• Becoming Leman - Measures

    Par Schulhof Phileas Robin Johannes, Tarnovskaya Alisa, 04/11/19

    Texte conceptuel

    Quand nous parlons de la dimension d'un objet, le moyen le plus abordable de comprendre son ampleur spaciale est de le mettre en relation avec nous même, et de le dimensionner vis à vis de l'échelle humaine.

    À Évian, en se déplaçant dans les interstices sous le plancher des structures, cette mesure de l'usage par l'échelle humaine montre que les espaces créés ne sont pas tous identiques: le dénivelé du terrain crée une hiérarchisation dans les possibilités d'usage de l'interstice.

    Une grande partie d'entre eux est inaccessible, trop étroits pour permettre une présence humaine ; 

    d'autres servent de dépôt, plus hauts, mais toujours trop petits pour s'y tenir;

    et encore d'autres font office de passage, un être humain peut s'y déplacer confortablement.


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          La mesure est une expérience physique.
       

    Pour ce projet, la mesure est une mesure de l'usage par rapport à l'échelle humaine. Cependant "dire que l'homme est la mesure de toute chose ne signifie pas que l'homme est un outil de mesure, mais situe plutôt la vérité de la mesure dans la sensation humaine et fait de celui qui éprouve cette mesure le terme auquel l'objet doit être proportionné". 

    ( Codex - Measures - p.29 )

    La mesure est ainsi pour dire "une quantité représentable par un étalon concret, prise pour un terme de comparaison dans l'évaluation des grandeurs de même espèce". Dans ce cas-ci l'étalon choisi est le corps humain dans son entièreté.

    ( Codex - Measures - p.21 )


    Maquette Finale

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    Dessins

    Projection de Monge de la section étudiée

    Échelle 1:10

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    Axonométrie éclatée du moule de la maquette

    Échelle 1:20

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    Axonométrie d'une partie de l'espace étudié (la croix)

    Échelle 1:10

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    Concept de Démontage

    Les planches de bois utilisées dans la construction étant toutes similaires, une solution pratique serait de les réunir par paquets de 11 planches, chacun pesant environ 50kg et étant donc déplaçables pour deux ou trois personnes.

    Il serait ensuite facile de transporter dans une camionnette de location les 31 paquets résultants.

    Cette stratégie permet un démontage sans employer de moyens trop coûteux.

  • Texte Conceptuel

    Par Schulhof Phileas Robin Johannes, Tarnovskaya Alisa, 04/11/19

    Quand nous parlons de la dimension d'un objet, le moyen le plus abordable de comprendre son ampleur spaciale est de le mettre en relation avec nous même, et de le dimensionner vis à vis de l'échelle humaine.

    À Évian, en se déplaçant dans les interstices sous le plancher des structures, cette mesure de l'usage par l'échelle humaine montre que les espaces créés ne sont pas tous identiques: le dénivelé du terrain crée une hiérarchisation dans les possibilités d'usage de l'interstice.

    Une grande partie d'entre eux est inaccessible, trop étroits pour permettre une présence humaine ; 

    d'autres servent de dépôt, plus hauts, mais toujours trop petits pour s'y tenir;

    et encore d'autres font office de passage, un être humain peut s'y déplacer confortablement.

  • Crafts

    Par Schulhof Phileas Robin Johannes, Tarnovskaya Alisa, 10/10/19

    SEMAINE 1


    Mardi matin.

    Nous nous retrouvons rassemblés dans le lieu qui nous a été indiqué comme étant le point de départ de nos études d'architecture, portant le nom mystérieux et peu évocateur de "House of Commons".

    Différents traits de caractère se dessinent déjà: les soucieux qui sortent immédiatement des blocs-notes voire même des tablettes afin de graver noir sur blanc chaque bribe d'information qui nous sera donnée; les nonchalants qui n'ont même pas de sac; les extravertis, qui cherchent à camoufler la curiosité et la légère nervosité que l'on partage tous derrière de vagues spéculations quant à notre premier projet...

    Mais tout ceci est rapidement balayé par Patricia, qui nous parle avec une passion presque frénétique de lignes, de points et de la "Docta Manus", la "main éduquée", apportant plus de questions que de réponses à son public perplexe et fasciné.

    Elle est suivie par son véritable antagoniste Raphael et son calme et son sens pratique, qui nous introduit à notre premier projet: une modélisation du sol du Panthéon de Rome à l'aide de baguettes en bois, dans le but d'exprimer la légère courbure de ce dernier.

    Associés en binômes, nous nous mettons donc au travail tout en apprenant à nous connaître. Une ambiance agréable d'entraide s'installe rapidement, nous passons nos pauses de midi, nos périodes de congé, nos soirées à travailler dans le studio pour réussir à tenir les délais qui nous sont imposés.

    Avec le temps, nos constructions commencent à prendre forme:


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    SEMAINE 2

    Nos maquettes ressemblant plutôt à des assemblages aléatoires qu'à des éléments d'un ensemble réfléchi, tout ce travail prend son sens lorsque nous  assemblons nos travaux individuels lundi matin:

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    De la juxtaposition de nos constructions abstraites naît une forme réfléchie.


    Après une nouvelle leçon de dessin poétique et passionnée de Patricia, nous nous lançons dans la reproduction sur papier des maquettes que nous avons conçues la semaine précédente. Nous faisons de notre mieux pour dessiner aussi passionnément et précisément que Patricia aimerait, redoutant tout en attendant avec impatience son passage dans nos studios et son verdict quant à nos dessins, exprimé dans un amusant mélange entre le français et l'espagnole.



    SEMAINE 3

    Après avoir travaillé les arêtes de nos éléments, nous nous tournons vers le vide qu'elles définissent pour cette 3ème semaine: Raphael nous initie aux subtilités de la fabrication de maquettes en plâtre, à la nécessité de la précision et de la douceur dans le maniement du cutter sur le carton.


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                        Nous passons beaucoup de temps à prévoir le moindre détail de nos coffrages en carton...


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                        ...puis à les assembler minutieusement...


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                        ...avant de finalement les couler, moment de stress où l'on prie avoir préparé la bonne quantité de plâtre avant de se                                                                mettre a frapper frénétiquement la table pour éviter des bulles d'air. La joie et la fierté ressentie en démoulant un beau                                                            volume, la compassion pour les groupes dont le moule se décompose sous la pression du plâtre...



    SEMAINE 4

    Lundi matin, dernière semaine de Crafts.

    Nous nous retrouvons dans la House of Commons pour assembler nos volumes de plâtre. Si l'arrangement des maquettes en bois était grand et aéré, cette nouvelle représentation du sol du Panthéon semble plus dense, plus lourde, peut-être plus claire et abordable aussi.

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  • CRAFTS_RL_tarnovskayaalisa_texte1

    Par Tarnovskaya Alisa, 07/10/19

                                                                                                                                             Lausanne, le 6 octobre 2019

    Chère petite sœur,

     

    À l’EPFL tout se passe bien, les différents cours sont intéressants et le travail en atelier l’est encore plus. Nous avons appris à dessiner de grands dessins ce qui m’a permis de beaucoup m’améliorer. Le seul point « négatif » je dirais, c’est que nous avons pas mal de travail. Au final les heures passées à l’atelier ne se comptent plus et je ne les vois plus passer. Les personnes qui font partie de mon studio sont toutes très sympathiques et il y a une bonne ambiance au sein du groupe. Pour l’instant j’aime beaucoup !

     

    Je t’embrasse,

    Alisa

    alisa.tarnovskaya@epfl.ch