• Entre Plans et Lumière

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, 18/12/19

    Entrée en matière

    Scaffolding est la dernière phase du premier semestre chez Alice en première année. Elle représente un travail sur deux semaines entières où tous les élèves travaillent sur un même grand projet, divisé lui-même en plusieurs projets. Avant d’installer la protostructure dans laquelle les projets vont fleurir, nous avons créé une topographie en plâtre à l’aide de toutes nos précédentes maquettes.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    Mise en place de la topographie


    Le Projet

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    Implantation du projet dans la protostructure, maquette échelle 1:10

    Le plan vertical, en diagonale de la protostructure, est traversé seulement par la succession de plans horizontaux qui le traverse. Ce projet est étroitement lié avec notre projet réalisé dans la phase planes. En effet, la succession de plans horizontaux y apparaissait déjà.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    Partie inférieure - Maquette - échelle 1:10


    Jeux de lumière

    La lumière éclairant un côté...

    Une fine ouverture permet de laisser passer un trait de lumière. Ce dernier va notamment éclairer plus intensément les plans horizontaux, laissant l’observateur dans l’ombre du plan vertical s'il se trouve du côté opposé.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)
    Détail du projet, échelle 1:10


    ... puis l'autre

    L’ombre des verticales portant les plans horizontaux est projetée sur le plan vertical. Celle de l’observateur apparait elle aussi sur la surface blanche s'il se trouve dans cet espace. 

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    À l'intérieur de la structure, échelle 1:10 & Croquis


    Structure

    La protostructure est un élément fragile qui arrive à peine à se tenir elle-même. Notre projet devait donc se créer autour d’elle pour à la fois la fortifier mais aussi ne faire qu’un avec elle.

    Le plan en diagonale est un élément clef pour cette solidité structurelle. Il est constitué en parti d'une lambourde horizontale qui se tient sans vis à la protostructure mais grâce à un emboitement. 

    Image Wed Dec 18 2019 13:34:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Détails des jonctions, échelle 1:1


    Collaboration

    Ce projet est lié à son voisin. En effet, ils émergent tous deux d’une même idée réalisée dans la phase planes. Cette liaison devait se ressentir pour un observateur extérieur, elle apparait donc à travers la continuité des plans horizontaux qui se courbe d’une diagonale à un côté du rectangle. Ainsi les deux projets, pourtant bien distincts, se mélange pour créer une certaine harmonie.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    Continuité entre les deux projets voisins, échelle 1:10


    Inspiration

    Jeu de lumière et superposition - oeuvre de Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp - Strasbourg.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    L'escalier de l'Aubette, Sophie Taeuber-Arp (escalier) et Jean Arp (Vitraux) 1928, musées de Strasbourg


    Workshop

    Travail avec l’architecte et professeur Edouard Cabay sur un dessin collectif - Un jour. Dessin: superposition de deux topographies directement liées à notre projet.

    Image Wed Dec 18 2019 11:40:31 GMT+0100 (CET)

    Workshop Edouard Cabay, détails du dessin collectif


  • PLANES_synthèse

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 24/11/19

    TISSAGE EN DUEL

    Image Tue Nov 26 2019 23:42:44 GMT+0100 (CET)


    Par l’intersection de deux plans un espace s’ouvre. Libre alors à toute chose, telle notre regard, ou une idée, de s’y (dé)placer.

    Notre espace, ouvert par un tissu de plans, englobe à la fois verticalité, horizontalité et courbure. Les courbes de ce projet sont chacune inspirées d’incurvations déjà existantes, en corrélation directe avec le Rolex Learning Center ainsi qu'un élément de la phase MEASURES.


    Le plan vertical, portant le rôle de membrane, est la colonne vertébrale portant l'entièreté de l'ossature, les différents plans horizontaux s'y entremêlant, filtrant la lumière. En la contemplant dans sa totalité, la structure peut rappeler une sorte de tissu, chaque lambourde et chaque planche se comportant à l'image de fils, chacun étant partie intégrante de tout tissage. En effet, toute longueur en bois a une place minutieusement réfléchie, apportant équilibre et contraste au projet.

