• Manhattan Underground_Abstract

    Par manon muller, nicolas olivier, 16/02/16

    Dans le texte Sub-urbanisme/Sur-urbanisme, Sébastien Marot introduit, notamment à travers l’exemple de Central Park, la possibilité d’étudier Manhattan comme un ensemble cohérent avec une autre vision que celle portée par l’interprétation de Rem Koolhaas et transcrite dans New York Délire, manifeste rétroactif du développement urbain de cette île. L’énoncé théorique Manhattan Underground se place comme une piste de réponse ou un possible parallèle à New York Délire, dans la perspective d’un approfondissement du territoire (citation de S. Marot dans Sub-urbanisme/Sur-urbanisme), et lui emprunte sa structure narrative : simulacre de la trame de Manhattan, une succession de blocs dont la proximité et la juxtaposition renforcent la signification individuelle (R. Koolhaas dans New York Délire).


    Trouvant son fondement dans une volonté de renversement inédit du développement de Manhattan vers une architecture en profondeur, en réponse au modèle vertical symbolique, fantasmatique et gigantesque qui caractérise ce site, la démarche vise à dépeindre un portrait nouveau de l’île. Le propos se présente en effet comme une interprétation des spécificités du souterrain de Manhattan, prenant la grille de 1811, tracé géométrique et plan horizontal artificiel de base du modèle vertical,  comme condition 0 ou plan depuis lequel la ville est observée. Autrement dit, il s’agit d’une étude du prolongement en souterrain – sous le niveau de la grille - du modèle du Manhattanisme et plus largement de l’urbanisme et de l’architecture de la ville en surface.


    A travers le prologue et le premier chapitre, les fondements de la démarche et les conditions de l’interprétation sont exposés. L'énoncé est ensuite développé sous forme d’entrées thématiques intimement liées aux composantes de la profondeur de Manhattan et intégrant alors au fur et à mesure du texte la complexité de l’épaisseur de la ville : la géologie, la grille, les réseaux, le métro, le bloc, l’abandonné. Une ouverture sous forme d’épilogue clôt le texte en élargissant la portée du propos.


    Les discussions autour de ces thèmes permettent donc, au delà de construire un imaginaire de la substance constituant la profondeur de Manhattan, de relever plus ou moins explicitement des enjeux et des pistes pour un projet souterrain découlant de la structure urbaine existante.


    Le texte fonctionne en complémentarité avec des illustrations de différentes natures : 

    - des images d’archives ou photos diverses incluses dans le texte ; 

    - des cartes de l’île regroupant des données « scientifiques » ;

    - des coupes qui combinent des informations de sources variées, plus ou moins interprétées ;

    - une grande carte de toute l’île – constituant la couverture de l’ouvrage - qui propose une interprétation du propos du texte à travers une confrontation en plan de plusieurs des composantes traitées.


    Image Tue Feb 16 2016 23:23:04 GMT+0100 (CET)


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    Image Tue Feb 16 2016 23:23:04 GMT+0100 (CET)








  • Manhattan Underground_Montages

    Par manon muller, nicolas olivier, 12/11/15






    Image Thu Nov 12 2015 16:25:17 GMT+0100 (CET)



    Image Thu Nov 12 2015 16:25:17 GMT+0100 (CET)




    Image Wed Nov 18 2015 11:44:33 GMT+0100 (CET)










  • Manhattan Underground_On track

    Par manon muller, nicolas olivier, ce, 13/10/15
    Image Tue Oct 13 2015 21:10:42 GMT+0200 (CEST)


    Dans New York Délire, Rem Koolhaas expose son interprétation de l'histoire du modèle du gratte-ciel et du méga-village manhattaniens, prenant comme prétextes la congestion et l'insularité. Celle-ci, mise en parallèle avec une explication du développement de l'île d'un point de vue d'économie territoriale, démontre que l'Histoire de Manhattan a abouti à une architecture de symboles volumétriques qui privilégie les étages élevés et qui prend place sur une trame orthogonale "plaquée" au sol, par ailleurs seul plan horizontal de base. Le modèle nie ainsi la possibilité d’utiliser le souterrain pour d’autres fonctions que les transports et infrastructures.

    De plus, l'île présente une géologie favorable à la construction souterraine et de nombreux espaces souterrains inutilisées (comme des stations de métro obsolètes). Au vu de cela, ainsi que de la volonté de poursuivre la densification de l’île ou encore du coût considérable des surfaces construites, réservant donc leur usage à certaines fonctions, il semble pertinent (ou provocant!) d'explorer des possibilités de réponse souterraine à ce modèle. C'est ce à quoi visera l'énoncé théorique Manhattan Underground : chercher exploiter le potentiel caché de ce monde souterrain, fascinant et sensible.

    Pour ce faire, après une introduction dans la tonalité de ce qui précède, le travail de recherche se poursuivra comme suit :

    - case studies : étude de villes souterraines (Paris, Tokyo, Helsinki, Montréal) et de projets souterrains fictifs et utopiques (littérature, films, projets d'urbanistes,...) ;

    - recherche spécifique sur Manhattan : comment faire de l'architecture et de l'urbanisme souterrains sur ce site? Etudes à l'échelle de l'île entière et carottages par zones : aspects morphologiques, contraintes/potentiels naturels et construits, aspects sociaux, économiques, politiques, synergies entre "underground" et "above ground", "open spaces" existants,... 

    - croisement des recherches pour proposer une constitution pour un développement souterrain futur de Manhattan : un cadre et des lignes directrices générales cohérentes.

    La constitution débouchera sur un projet dont le programme et le site seront déterminés au cours des recherches.