• œuvre commune

    Par Cebulla Tobias, 15/11/18



    Image Thu Nov 15 2018 07:27:35 GMT+0100 (Central European Standard Time)

    Raphael Moser, Schützenmatte, 2017

    "Le droit à la ville se manifeste comme forme supérieure des droits: droit à la liberté, à l’individualisation dans la socialisation, à l’habitat et à l’habiter. Le droit à l’œuvre (à l’activité participante) et le droit à l’appropriation (bien distinct du droit à la propriété) s’impliquent dans le droit à la ville" Lefebvre, Henri. Le Droit à la ville, 1968, Paris, Éditions Anthropos, p. 155

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    La ville n'est pas définie par le capital qu'elle génère, mais par l'espace commun que ses habitants "produisent". Définissons l'espace commun comme espace qui est produit par les personnes qui l'utilisent, qui le construisent pour accueillir une certaine "forme de partage".

    La force du partagé, d'une pratique d'occupation basée sur la coopération est souvent le plus visible dans les lieux où le bâti est en transformation ou fait objet d'une transformation à venir. Ces lieux, souvent appelés non-lieux ou friches dans le language familier, se prêtent particulièrement bien pour l'étude dû à leurs statuts instables. Le commun y est en réévaluation constante. Le but de mon travail est donc d'étudier ces "affectations temporaires" à travers de cas d'études et de les confronter à ce que j'appelle "la politique urbaine" de la Ville de Berne.

  • Références

    Par Badoux Corentin, 01/11/18

    Au cours de mes recherches, un ouvrage s’est démarqué par la pertinence de sa démarche :

    Mahar-Keplinger, Lisa. (1993). Grain elevators. New York, New York: Princeton Architectural Press.

    Dans cet ouvrage, le travail de l’auteure ressemble énormément à mon intention, car elle y recense différents silos des USA et les dissocie en deux grandes familles, les « silos ruraux » et les « silos urbains ». Dans chacun de ces grands thèmes, elle analyse ces objets architecturaux de manière systématique en faisant un comparatif photographique, de leurs proportions, de la disposition de leurs compartiments en plan et de leur morphologie, le tout selon leur matériau de construction.


    Image Thu Nov 01 2018 19:19:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    The wood rural elevator


    Image Thu Nov 01 2018 19:19:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    The concrete rural elevator

  • 01-LUXE

    Par Bonnard Benjamin, Rodrigues Telo Ramos Pascal, 28/10/18



    Image Sun Oct 28 2018 16:20:00 GMT+0100 (CET)


    Barbara Kruger, Untitled (I shop therefore I am), 1989


    Lorsqu’un bien obtient une valeur plus grande voire excessive, on parlera d’échange pour le plaisir, plus communément de consumérisme, représenté à son extrême par le luxe. Emblème actuel du néolibéralisme, le luxe s’est bâti une croissance sans limite et une acceptation de ce marché économique comme un standard global et dominant. Une marque de luxe aura besoin de vendre une image plus qu’un produit. Elle cherchera à créer des locaux appropriés pour cela: des mini-temples au service du brand identity pour remplacer le departement store qui lui permet l'accessibilité au produit. On observe alors une tendance chez ces marques de luxe à s’approprier les services d’architectes de renommée mondiale pour façonner cette image. Une stratégie marketing de l’espace qui exigera également d’être constamment retravaillée à l’aide de nouveaux concepts afin de ne pas perdre l’attention des clients.

  • TWENTY-SIX NON-LIEUX

    Par Cristiano Simon, 22/10/18

    Les stations-essences sont des trous noirs déposés sur le flan des routes. Elles déforment, mâchent, plient l'espace-temps pour imposer leurs propres règles physiques. Les automobilistes sont des flux de particules absorbés par ces creux temporels avant d'être gonflés d'énergie, puis recrachés pour repartir glisser sur la piste goudronnée. Les stations-essences sont donc des objets fascinants, captivants, attractifs qu'on serait tenté d'observer à l'aide d'un télescope.

    Edward Ruscha photographie ces architectures comme les acteurs principaux d'un décor déshumanisé. Seule l'ombre de l'artiste indique une présence organique. Les nombreux écriteaux publicitaires qui composent les images rappellent inévitablement l'industrie des hydrocarbures, enracinée sous la terre. Les stations essences sont des amas d'informations.

    Image Mon Oct 22 2018 12:43:15 GMT+0200 (CEST)

    Ce constat descriptif prouve qu'il s'agit d'éléments bâtis appartenant à la famille des Non-lieux (1). Ce sont des tremplins spatiaux, des endroits dans lesquels nous et notre véhicule nous rendons seulement dans le but de poursuivre un voyage. 

    Les stations-essences, surtout dans les milieux urbains, commencent à muter et se mélangent à d'autres entités pour créer des enfants hybrides qui s'écartent de l'usage unique. Elles gardent cependant leur identité propre et continuent de distiller des atmosphères étroitement liées à celle de la route. Les stations essences restent des virgules.

    photos: ROWELL Margit, Ed Ruscha, photographer, Göttingen, Germany, Steidl, 2006, pages 94-95, 98.

    (1): AUGÉ Marc, Non-lieux Introduction à une anthropologie de la surmodernité, Paris France, Éditions du Seuil, 1992.

      


     

  • PRINCIPE 1

    Par Delvalle François Xavier, Thimonier Clemence, 11/10/18

    matière, élément, substance, base, langue,logique, hypothèse, postulat, prémisse, idée, cause, provenance, origine, commencementdébut,
    fondement, germe, motif, raison, source, racine, âme, esprit, savoir, connaissance, rudiment, droit, loi, règle, maxime, morale, convention, doctrine, 
    dogme, essence, fond, instruction, norme, précepte, proposition, recommandation, rudiments, système, théorie


       Image Thu Oct 11 2018 13:52:14 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    "Allégories des cinq sens", Jean Brueghel l'Ancien et Pierre Paul Rubens


    L’architecture a tendance à être pensée, conçue et critiquée, en accordant une “importance croissante de la vue aux dépens des autres sens“ et en induisant une “disparition des qualités sensorielles et sensuelles ” démesurée, pour reprendre les mots de Juhani Pallasmaa dans Le regard des sens.

    Ainsi, tous ces efforts concentrés sur cet unique aspect de la perception lors de la conception architecturale laissent de côté une part importante, et essentielle, de l'appréciation d'un espace. Plus précisément, c'est dans l'itération des synergies des sens que réside la perception spatiale de manière complète.

    Il est alors question d'une considération plus profonde par les "qualités première [qui] sont originelles (solidité, étendue, repos, mouvement, nombre, figure) ; les qualités secondes (couleurs, odeurs, sons...) n'[ayant] point de réalité : "... elles ne sont que la puissance qu'ont les corps de produire en nous diverses sensations par leurs qualités originelles ou premières" (Essai sur l'entendement humain, II, 8)." 

    Image Thu Oct 11 2018 13:52:14 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    "Le regard des sens", Juhani Pallasmaa ; "Cours sur la perception", Gilbert Simondon; "De la forme au lieu +de la tectonique", Pierre von Meiss; "Imagination et invention", Gilbert Simondon


    Cette approche plurisensorielle dans la perception spatiale nous mène dans une étude plus poussée de la proprioception comme clef de lecture de cette perception holiste d'un espace architectural de qualité.