    Quant à ce qui est de l'horizontalité, la succession de plans à hauteurs différentes du sol fait résonance avec l'unique escalier extérieur du Rolex Learning Center, une marche correspondant à un plan horizontal. La répétition de l’élément horizontal sur différents plans permet alors de créer une sensation d’ascension, tout en laissant deviner une sorte de point culminant (trois des plans horizontaux coupant l'ascension), attiré par les rayons lumineux.


    Une multitude de contrastes se créant au travers du projet, l'idée de dualité (du latin dualis, "caractère ou état de ce qui est double en soi ; coexistence de deux éléments de nature différente", Petit Robert 2015) s'est rapidement révélé comme étant fil conducteur de celui-ci.


    En addition de l'opposition plutôt évidente entre les plans verticaux et horizontaux, opposition de plus accentuée par la taille des lambourdes (la largeur des planches horizontales représentant le double des verticales), leur disposition entremêlée rappelle celle d'un tissu, constitué d'un "assemblage régulier de fils ou de fibres, disposés en deux séries croisées à angle droit" (définition tirée du Larousse). Cet entrelacement permet d'ailleurs d'alterner vide et plein où la lumière est à son tour libre de jouer avec les  ombres (cf. image ci-dessus).

    Puis, d'un point de vue purement géométrique, une disparité importante se forme entre les droites et les courbes caractérisant la structure. Cette différence ne fait qu'accentuer le jeu d'ombre et de lumière découlant du réseau de plans. 

    L'effet de miroir mettant en relation les plans horizontaux, alors placés à différentes hauteurs, et un même plan, lui aussi horizontal, situé cette fois-ci au pied de la structure et reflétant les planches supérieures comme leur ombre au sol, contribue également à cette idée de duel, de dédoublement.

    Un autre aspect du projet dépeignant une dualité est la membrane, séparant deux espaces. L'un est courbes, en offrant une infinité de différentes en fonction du point de vue. L'autre est strict, droit (en omettant l'incurvation des plans horizontaux), s'arrêtant net à même distance de la membrane, la succession de plans horizontaux constituant le "plafond" de cet espace comme flottant dans les airs (apportant par ailleurs un côté très aéré à cet élément de la structure). Ce point est en partie illustré par le modèle en plâtre, réalisé en trois parties distinctes, séparant la membrane et les deux côtés.


    Image Thu Nov 28 2019 11:12:48 GMT+0100 (CET)

    Modèle en plâtre réalisé en trois parties, la membrane épaisse de 3mm appuyant l'idée de dualité, plein du projet


    La taille de la structure pouvant varier de façon proportionnelle, offrant une abondance d'alternatives, son dimensionnement à taille réelle a été déterminé de façon à être en relation directe avec le corps humain. Vu d'une part comme un espace de repos, invitant quiconque à s'y installer l'espace d'un moment, laissant balader le regard sur le Rolex Learning Center, il n'est alors point nécessaire que les plans horizontaux supérieurs présentent une hauteur très importante. Cependant, de l'autre côté de la membrane verticale, une sorte de parcours guidé par les courbes (définissant autant des contraintes en largeur qu'en hauteur) est rendu possible que par des hauteurs convenables à un déplacement plus ou moins agréable du corps. Ainsi conditionné par les diverses dimensions verticales, le corps doit se courber, puis se relever, jouant avec la structure environnante, retraçant ses courbures.


    PLAN DE PRÉSENTATION ORALE


    Nous allons appuyer notre présentation orale sur un parcours à travers nos différentes modèles en bois, afin de souligner le processus général du projet et de laisser apparaître diverses dualités l'habitant. Plus précisément, sera évoquée l'évolution entre l'émergence des premières idées, leur développement jusqu'à la réalisation à taille réelle en passant par quelques alternatives. Ce parcours s'arrêtera notamment sur les dessins présentés, le modèle en plâtre, des échantillons de jointures ainsi que quelques outils nous ayant aidé durant le processus de création.


