• Résidence artistique

    Par Bricout Elodie, 03/03/20



    Lieu: Maron 54230, France

    Date: du jeudi 26 à 9h au samedi 29 à 19h. 

    Participants: deux danseuses, une danseuse-clown, deux musiciens, un graphiste, un facilitateur en gouvernance partagée, une architecte.




    Objectif de la résidence :


    Le projet part du constat que les scènes du festival sont construites indépendamment des spectacles qu’elles reçoivent. Elles proposent un espace frontal devant le public. En invitant des artistes à concevoir un espace scénique, l’occasion se présente d’éclater le 4ème mur, de compter le public comme acteur à part entière du spectacle, et de générer une architecture qui soit au service des corps en mouvement, ceux des musiciens, ceux des danseuses, celui du peintre, ceux des festivaliers.

    Les trois jours de la résidence devraient donner naissance à une maquette spatiale de l’espace scénique ainsi que l’écriture d’un scénario de performance.



    Matériel préparé :

    Pour les temps de discussion ou d’observation : 6 gros coussins, 5 tapis, 100 feuilles A4, 1 support paper-board avec feuilles A1, un projecteur.

    Pour les pauses : une lampe, de la nourriture, une bouilloire, 6 tasses et couverts, 3 chaises de bar, une chaise longue.

    Pour la maquette : 10 kg d’argile, du bois de 2mm, des outils de poterie, des baguettes de bois, du carton bois 2mm et 3mm. 14 feutres, 15 crayons de couleurs, 6 crayons à papier, un taille-crayon, 3 gommes, 8 règles, 1 équerre, 3 cutters.



    Matériel produit en amont :



    Pour les temps de projection sur le terrain :

    3 pelotes de laine rouge, 100m de ruban rouge, 1 gabarit de 5m de hauteur, 8 gabarits jaunes de 3m avec chacun 2 tendeurs blancs, 2 sardines et 2 pieds vissés à 50cm. Tous les 50cm du gabarit sont marqués par un trait rouge.




    Gabarits Insitu



    Pour la maquette au 1 :33 :

    25 palettes. Trois humain·es. Un plan au 33ème du terrain où s’implantera la scène. Un plan plus large au 50ème. Un plan de Maron au 1000ème. Un tableau des dimensions réelles et de leur équivalent en cm et en échelle graphique.


    Emplacement sur le terrain



    Pour les temps d’improvisation en extérieur :

    Un promontoire de 266 palettes sur lequel a été vissé un plancher, un escalier de 42 palettes, une passerelle pour rejoindre un deuxième promontoire voisin, une plateforme à 6m de hauteur entre deux arbres avec une échelle pour y accéder, des tissus tendus pour créer des surfaces murales.



    Construction pour improvisation Insitu






    Bilan de la résidence :



    La performance qui se profile durera entre 50 et 75 min, elle aura lieu à 19h avant les premiers concerts des scènes principales. Elle joue un rôle de warm-up, réalisant la transition entre les spectacles théâtraux de l’après-midi et les concerts musicaux du soir. Les artistes commencent en effet par des interactions avec le public pour le rassembler près de la structure scénique et la performance se termine en concert musical et dansant.

    L’objectif de la résidence a été atteint : le collectif transdisciplinaire que nous formons a monté un projet scénique, performatif, architectural, compatible avec les contraintes du festival, validé par l’équipe technique de Lapalette. Je repars en tant qu’architecte avec une maquette, un plan et des contraintes structurelles à travailler. Je dois encore étudier la structure et le déroulé du chantier afin de soumettre la version définitive ainsi que la commande de bois aux organisateurs du festival.




    Objectifs par demi-journées





    Préparation de la maquette au 1:33










    Bilan de production de la résidence :


    - 5 gabarits plantés sur le terrain,

    - une demi-heure de performance sur la structure en grandeur réelle, avec jeu des musiciens et ascension à 3m des danseuses et d’un musicien,

    - 3 heures d'improvisation des artistes en interaction, dans la salle du conseil municipal de Maron,

    - une maquette au 33ème du projet artistique,

    - écriture d’un scénario narratif



    Detail-Gabarits






    Mon rôle d'architecte dans cette résidence  :


    J'ai créé un cadre (en invitant des artistes, en prenant le temps de préparer la résidence et en proposant un processus de prises de décisions) permettant à un spectacle performatif de s’incarner et devenir spatialité. Le scénario avec sa temporalité est devenu structure architecturale.

