisi de donner à notre maquette une structure relativement simple et discrète en forme de trapèze. Le passage fonctionne avec des plans longitudinaux et verticaux. Les panneaux de bois ont été recouverts d’un tissu blanc translucide. Et le mouvement quant à lui est retranscrit grâce au panneau central mobile. 



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Monge de notre projet final 1:10 et axonométrie de l'assemblage du tissus sur les parois 1:10

                                                                  Image Tue Dec 03 2019 19:59:17 GMT+0100 (CET)

      Theo Jansen, Animaris Apodialuca, 2013

Cet artiste Néerlandais a créé au début des années 2010 une série de structures en boit et en tissu. Leur particularité est qu'elles se déplacent grâce au vent. Il les a placé sur une plage de la côte Néerlandaise car le déplacement nécessite une surface plane et stable, comme du sable humide. 

Ce travail a retenu notre attention car il s'intègre à son environnement en l'utilisant comme moteur, de déplacement.




L'inclinaison du sol a de plus été prise en compte et mesurée. Nous avons pensé à déposer telle quelle la maquette sur le terrain, sans réguler la forme du cadre du bas, selon la courbure de la pente.


Notre objectif est de garder partout des surfaces planes, ainsi que de faire en sorte que ces plans ne soient pas horizontaux mais parallèles à la pente pour mieux indiquer la direction du Rolex.

La seconde raison de ce parallélisme à la pente est de respecter le lieux et de n'effectuer qu'une installation, et non pas des travaux. Nous citons ici le passage se situant à la page 23 du Codex PLANES"En plaine, il faut différencier le plat donné du plat construit en surélévant une air dont la dignité nouvelle fera un socle pour le bâtiment. (...) Cette surélévation montre bien que sur le terrain le simple tracé du compas et de la règle deviennent des interventions lourdes, ce que l'on nomme aujourd'hui des travaux. (...) Il affirme le plan par redoublement de l'horizontalité."


L’intégration totale de notre passage s’est cependant révélée impossible et nous avons dû accepter que notre projet atteignait une limite. En effet, la construction créée d'éléments verticaux représente un potentiel obstacle. L’existence même de notre passage l’empêche d’être intégralement un passage. Pour que notre création ai réellement vocation à être traversée à partir de n’importe quel point, il aurait fallu qu’elle soit dépourvue de matière, ce qui s'avère être paradoxal. Pourquoi s'obstiner à vouloir construire sans pour autant de rien apporter en plus au site ?