• se l'approprier

    Par Cebulla Tobias, 13/11/18
    Image Tue Nov 13 2018 22:11:18 GMT+0100 (Central European Standard Time)                               Hayahisa Tomiyasu, 2012-2016, aus der Serie Tischtennisplatte, Pigment Print, 51x68cm, 80 Bilder Dia Projektion


    "D’un espace naturel modifié pour servir les besoins et les possibilités d’un groupe, on peut dire que ce groupe se l’approprie. La possession (propriété) ne fut qu’une condition et le plus souvent une déviation des cette activité « appropriative » qui atteint son sommet dans l’œuvre d’art. Un espace approprié ressemble à une œuvre d’art sans qu’il en soit le simulacre." Lefebvre, Henri. La production de l'espace, 1974, Paris, Éditions Anthropos, p. 192

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    Je m'intéresse à la ville, à la manière dont on s'approprie d'un lieu, à la manière dont nous créons l'espace commun.

  • Reconversion industrielle - un atlas de silos

    Par Badoux Corentin, 01/11/18

    Comment comprendre ces objets presque mystiques et décrits par Aldo Rossi comme des « cathédrales de notre temps » ?

    Il faut peut-être commencer par se poser certaines questions plus concrètes : 

    • Qu’est-ce qu’un silo ? 
    • A quoi sert-il ? 
    • Pourquoi est-il à cet endroit précis ? 
    • Pour quelle raison a-t-il cette forme ? 
    • Quelle est son histoire ?

    Pour y répondre, ma recherche va se porter sur les différents silos du territoire helvétique. Cette analyse tentera de reprendre la représentation graphique élaborée par les photographes allemands Bernd & Hilla Becher, afin d’obtenir un atlas de silos suisses


    Image Thu Nov 01 2018 11:05:41 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Bernd & Hilla Becher, Getreidesilos (2006).


  • 00-MAGASIN

    Par Bonnard Benjamin, Rodrigues Telo Ramos Pascal, 28/10/18


    The Harvard Design School Guide to Shopping, 2002

    The Harvard Design School Guide to Shopping, 2002


    L’une des bases des rapports entre les humains a toujours été l’échange. L’être humain produit des biens qu’il met à disposition d’autrui en échange d’autres biens ou en monnayant une somme. Pour ce faire, dans la Grèce Antique, il allait à l’agora et de nos jours, il va dans un magasin. Ces espaces dédiés à la vente se sont très vite retrouvés partout où l’être humain vit: du centre ville à l’aéroport en passant par les musées. Par des formes souvent agressives, les magasins façonnent nos villes. 

    Le point de départ de notre recherche est le concept de flagship store car, par rapport à un magasin classique conçu pour le retail, le flagship store est un magasin unique conçu spécialement pour vendre l’image d’une marque. Ce type de construction se situe au carrefour entre l’architecture et le monde des marques; un extrême à l’image de notre société de consommation.

  • PRINCIPE 0

    Par Thimonier Clemence, Delvalle François Xavier, 25/10/18

    matière, élément, substance, base, langue,logique, hypothèse, postulat, prémisse, idée, cause, provenanceorigine, commencement, début,

    fondement, germe, motif, raison, source, racine, âme, esprit, savoir, connaissance, rudiment, droit, loi, règle, maxime, morale, convention, doctrine, 

    dogme, essence, fond, instruction, norme, précepte, proposition, recommandation, rudiments, système, théorie



    Image Thu Oct 25 2018 18:28:53 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Villa Mullerova, Adolf Loos, Vienne

    Qualités spatiales: quels critères de perception?

    La manière dont nous percevons un espace semble largement influencée et conditionnée par la culture et les moeurs de la société dans laquelle nous vivons. Par ailleurs, il semble que l'appréciation diffère selon la personne qui évolue dans l'espace considéré, les goûts et les couleurs sont propres à chacun nous dit l'adage.

    La question qui interpelle alors réside dans l'interrogation de savoir si cette appréciation subjective peut être sublimée par des considérations plus homogènes, cela dans une vision holistique de la perception d'un espace.


    Quid de l'espace?

    Quid de la perception?


    "Aristote défini l'espace comme un contenant de choses. [...] L'espace est donc nécessairement un creux limité à l'extérieur et rempli à l'intérieur. Pour l'architecte l'espace ou l'intervalle entre sol, murs et plafond n'est pas le néant, bien au contraire: la raison même de son activité est de créer ce creux, afin de contenir. Il lui donnera une forme concrète pour offrir un lieu de séjour et une relative liberté de mouvement dont l'homme a besoin." 

    "Pour une personne qui dispose de tous ses sens, l'experience de l'architecture est en premier lieu visuelle et kinesthésique (sens du mouvement des parties du corps). Néanmoins efforçons nous à imaginer l'écho des espaces que nous concevons, les parfums qui se dégageront des matériaux ou des activités, l'expérience tactile qu'ils susciteront."

    Dans De la forme au lieu + de la tectonique, Pierre Von Miess nous aiguille ainsi et nous amène à penser cette relation selon les cinq sens de l'homme, la vue, le toucher, l'ouïe, l'odorat et le goût. 

    Ainsi, il sera question de définir, par transduction, "les cinq sens" de l'espace architectural.

  • Quartier des tranchées

    Par Andrier Arnaud, Rapin Matthieu, 25/10/18

    Quartier des tranchées,

    Construit suite au démantèlement des fortifications, ce quartier suit un plan directeur précis et reste, semble-t’il, presque inchangé. Pourtant, bâti comme un quartier d’habitations, constitués principalement de résidences et de petits immeubles de logements, le quartier des Tranchées abrite aujourd’hui un grand nombre d’espaces de bureaux.

    Deux grand symboles de ce quartier du 19ème siècle ont pourtant été construit durant le 20ème siècle.

    Le premier est le musée d’Art et d’Histoire. Inauguré en 1910 et construit et par l’architecte Marc Camoletti, le bâtiment de style Beaux-Arts s’inscrit relativement bien dans le quartier et ne s’en détache seulement par sa position géographique créant un ilot reliant la Vieille-Ville et sa promenade Saint-Antoine et le quartier des Tranchées. Inchangé depuis son inauguration, le Musée fût l’objet d’un concours remporté en 1998 par les Ateliers Jean Nouvel. Cependant, le projet ne verra jamais le jour, suite aux oppositions de l’association Patrimoine Suisse et fût enterré suite aux refus du peuple genevois par une votation en 2016.

    Le second est la Tour de Rive, de l’architecte Marc-Joseph Saugey. Première tour genevoise destinée à des logements, la Tour de Rive s’insère dans un lieu particulièrement sensible, en plein centre-ville et en bordure du quartier fazyste des Tranchées. Construite dès 1936, cette tour manifeste à plus d’un titre l’introduction à Genève des principes de l’architecture moderne: structure ponctuelle en béton armé, façades non porteuses rythmées par les lignes horizontales des fenêtres, balcons et loggias, organisation rationnelle des plans d’appartements reprenant, notamment, la cuisine laboratoire etc. Les deux années de pourparlers, d’esquisses et de variantes témoignent des problèmes à trouver une solution de compromis entre des règlements imposant des gabarits peu crédibles financièrement, une situation urbaine complexe et une volonté architecturale moderne.

    Les Tranchées est un quartier de qualité, où les bâtiments le constituant font presque état de monument. L’architecture qui le compose, typique du 19ème siècle, donne au quartier une identité unitaire et semble figée dans le temps. Les grand axes routiers genevois le contourne mais jamais le traverse rendant ce quartier paisible alors qu’il se situe au plein coeur de la métropole genevoise.