    J'ai mis en place des outils d'architecture qui sont exploitables par des artistes - du corps, de la musique et du dessin - afin qu'illes puissent concevoir une architecture faite sur-mesure pour leur spectacle. 

    J'ai fait le lien entre les artistes-performeur·euses et les organisateur·ices de Lapalette en générant une discussion ensemble autour de l'architecture, de la construction et d'espace scénique.




    Corps et architecture



    Mes apprentissages d’initiatrice de résidence et d’architecte :



    Constat :

        Trois jours de résidence ne permettent pas de prendre le temps de créer du lien entre nous et réfléchir au processus méthodologique, en même temps que faire des séances d’improvisation, monter un scénario et la structure en vraie grandeur ou en maquette. Afin de pouvoir tout faire dans le temps imparti, nous courions après la montre. Le sentiment d’urgence a été insupportable pour un·e artiste qui a quitté le projet dans la nuit de vendredi à samedi.

    Le premier jour, les musiciens ont exprimé le fait qu’ils se sont trouvés hors de leur zone de confort en vivant des pratiques de reliance et de gouvernance partagée lors desquelles l’attention est portée sur l’être ensemble plutôt que le faire ensemble.

    Analyse :

        La gouvernance partagée ne plait pas à tous. Elle demande du temps et un ralentissement du rythme avant et après le travail afin de pouvoir sentir les ajustements à faire, la direction à prendre. Tous·tes ont cependant apprécié la qualité de l'écoute et des relations générées par les temps corporels, ainsi que les temps de parole: d'inclusion et de clôture. Une résidence d’une semaine c’est le minimum pour plonger ensemble sereinement dans le processus et la création. Les conditions doivent apparemment être plus clairement communiquées dès le début : la gouvernance partagée implique un ralentissement, la durée de la résidence est fixe et une rémunération supplémentaire est possible. La question se pose aussi des formalités de la gouvernance partagée dans le contexte d’un projet artistique où des micro-décisions sont prises en permanence, où les choix sont réversibles et où les liens humains se tissent à travers la création commune. Les décisions s’enchainent fluidement et les processus méthodologiques sont habituellement informels.




        Le programme de ces trois jours était très chargé. La résidence devait initialement durer entre 5 jours et une semaine. Elle a été raccourcie à 3 jours par un·e artiste qui ne pouvait pas se libérer avant à cause d’un autre travail.

        Il est important de poser un cadre plus officiel à l’étape de l’engagement des artistes. Est-il inévitable de passer par le contrat écrit ? Payer d’avantage les artistes aurait-il prévenu ce raccourcissement de la durée de la présence des artistes à Maron ? Il aurait été préférable d’inviter des artistes locaux - de Nancy - qui peuvent venir dans la journée ou le soir et qui n’ont pas à rouler 7h en se levant à 3h du matin.




        L’adjoint au maire est intervenu jeudi matin pour nous dire que l’accès à la salle ne nous serait plus permis à partir de vendredi midi… alors que nous avions fait la demande officielle et que nous avions reçu les clés pour les trois jours. Ce faux-bond a été difficile à accepter dans la mesure où nous avions reçu l’accord de la mairie, nous venions de loin, toute la salle était installée avec soin et le déménagement de la résidence mangeait sur le temps de travail.

        A nouveau, la base du contrat écrit est-elle la seule option ?