    Image Wed Nov 27 2019 11:14:11 GMT+0100 (CET)
  • TISSAGE EN DUEL

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 24/11/19

    Par l’intersection de deux plans un espace s’ouvre. Libre alors à toute chose, telle notre regard, ou une idée, de s’y (dé)placer.


    Image Sat Nov 30 2019 15:49:48 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en bois en taille 1:10 en correspondance directe avec un élément du Rolex, l'escalier coupé par une courbe


    Notre espace, ouvert par un tissage de plans, englobe à la fois verticalité, horizontalité et courbure. Les courbes de ce projet sont chacune inspirée d’incurvations déjà existantes, en corrélation directe avec le Rolex Learning Center ainsi qu'un élément de la phase MEASURES.


    Influences du projet en images :

           Image Sat Nov 30 2019 14:11:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 30 2019 15:44:40 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Plans horizontaux : le Rolex Learning Center & son escalier extérieur


    Image Sat Nov 30 2019 14:24:51 GMT+0100 (CET)

    Plan vertical : l'interstice mesuré lors de la phase MEASURES
    Sketch, courbure d'un fragment du projet précédent, Adrien Fleischer


    Image Wed Dec 18 2019 13:21:58 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, perspective du projet, échelle 1:50, et du Rolex Learning Center & son escalier extérieur, échelle 1:140, point de vue intérieur, Jeanne Couelle


    Le plan vertical, assurant le rôle de membrane, est la colonne vertébrale soutenant l'entière ossature. Les différents plans horizontaux s'y entremêlent, filtrant la lumière. En la contemplant dans sa totalité, la structure peut rappeler une sorte de tissu. Chaque lambourde et chaque planche se comportent bel et bien à l'image de fils, chacune étant une partie intégrante du tissage. En effet, tout élément a une place spécifique, apportant équilibre et contraste au projet.

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, axonométrie version finale, échelle 1:5, Adrien Fleischer


    Quant à ce qui est de l'horizontalité, la succession de plans à hauteurs différentes du sol fait résonance avec l'unique escalier extérieur du Rolex Learning Center. La répétition de l’élément horizontal sur différents plans, à l'image des marches, permet alors de créer une sensation d’ascension, tout en laissant deviner une sorte de point culminant.


    Procédure en atelier - construction conceptuelle du projet

    Image Sat Nov 30 2019 15:11:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Entrons à l'intérieur du projet...


    Une multitude de contrastes se créant au travers du projet, l'idée de dualité (du latin dualis, "caractère ou état de ce qui est double en soi ; coexistence de deux éléments de nature différente", Petit Robert 2015) s'est rapidement révélé comme étant fil conducteur de celui-ci.


    L'opposition plutôt évidente entre les plans verticaux et horizontaux est tout d'abord accentuée par la taille des lambourdes, la largeur des planches horizontales étant le double des verticales. Leur disposition entremêlée rappelle celle d'un tissu, constitué d'un "assemblage régulier de fils ou de fibres, disposés en deux séries croisées à angle droit" (définition tirée du Larousse). Cet entrelacement permet d'ailleurs d'alterner vide et plein où la lumière est à son tour libre de jouer avec les  ombres.

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, perspective & détail d'une marche, échelle 1:10, Jeanne Couelle


    Image Sat Nov 30 2019 16:21:37 GMT+0100 (CET)

    Jeu d'ombre et de lumière, modèle en bois à l'échelle 1:10


    Puis, d'un point de vue purement géométrique, une disparité importante se forme entre les droites et les courbes caractérisant la structure. Cette différence ne fait qu'accentuer le jeu d'ombre et de lumière découlant du réseau de plans. 

    Image Sat Nov 30 2019 14:25:47 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Mise en relation avec l'incurvation du projet

    Dessin technique, Perspective de la première version & détail de la courbure, échelle 1:10, Léane Bussy


    L'effet de miroir mettant en relation les plans horizontaux, alors placés à différentes hauteurs, et un même plan, lui aussi horizontal, situé cette fois-ci au pied de la structure et reflétant les planches supérieures comme leur ombre au sol, contribue également à cette idée de duel, de dédoublement.