        Le premier jour a commencé avec du retard, les choses ont mis du temps à se mettre en place. On est allé poser les gabarits l’après-midi dans des conditions météorologiques rudes. Les artistes ont joué le jeu malgré les pieds mouillés, la pluie, le vent, le froid. Ce n’a pas été facile de commencer par cet exercice abstrait au lieu de plonger dans leurs disciplines respectives de danse, musique et peinture. La nuit est tombée, nous avions posés 4 gabarits sans avoir eu le temps de tisser des liens entre les gabarits pour dessiner dans l’espace des surfaces, des cheminements. L’exercice n’a pas fonctionné dans le sens où nous n’avions pas d’ébauche de structure, seulement 4 points d’intérêt sur le site, le temps passé à planter les gabarits n’a pas abouti à matérialiser une structure. Le mercredi 25 février, le président et le trésorier de Metsleson m'avaient donné, sur le terrain du festival, toutes les contraintes et les emplacements des autres constructions pour la sixième édition du festival. J'ai choisi de ne pas transmettre d'emblée toutes les contraintes aux artistes afin qu'ils puissent porter un regard neuf et imaginatif sur le site. Les 4 gabarits ont été posés près d’arbres qui ont inspiré les artistes. Concrètement, ce n’était pas possible de construire la structure à cet endroit du terrain mais ce qui importait résidait dans le narratif qui se dessinait autour de ces arbres et qui servirait à construire l’espace scénique ailleurs, là où Lapalette l’avait prévu. La mise en commun des observations du site m’a donné de voir comment chacun projette un festival quand les arbres sont nus et que la pluie tombe. Les discussions autour de la pose des gabarits ont fait germer des idées d’actions possibles pendant la performance. Ces idées ont servi comme base d’imaginaire des possibles scénarios. A la fin de la première journée, deux artistes ont exprimé leur frustration de ne pas avoir encore exercé leur propre discipline. Le deuxième jour, le processus a été modifié et adapté suivant les désirs des artistes. Nous avons élaboré ensemble le déroulé de la journée. C’était ce qui était prévu dans l’invitation faite aux artistes en novembre : le programme n’est qu’une proposition qui est appelée – comment en gestion par consentement – à être amandée par les artistes. Le deuxième jour a donc privilégié les temps d’improvisation, en salle et à l’extérieur. J’ai observé les interactions des corps entre eux et des corps avec leur environnement, avec la structure en extérieur. J’ai imaginé une architecture qui réponde à ces jeux et présentai un dessin de synthèse à l’équipe en début d’après-midi. Illes se sont approprié la proposition et l’ont modifiée avant de la construire en maquette. La maquette permettait autant de parler de détails techniques que de préciser l’enchainement du scénario. Les danseuses ont composé une histoire. Le deuxième jour a été plus fluide et plus satisfaisant pour les artistes. La mise en place et l’acclimatation étaient faites.

        La particularité de ce processus de conception architecturale réside dans le fait que la préméditation est impossible. L’architecture est intrinsèquement liée au scénario. Les deux se nourrissent mutuellement. En organisant le programme, il a fallu choisir entre commencer par esquisser le scénario pour qu’il dessine l’architecture ou bien commencer à jalonner le terrain pour raconter une histoire. J’avais choisi la deuxième option.




        J’ai trouvé ça émouvant de voir comment chaque artiste s’est approprié l’exercice avec les gabarits et celui avec la maquette. L’un·e pose directement les palettes miniatures sur le plan pour se représenter la dimension du projet, l’autre observe pendant une quinzaine de minutes avant de modeler la matière avec une grande précision, un·e autre encore s’empare aussitôt du cutter pour couper dans le carton les totems à l’échelle…

    Le fait qu’une dizaine d’organisateur·ices et techniciens pour Lapalette [membres de l’association Metsleson] soient venus rencontrer les artistes, découvrir le projet et étudier sa faisabilité a ancré le projet dans le réel. C’était gratifiant pour notre travail de le sentir reconnu et concrétisé.

        La simultanéité de la conception du scénario avec celle de l’architecture donne un caractère très particulier à la méthode. Concevoir l’architecture est alors une performance en soi dans le sens où elle ne peut naître que dans l’instant présent. Elle résulte de l’interaction de tous les artistes. Leur présence, leurs gestes, leurs paroles accouchent l’architecture. Les méthodes d’architecture conventionnelles étudient un cahier des charges en amont pour proposer un projet mûrement réfléchi. Ici, les besoins sont de faits des actions. Les jeux des acteurs eux-mêmes interagissent avec leur environnement, à commencer par le sol.  Et ces actions ne peuvent pas se préméditer, elles jaillissent de l’intériorité des artistes, de leurs émotions dans le moment présent, de leur créativité. La conception de l’architecture devient une performance.

    La part de préméditation de mon travail d’architecture a eu une répercussion dans cette performance. Les artistes ont eu un temps d’improvisation sur la structure en vraie grandeur que je leur ai proposé (promontoire à 3m de hauteur avec large escalier, passerelle etc.). Illes ont vécu avec leur corps des expériences spatiales dont certaines idées sont restées dans le projet final.

    Une troisième remarque concernant l’architecture produite rend compte qu’elle répond à des usagers plus qu’à des usages. La construction ne devra pas répondre à des enjeux de résilience vis-à-vis d’usages variés pour les 50 prochaines années. La structure va durer à peine trois jours et est toute pensée pour les cinq artistes et les festivaliers. Illes s’approprieront l’architecture. Elle est conçue sur mesure pour cinq artistes que je connais et que j’ai vu jouer et performer, cinq artistes qui ont modelé cette architecture eux-mêmes. Elle est née d’eux. Certain·es m’ont demandé de leur réserver dans la structure des surprises qu’illes découvriront pendant au dernier moment et qui alimentera leur jeu. Illes m’ont proposé d’actionner moi-même ces espaces ou objets mobiles pendant la performance. La structure devient actrice.




    Maquette du projet par les artistes






    Vidéo de synthèse du travail d'architecture avec les artistes 




    Image Wed Mar 11 2020 11:51:37 GMT+0100 (Romance Standard Time)






    Prochaines échéances:


    31 mars : remise des dessins de la structure à Metsleson pour approbation.

    30 avril : commande du bois et appel à bénévoles pour la construction. 

    31 mai : organisation du chantier.

    1er juin 2020: Début du chantier de construction.

    Mercredi 24 juin à 17h: fin de la construction de la scène. Mise en place de la régie, son et lumière. 



    Réunion générale des pôles organisationnels pour Lapalette








  • W1

    Par Prongue Jeremy , 27/02/20


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  • Le temple du XXIème siècle

    Par Dib Andre, 28/10/19





    Image Mon Oct 28 2019 11:35:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Choix des édifices 

    “Quoi qu’il en soit, la nouvelle Église réformée héritait dans le Pays de Vaud d’un fabuleux patrimoine monumental et était à l’abri, pour bien des années, de tout problème de construction, ce qui eut une incidence marquée sur le développement des constructions nouvelles, comme nous le verrons, qui restent rares encore au XVIème siècle”

    Marcel Grandjean , p.26, Les Temples Vaudois


    Peut-on changer la hiérarchie des éléments d'un édifice religieux sans sa fonction première ?

    “L’agencement intérieur des églises devait donc être plus ou moins profondément réorganisé non seulement pour tenir compte de contingences toutes pratiques comme l’installation de sièges pour l’ensemble des fidèles mais surtout parce qu’il s’agissait de rééquilibrer significativement les différents éléments entrant en composition dans la scénographie du culte”

    Bernard Reymond, p.19, La Porte des Cieux - Architecture des temples protestants, 2015


    Réaffectation plutôt que destruction ?

    “Chaque flot du temps superpose son alluvion, chaque race dépose sa couche sur le monument, chaque individu apporte sa pierre. Ainsi font les castors, ainsi font les abeilles, ainsi font les hommes. Le grand symbole de l'architecture Babel, est une ruche.”

    Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831)





  • Elephants blancs recyclables

    Par Rauzduel Déreck, 10/10/19


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    « Il existe dans toutes les villes d’Europe de grands bâtiments, des ensembles construits ou des groupes d’édifices qui forment de véritables parties de la ville et dont la fonction est rarement la fonction originelle »

    Aldo Rossi, L’architecture de la ville, 1966


  • FAIRE TACHE – DÉCOUVRIR MES OUTILS

    Par Caron Gilles, 10/10/19

    FAIRE TACHE

    La définition usuelle de l'expression FAIRE TACHE est insatisfaisante. Mon énoncé se propose d'aller explorer au-delà de la connotation négative qui lui est attribuée pour essayer d'identifier la relation littéralement décrite par l'expression. Pour se faire j'ai identifié trois protagonistes issus de disciplines artistiques différentes : Nicolas de Staël pour la peinture, Anne-Marie Albiach pour la littérature et Bruno Dumont pour le cinéma. Pour ne pas me perdre, je me place sous le patronage de Gilles Deleuze, dont l'élaboration rigoureuse de concepts à partir du monde de l'art pourrait me servir de guide.  

    Pour pouvoir mener mes recherches j'ai développé deux outils :


     1) Baliser l'itinéraire (1) est un plateau ou une cartographie qui me permet d'identifier, structurer, connecter la matière que je rencontre dans mon travail exploratoire. Baliser l'itinéraire (1) sera le sujet de mises à jour régulières au gré des découvertes ou des accidents.


    Baliser l'itinéraire (1)




    Baliser l'itinéraire (1)

    2) Rencontres xx.xx.19 est un outil de précision qui matérialise les dialogues entre protagonistes en forçant leurs travaux à se présenter, à coexister et échanger dans un nuage orageux. Chaque Rencontre est/sera différente donc toutes les Rencontres seront datées de manière à conserver la trace et la configuration d'éclatements ou d'éblouissements fertiles.


    Rencontres xx.xx.19



    Rencontre DS–AMA 10.10.19