    Image Sat Nov 30 2019 15:20:25 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, évolution du projet à travers deux Monge, échelle 1:10, Orianne von Flüe


    Un autre aspect du projet dépeignant une dualité est la membrane, séparant deux espaces. L'un est courbes, en offrant une infinité de différentes en fonction du point de vue. L'autre est strict, droit (en omettant l'incurvation des plans horizontaux), s'arrêtant net à même distance de la membrane, la succession de plans horizontaux constituant le "plafond" de cet espace comme flottant dans les airs (apportant par ailleurs un côté très aéré à cet élément structurel). Ce point est en partie illustré par le modèle en plâtre, réalisé en trois parties distinctes, séparant la membrane et les deux côtés.


    Image Sat Nov 30 2019 14:17:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en plâtre réalisé en trois parties, la membrane épaisse de 3mm appuyant l'idée de dualité, plein du projet en échelle 1:10


    Image Sat Nov 30 2019 16:24:38 GMT+0100 (CET)

    Procédure de moulage du modèle en plâtre


    « Répète ton élément » 


    Image Sat Nov 30 2019 14:17:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en plâtre, les trois parties s'écartant de plus en plus, créant un certain jeu d'ombre


    La taille de la structure peut varier de façon proportionnelle, offrant une abondance d'alternatives. Son dimensionnement à taille réelle a été déterminé de façon à être en relation directe avec le corps humain. La structure est vu d'une part comme un espace de repos, invitant quiconque à s'y installer l'espace d'un moment et laisser balader son regard sur le Rolex Learning Center. Il n'est alors pas nécessaire que les plans horizontaux supérieurs présentent une hauteur très importante. Cependant, de l'autre côté de la membrane verticale, un parcours guidé par les courbes (définissant autant des contraintes en largeur qu'en hauteur) est rendu possible par des hauteurs convenables à un déplacement plus ou moins agréable du corps. Ainsi conditionné par les diverses dimensions verticales, le corps doit se courber, puis se relever, jouant avec la structure environnante, retraçant ses courbures.


    Procédure en atelier - construction physique du projet

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)Dessin technique, axonométrie éclatée de la version finale, échelle 1:10, Léane Bussy


    Préférant se concentrer sur la qualité de la construction plutôt que la quantité, il a été décidé de présenter à taille réelle un fragment du projet entier uniquement.

    Image Wed Nov 27 2019 11:59:18 GMT+0100 (CET)

    Détail construit à taille réelle : partie non hachurée


    Image Sat Nov 30 2019 15:36:27 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    En plein processus de construction à échelle 1:1, bois


    de nouvelles sensations : l'usure du bois, la perceuse traçant son chemin, de la sciure virevoltant, les planches s'entrelaçant, une structure se tissant progressivement 


    Procédure en extérieur - implantation du projet dans le paysage


    Image Wed Dec 04 2019 13:55:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Détail de la structure à échelle 1:1, implantée en face du Rolex Learning center


    L'oeuvre de Richard Serra, The Matter of Time, se profile comme étant, à nos yeux, étroitement liée à notre projet, notamment par la courbure de ses trois plans verticaux mais aussi par les deux espaces créés entre ceux-ci.

    Image Mon Nov 25 2019 21:05:33 GMT+0100 (CET)

    Richard Serra, The Matter of Time, Guggenheim Bilbao Museoa, 1994-2005


    Et si courbe & droite étaient en fait bien plus que duelles l'une de l'autre ?

  • MEASURES_Digging out

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, 03/11/19

    Sur le site d'Évian "House Murmures", quelques fragment de notre processus de mesure ...

    Image Sun Nov 03 2019 15:34:15 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    ... ainsi que de l'empreinte de notre interstice 

    Image Sun Nov 03 2019 15:34:15 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    "Our fingers pull away with a baton stick until the garden is finished"


    Nous nous sommes intéressées au fondement de la structure. Les piliers de bois sont plongés dans des blocs de béton, enfouis sous terre. C'est en creusant que nous avons pu découvrir la forme unique de notre bloc et d'en embrasser la forme à l'aide d'un coulage de plâtre.


    Matérialisation de notre interstice au studio à l'aide de nos mesures

    Image Sun Nov 03 2019 15:34:15 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Mon Nov 04 2019 08:40:59 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Sun Nov 03 2019 15:34:15 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    « Au terme de l’opération, nous obtenons plus que l’équivalent de la chose : son image allégée, débarrassée des accidents et susceptible d’une évaluation » - Dictionnaire d'histoire et Philosophie des sciences (1999) Paris

    Ce vide, formé de plâtre, n’est finalement que la matérialisation de l’interstice que nous avons créé auparavant à Évian. Une image sur laquelle la réalité a été modifiée par nos mesures, effectuées sur le site même, à une échelle choisie. En effet, les détails de la limite de notre interstice sont de l’ordre du millième de millimètre, si ce n’est encore plus petit. Or nous n’avions pas les outils pour effectuer des mesures si précises, si ces outils existent seulement. Nous avons donc pu jouer avec la taille de notre interstice. Il est impossible de le mesurer avec notre bras puisque sa taille lui est bien inférieure mais il est possible de le faire avec un pied, un doigt ou un bout de bois.

    La matérialisation de notre interstice permet d’en partager son essence, sa forme, plutôt que ses complexes détails. La partie haute reste cependant plus détaillée que le bas. Il s’agit d’un jeu d’échelle entre l’observateur et le vide même. Le haut de l’interstice est la partie qui est encore visible après en avoir pris l’empreinte à l’aide de plâtre, alors qu’à l’opposé, le bas ne l’est plus. Ainsi le bas de notre interstice semble être vu à grande échelle, avec très peu de détails (puisque l’empreinte de l’interstice empêche tout observateur d’en voir le bas, à moins que cet observateur ne soit sous terre) ; et le haut semble être vu à plus petite échelle avec plus de détails (partie de l’interstice encore visible après avoir pris l’empreinte).


    Et si finalement nous pouvions jouer avec notre propre échelle, si nous étions capables d’être à échelle et de nous approprier le vide, nous pourrions le voir d’une toute nouvelle manière : de l’intérieur.


    Image Sat Nov 09 2019 11:06:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Interstice & Structure

    Image Sat Nov 09 2019 11:06:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    L'interstice aux fondations n'est qu'une petite partie de notre structure qui en réalité s'élance vers le ciel

    Image Sat Nov 09 2019 11:06:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Pour le scénario de durabilité nous avons décidé de garder la structure, de laisser la nature reprendre ses droits pour qu'elle vienne l'habiter entièrement 

    Image Sat Nov 09 2019 11:06:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

     Jonathan Jonk Jimenez


    Finalement, a quelle échelle doit-on se placer pour pleinement habiter la structure ?



  • CRAFTS_le sol du Panthéon_plâtrer

    Par Bonnet Iciar, Bussy Léane, Couelle Jeanne, de Huu Audrey, Deshayes Charlotte, Divorne Lisa, Dürig Alexander, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Ozhiganova Anna, Paidoussis Léa, Perrin Raphaël, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 05/10/19

    Plâtrant pour la première fois, nous avons décidé de travailler tous ensemble pour être plus efficace. Nous avons formé organiquement trois groupes pour chacun des processus requis: préparation du plâtre et mélange de la matière, écoulement et homogénéisation de la forme. 


    Image Sat Oct 05 2019 13:58:31 GMT+0200 (CEST)

    Préparation du plâtre et mélange


    Image Sat Oct 05 2019 13:58:31 GMT+0200 (CEST)

    Coulée du plâtre dans les moules


    Image Sat Oct 05 2019 13:58:31 GMT+0200 (CEST)

    Lissage de la surface à la règle


    Déroulement du processus en entier